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Evénement

Assises de l’industrie
Le Maroc à la recherche d’une nouvelle dynamique

Par L'Economiste | Edition N°:3972 Le 20/02/2013 | Partager
Bilan à mi-parcours de l’Emergence industrielle
La signature de contrats-programmes prévue
Le foncier industriel bloque l’investissement

Même avec l’implantation de groupes de renommée internationale, les objectifs fort ambitieux fixés par le Pacte national pour l’emergence industrielle seront-ils atteints? 

TOUT le gotha de l’industrie converge aujourd’hui vers Tanger où sont organisées les Assises de ce secteur. Le thème retenu pour cette 3e édition est fort révélateur: «émergence, une dynamique engagée». Pour l’actuel ministre de l’Industrie, ce rendez-vous très attendu par les professionnels représente pour lui un baptême de feu.
Au-delà des congratulations et des discours convenus, les opérateurs économiques sont confrontés à des problèmes concrets. C’est le cas du foncier industriel qui fait l’objet de spéculations en tout genre. Le ministre de tutelle est conscient que cette question constitue un véritable obstacle à l’investissement au point qu’elle pousse des groupes étrangers à renoncer à leurs projets au Maroc. Que fera concrètement le ministre pour trouver des solutions réelles? Abdelkader Amara abordera ce sujet au cours de ces assises. En plus, et c’est de notoriété publique, la plupart de nos zones industrielles sont bidonvillisées, sans qu’elles ne bénéficient des moindres services publics. Sans parler des lots réservés sur lesquels aucun projet n’a jamais été réalisé. Il y a quelques années, le ministère de l’Intérieur avait commencé à répertorier les terrains non mis en valeur dans le but de contraindre leurs propriétaires à le faire.
Aujourd’hui, le chef de gouvernement semble sensible à l’importance du foncier industriel dans l’investissement. Mais, visiblement, il n’a pas encore trouvé le mécanisme pour attraper le taureau par les cornes. Dans cette opération, l’intervention du ministère de l’Intérieur, tuteur des collectivités locales, sera décisive.
Les Assises sont également une occasion pour dresser le bilan, à mi-parcours, du Pacte national pour l’emergence industrielle (PNEI). Les principales tendances enregistrées ont trait aux Métiers mondiaux du Maroc, qui ont permis de créer près de 100.000 emplois. C’est le cas de l’offshoring, de l’automobile, de l’aéronautique, de l’électronique, du textile & cuir et de l’agroalimentaire. Ainsi, «sur la période 2009-2012, le PIB industriel a augmenté de 28,4 milliards de DH. Les exportations du secteur automobile se sont accrues de plus de 125% durant la même période; celles de l’aéronautique de près de 60%», indique Abdelkader Amara. Selon le ministre, le PNEI vise à construire un secteur industriel fort qui permettra de générer un cercle vertueux de croissance. C’est ainsi qu’un contrat-programme, signé avec le secteur privé pour la période 2009-2015, avait fixé des objectifs ambitieux. Il s’agit d’augmenter le PIB industriel de 50 milliards de DH additionnels et un volume supplémentaire d’exportations de 95 milliards de DH. Autres objectifs tracés, réaliser 50 milliards d’investissements privés dans le secteur industriel et créer 220.000 emplois. Le ministre rappelle les implantations de groupes de renommée mondiale comme c’est le cas de Renault à Tanger et de Bombardier à Nouaceur.
Pour ce qui est de l’amélioration du climat des affaires, une structure de gouvernance dédiée a été mise en place. II s’agit du Comité national de l’environnement des affaires qui a pour mission d’identifier et de mettre en œuvre les mesures destinées à renforcer l’attractivité du Maroc. Le secteur privé est impliqué dans cette instance présidée par le chef de gouvernement. C’est le moment d’en faire un bilan concret.

Les entreprises aussi

 

Au cours de ces assises, il sera également question de la stratégie d’appui aux entreprises. «Il s’agit d’un processus ouvert et perfectible, qui s’inscrit dans la durée et basé sur l’identification permanente d’axes de progrès», précise Abdelkader Amara. D’ailleurs, un nouveau cadre contractuel sera mis en œuvre et qui s’inscrit dans ce qui existe (2009-2015), avec une extension à l’horizon 2020. Ce cadre ouvre de nouvelles perspectives pour l’action de l’ANPME avec notamment des objectifs plus ambitieux d’entreprises à accompagner et des moyens conséquents dont un budget de 400 millions de DH pour l’année 2013, multiplié par 3. «Des conditions d’accès plus souples seront mises en place pour simplifier l’adhésion des entreprises aux programmes et les ouvrir davantage à de nouveaux acteurs tels que les coopératives et les holdings/groupes de PME», a indiqué le ministre. Selon lui, le nouveau cadre contractuel introduit un financement participatif ou un financement total ou partiel par leasing.

Mohamed CHAOUI

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