×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

La Fédération de foot dans la ligne de mire d’Ouzzine

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Elle n’a pas tenu d’AG depuis 2009
Le ministre réduit son budget de moitié
Un projet de loi pour impliquer les collectivités locales dans la promotion du sport

Officiellement, Mohamed Ouzzine ne veut pas «couper des têtes». Mais il juge que la Fédération royale marocaine de football, présidée par Ali Fassi Fihri, est hors la loi. Son mal est de n’avoir pas convoqué d’assemblée générale depuis près de 5 ans 

«L’heure n’est pas au règlement de comptes, mais à la réforme du sport, toutes disciplines confondues». Mohamed Ouzzine, qui était hier l’invité du Forum de la Map, ne mâche pas ses mots. Le ministre de  la Jeunesse et du Sport ne compte pas «couper des têtes». Son objectif est de restructurer l’organisation des différentes fédérations sportives. A leur tête, la Fédération royale marocaine de football «qui n’est plus de souveraineté», a signalé Mohamed Ouzzine. «SM le Roi m’a demandé d’appliquer la loi. Je le ferai pour cette Fédération qui n’a pas tenu son assemblée générale depuis 2009», a martelé le ministre. La première mesure prise contre la Fédération, présidée par Ali Fassi Fihri, a consisté à réduire de moitié son budget qui est actuellement de 110 millions de DH contre 220 millions de DH auparavant. Pour Ouzzine, «de telles mesures sont nécessaires pour asseoir les bases de la bonne gouvernance, sans lesquelles aucune stratégie ne peut s’avérer pertinente et efficace», dit-il en indiquant que 85% des fédérations ont tenu leurs assemblées générales, revenant ainsi à la légalité. «Il n’en reste que quelques-unes en situation irrégulière», a affirmé le ministre.
La veille du Forum de la Map, une réunion de la commission de l’enseignement de la Chambre des conseillers avait convoqué le ministre pour expliquer les causes de l’échec de l’équipe nationale lors de la dernière CAN en Afrique du Sud. Le président de la Fédération de football n’a pas fait le déplacement. Pressé par les questions des parlementaires sur cette absence, le ministre n’a donné aucune réponse.
Au-delà de la gouvernance, le ministre veut également améliorer la performance sportive. «Dans le sport, la réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle exige de la patience et un travail de longue haleine», a-t-il dit. Mohamed Ouzzine qui «ne veut pas promettre des résultats dans l’immédiat» a fait référence au succès du sport dans d’autres pays. «Sans 15 ans de travail, l’équipe d’Espagne n’aurait jamais atteint un tel succès à l’échelle mondiale», a-t-il ajouté. Mais pour que le Maroc améliore ses performances, «il faudrait tripler le nombre des professionnels. Car, il est honteux qu’il n’y ait que 250.000 sportifs, toutes disciplines confondues, dans un pays où la population dépasse 33 millions d’habitants», a-t-il affirmé. Mohamed Ouzzine attribue l’insuffisance de ces performances à l’échec du système sport-études. «C’est une expérience ratée car nous n’avons pas maintenu chaque jeune sportif dans son univers habituel, au sein de sa famille et de son club de sport», a-t-il déploré. Pour cela, le ministre envisage un retour à l’ancien système, à savoir l’Association sportive scolaire (ASS) qui permettait aux élèves de pratiquer leurs activités sans avoir à quitter le domicile parental.
Mohamed Ouzzine identifie d’autres entraves au développement du sport national. Absence d’une stratégie pour la promotion de chaque discipline,  manque d’encadrement, insuffisance des programmes de formation, défaillance du système de prospection des jeunes talents sont autant d’obstacles qui font barrage aux performances nationales. Le tout est chapeauté par la faiblesse des ressources financières.  
Pour y faire face, le département de tutelle prévoit de renforcer le système de formation et d’investir dans les infrastructures. Au programme également, l’élaboration d’un projet de loi qui définira un nouveau partenariat entre l’Etat, le mouvement sportif et les collectivités locales. L’idée est de faire de chaque région l’épine dorsale du développement du sport. 

Pas d’Assises du sport

Après les Assises nationales du sport organisées en 2008, Mohamed Ouzzine a fait savoir qu’il n’envisage pas de tenir une nouvelle édition. Il ne le fera pas tant que les objectifs de la 1re édition n’ont pas été atteints. Le ministre vise particulièrement l’actualisation du cadre juridique du sport, devenu caduc, l’absorption du manque d’infrastructures et la mise en place d’un programme de formation. Des objectifs qui semblent difficiles à atteindre. Le ministre espère en réaliser au moins 30%.

Hajar BENEZHA

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc