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Politique Internationale

Mali: In Amenas se reproduit au Nigeria?

Par L'Economiste | Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager
Une entreprise libanaise prise d’assaut par Ansaru
Quatre Libanais, un Britannique, un Grec et un Italien capturés
Paris déterminée: la ville de Bourem arrachée aux islamistes

Au Nigeria, pays de 160 millions d’habitants, particulièrement riche en pétrole, les prises d’otages son monnaie courante, mais leur rythme s’est accéléré ces derniers mois

LA guerre au Mali va-t-elle devenir prétexte aux pires exactions? La question se pose avec la nouvelle prise d’otages qui lui est imputée. Après la sanglante tragédie d’In Amenas en Algérie, c’est au Nigéria que des «Occidentaux» viennent d’être capturés, en raison de l’intervention française. En effet, sept employés de la compagnie de construction libanaise Setraco, implantée au Nigeria depuis 1977, ont été enlevés ce week-end. Il s’agit de quatre Libanais, un Britannique, un Grec et un Italien, selon la police nigériane. Les assaillants ont d’abord attaqué la prison, puis un poste de police, avant de s’en prendre à Setraco. Il y a eu une fusillade entre police et criminels, sans qu’aucune victime ne soit à déplorer. Le groupe islamiste Ansaru, considéré comme une faction de la secte islamiste Boko Haram, a revendiqué ce rapt hier, lundi 18 février. Dans son communiqué, le groupuscule justifie son action par les «atrocités commises envers la religion d’Allah par les pays européens dans plusieurs endroits, dont l’Afghanistan et le Mali». Ce n’est pas la première fois qu’Ansaru «réagit» à l’implication de la France dans la zone. Francis Collomp, un Français de 63 ans, avait été kidnappé pendant (et en raison de) la préparation de l’intervention armée.
L’intervention française au Mali a soulevé de nombreuses questions, de la légitimité d’une intervention avant obtention du mandat de l’ONU aux «intérêts» de la France, en passant par la nature «néocolonialiste» de cette «aide militaire». Toutes ces interrogations ont toujours été balayées par une seule réponse: la stabilité de la région. Les prises d’otages d’In Amenas et de Setraco sont en train de réduire cet argument en miettes.
En attendant, la chasse aux moudjahidines continue au Mali. Après les reprises plus ou moins tumultueuses des trois principales villes du nord Mali, à savoir Tombouctou, Kidal et Gao, c’était au tour de la ville de Bourem d’être «libérée» des extrémistes, dimanche dernier. Des soldats français, maliens et nigériens sont entrés dans la ville. Ils sont arrivés par voie terrestre en provenance de Gao. Cela fait partie de la stratégie de «sécurisation» du nord Mali annoncée jeudi 14 février par l’armée française.

Rime AIT EL HAJ

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