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Evénement

Formation: Le frein à «dégripper»

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Jusqu’à présent pas encore de bilan chiffré
Des entrepreneurs renoncent à l’indemnisation

L’objectif est de former 220.000 profils en 2015. L’offshoring et les métiers de l’automobile se taillent plus de la moitié (140.000). Et les formations d’ingénieurs portent sur 15.800 profils

220.000 profils à former à l’horizon 2015. Un plan ambitieux mis en place au profit des nouveaux métiers mondiaux du Maroc. Automobile, aéronautique & spatial, agroalimentaire et électronique sont concernés. Sans oublier le secteur des textiles et cuirs. «Et tous les plans de formation ont été préparés en concertation avec les professionnels», tient à souligner le ministère de tutelle. Seulement, à moins de 2 ans de l’arrivée à maturité du pacte Emergence, aucun bilan chiffré n’a pu être obtenu auprès du même département. C’est en effet le black out total chez la pléthore des chargés de communication que compte le ministère du Commerce, de l’industrie et des Nouvelles technologies et qui font écran opaque vis-à-vis des gestionnaires du dossier.
Ce qui est sûr, c’est l’avancée réalisée pour les textiles et cuirs et dans une moindre mesure les étapes franchies dans le secteur de l’offshoring, car bien ancrés dans le tissu économique et social. Il n’empêche que l’activité des centres d’appels a bénéficié l’année passée d’un plan d’urgence qui a porté sur la formation de 225 candidats dont la moitié a été embauchée. C’est dire le retard accumulé mais aussi la qualité du service rendu. Quoi qu’il en soit, les plans retenus et encadrés par des contrats-programmes alliant tous les partenaires visent, comme signalé, la formation de 220.000 profils. Il s’agit de former 3.800 managers, 15.800 ingénieurs, toutes spécialités confondues, 59.400 techniciens et 141.000 opérateurs et assimilés.
Pour faire face à ce chantier, des projets de création des instituts spécialisés et de délocalisation de grandes écoles ont été initiés. Une convention a été signée avec l’Ecole Centrale de Paris après le lancement d’une étude de faisabilité en 2011 pour une implantation à Casablanca. D’autres projets dédiés à la formation aux métiers de l’automobile à Casablanca, à Kénitra et à Tanger sont opérationnels  depuis 2011. Sans oublier bien évidemment le rôle de l’Organisme public dédié à la formation professionnelle et les grandes écoles marocaines.
Est-ce à dire que la machine est bien huilée et que les besoins en formation sont comblés selon la cadence exigée par le business plan de l’entreprise? Nul ne peut trancher, faute de données officielles chiffrées. Si bien que des avancées sont sûrement atteintes. Pour preuve, l’année passée, des entreprises ont dénoncé le retard de six mois enregistré dans le remboursement des indemnités relatives au coût de la formation à l’embauche. Situation qui «s’explique elle-même par le déblocage tardif du budget de l’Anapec», organisme en charge de montage et de liquidation des dossiers. Il n’empêche que nombreuses sont les entreprises qui ont renoncé à ces indemnités malgré leur importance pour cause de complexité de procédures.


A. G.

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