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Evénement

Assises de l’industrie
Amara: «Il est primordial de maintenir le même engagement»

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Le but est de mieux positionner le Maroc sur l’échiquier mondial
Le réseau des 16 P2I sur plus de 2.000 hectares à l’horizon 2015
Le rythme d’aménagement du foncier industriel équipé s’est accéléré

«L’effort d’ajustement s’est donc imposé de lui-même et a donné lieu au déploiement de nouveaux engagements. Tel est le cas des secteurs de la chimie-parachimie et de la pharmacie qui ont révélé un important potentiel de développement et que nous avons jugé opportun d’intégrer à la stratégie industrielle, a souligné Abdelkader Amara, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies 

- L’Economiste: Les Assises de l’industrie seront organisées autour du thème d’une nouvelle dynamique pour Emergence. Quels sont les fondements de cette nouvelle orientation?
- Abdelkader Amara: «Emergence, une dynamique engagée» est le thème que nous avons retenu pour cette 3e édition. A mi-parcours de la mise en œuvre de la stratégie industrielle, le constat que nous faisons est qu’une véritable dynamique s’est installée à travers les réalisations enregistrées. Ces  réalisations n’auraient pu se concrétiser sans la mobilisation et l’engagement constants de l’ensemble des parties prenantes au Pacte national pour l’Emergence industrielle. Durant ces trois années, l’Etat et le secteur privé ont, en effet, maintenu une mobilisation forte autour des chantiers du programme avec la volonté ferme de concrétiser les choix stratégiques adoptés. A l’avenir, il est primordial pour nous tous, parties prenantes au pacte, de maintenir le même engagement et la même mobilisation pour poursuivre avec efficacité et dynamisme la mise en œuvre des mesures. La présente édition des Assises en sera, sans doute, un catalyseur. Ce sont là les fondements de notre orientation future.

 

- Vous comptez également renforcer les perspectives de l’industrie marocaine à travers le déploiement de nouveaux engagements. Concrètement, comment vous allez procéder?
- Tout au long du déploiement de la stratégie industrielle, le souci constant que nous avons eu et que nous continuons d’avoir est de réunir les conditions pour que l’industrie marocaine puisse constamment s’adapter aux mutations de l’économie mondiale et mieux se positionner à l’international. L’effort d’ajustement s’est donc imposé de lui-même et a donné lieu au déploiement de nouveaux engagements. Tel est le cas des secteurs de la chimie-parachimie et de la pharmacie qui ont révélé un important potentiel de développement et que nous avons jugé opportun d’intégrer à la stratégie industrielle. Pour le secteur de la pharmacie, l’étude stratégique réalisée pour le développement à l’international du secteur a donné lieu à l’élaboration d’un master plan. Des contrats-programmes précisant le déploiement des stratégies adoptées pour ces deux secteurs seront signés lors de ces Assises de l’industrie. Il en est de même des industries métallurgiques et mécaniques pour lesquelles un mémorandum sera signé. Il porte sur l’adoption d’une vision stratégique de développement du secteur, à travers la réalisation d’une étude permettant, notamment, de définir ses potentialités, ainsi que les mesures d’accompagnement à mettre en œuvre dans le cadre d’un contrat-programme public-privé.

- Cette stratégie visait à renforcer la compétitivité des entreprises et l’amélioration du climat des affaires. Où en êtes-vous dans ce chantier?
- S’agissant du renforcement de la compétitivité des entreprises, l’Etat a mis en place un dispositif d’appui technique et financier complet et cohérent couvrant tous les besoins de la PME et soutenu par des moyens conséquents et pérennes.
Dans ce cadre, l’approche d’intervention se fonde sur des programmes différenciés selon le niveau de compétitivité des entreprises, et s’articule autour d’une segmentation basée sur trois cibles différentes couvrant tout le cycle de vie de l’entreprise depuis l’amorçage et la création jusqu’au développement et la transmission-restructuration. L’action s’oriente donc aussi bien vers les PME à fort potentiel de croissance, les PME en phase de modernisation que vers les jeunes, petites et des très petites entreprises. Parmi les programmes promus par l’ANPME, on peut citer Imtiaz et Moussanada qui arrivent, aujourd’hui, à maturité et réalisent les objectifs qui leur sont assignés.

 

- Le développement des plateformes industrielles est également un élément phare de ce plan. Quelle est votre évaluation de l’évolution de ces P2I?
- Les projets inscrits dans le Pacte national pour l’Emergence industrielle connaissent un état d’avancement très satisfaisant et nous nous attelons à mettre en place, à l’horizon 2015, le réseau des 16 P2I qui s’étendront sur plus de 2.000 hectares, à travers tout le Royaume. En termes de réalisations, plus de 1.000 hectares ont été placés auprès des aménageurs développeurs. Depuis la mise en œuvre du pacte, le rythme d’aménagement du foncier industriel équipé s’est accéléré. On compte 200 ha par an au lieu de 35 à 40 ha auparavant. 5 P2I sont opérationnelles. Il s’agit de celles dédiées à l’offshoring comme Casanearshore, Rabat Technopolis, Tétouan Shore ou Fès Shore, et celle consacrée à l’automobile comme Atlantic Free Zone à Kénitra. 3 autres P2I sont en cours d’aménagement. Il s’agit de Tanger Automotive City, de la P2I de Nouaceur, Aerospace City, et d’Oujda Shore.

- A propos, pourquoi avoir délocalisé ces Assises à Tanger?
- Les précédentes éditions ont eu lieu à Casablanca, première région industrielle et centre économique du Royaume. Pour cette année, nous avons choisi cette ville comme site d’accueil. Notre choix s’est imposé de lui-même. Tanger se positionne comme le 2e pôle industriel et abrite la plateforme portuaire TangerMed qui représente un projet de développement intégré, englobant les vastes zones franches industrielles devant créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de la région. Il était donc naturel de choisir Tanger.

Compensation industrielle

 

PARMI les chantiers qui seront ouverts en 2013 figure la compensation industrielle. «Vu l’effet catalyseur que jouera l’introduction de la compensation industrielle dans les achats publics, et plus généralement son rôle dans le développement économique et social de notre pays, une première étude a été menée pour l’élaboration d’une stratégie en la matière», souligne Abdelkader Amara. Elle a montré que certains pays ont bénéficié de retombées économiques non négligeables et parfois même spectaculaires grâce à la compensation industrielle. «Elle a permis aussi de proposer quelques scénarii pour élaborer la vision stratégique de la compensation industrielle au Maroc en tenant compte des expériences internationales dans ce domaine, ainsi que des spécificités du contexte marocain», a noté le ministre de l’Industrie.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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