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Evénement

Assises de l’industrie
Face aux grèves sauvages, le dialogue social 2.0

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Patronat et syndicats tentent une refondation des relations sociales
En attendant un encadrement réglementaire du droit de grève

Des sites d’entreprises ont souvent fait l’objet d’occupation et d’entrave à la liberté de travail. Certains projets ont même fait l’objet d’actes de sabotage alors qu’ils étaient encore en phase d’installation 

Deux années seulement nous séparent de l’échéance arrêtée pour le pacte de l’Emergence. Mais il reste encore à lever des dysfonctionnements pour sécuriser l’investissement. En tête figure bien évidemment la gestion et la prévention des conflits sociaux. Surtout lorsque certaines grèves dégénèrent en occupation d’usines ou de sites de production. Avec en plus l’intimidation des non grévistes, y compris par la force.
Profitant de l’arrivée d’une nouvelle génération à la tête des syndicats, la CGEM a initié une série de «pactes» avec ces organisations pour sortir de la relation conflictuelle qui caractérise les rapports employés-employeurs. Elle a ainsi convié, avec succès, les syndicats les plus représentatifs à adhérer à ces accords qui fixent les modalités et l’esprit d’un «nouveau» dialogue social. Ces deals convergent tous vers un seul objectif : briser le mur de méfiance et des a priori des deux côtés et donner enfin au dialogue social un véritable contenu. In fine, il s’agit de concilier entre la liberté syndicale, la promotion de l’emploi et la compétitivité de l’entreprise. «Des principes qui doivent guider la réflexion  sur la future relation entre les syndicats et les chefs d’entreprises», peut-on relever dans les divers accords conclus jusqu’à présent.
Mais quelle efficacité concéder à ces accords pleins de bonnes intentions certes, en l’absence d’une réglementation du droit de grève que réclament les opérateurs économiques depuis des années? Comment peut-on aussi prévenir des conflits sociaux dans certaines régions où l’encadrement syndical fait défaut? Et les exemples à ce sujet ne manquent pas. Des investisseurs ont, en effet, fait les frais de débrayages sauvages avec entrave à la liberté de travail dans le Gharb, le Souss et dans la région de Tanger. A tel point que certains ont menacé, voire décidé de partir. La surenchère entre les syndicats fait rage dans de nombreuses régions. Faute de leadership et pléthore de micro-syndicats, des arrêts de travail sont observés pour n’importe quel motif mettant en danger la survie de l’entreprise. Il reste aussi à faire preuve de diligence dans l’exécution des décisions judiciaires à la suite d’un mouvement de grève sauvage. Tout cela forme un cocktail qui effraie l’investisseur, même si la situation d’aujourd’hui n’a rien de comparable avec celle de la fin des années 1990 au plus fort de la crise de l’industrie du textile-habillement.
Des secteurs en lien très sensible avec la bonne marche des affaires se distinguent aussi par l’inflation de syndicats dont l’action génère beaucoup de dégâts. Tant à l’amont qu’à l’aval des activités économiques et commerciales. Le cas du transport routier est édifiant à cet égard: on y dénombre plus d’une quarantaine de micro-organisations.
Les arrêts de travail répétitifs et prolongés des collectivités locales méritent de figurer dans le Guinness tant l’impact sur les intérêts de l’entreprise et du citoyen tout court est on ne peut plus préjudiciable.
Assurer donc une paix sociale, c’est donner de la visibilité aux entrepreneurs. Surtout la frange qui ose risquer dans l’industrie où l’investissement est lourd. Et la multiplication des conflits sociaux et des grèves sauvages n’est pas qu’un abus de la liberté syndicale. Elle met aussi en équation le respect du droit du travail par l’employeur. Des patrons voyous qui s’affranchissent de la législation sociale, il en existe dans tous les secteurs. 

 

 

A. G.

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