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Une pépinière de «petits» Paul

Par L'Economiste | Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager

un et l’autre se complètent en déclarations. Mehdi Bahraoui, PDG du groupe détenteur de Paul Maroc, disserte sur sa stratégie: «Une réflexion est en cours sur la création d’un institut de formation pour qualifier notre personnel. Sera-t-il dédié uniquement à nos équipes ou bien sera-t-il ouvert sur l’extérieur? Réponse d’ici 2014» (cf. L’Economiste du 8 février 2013).
Amina Lasri, nouvelle DG recrutée pour développer la franchise, s’exprime sur les métiers de bouche «qui sont très mal vus même en France». Se lancer dans la formation est aussi une bataille contre les stéréotypes: «L’objectif serait de valoriser des professions (boulanger, pâtissier…) perçues comme étant dédiées aux non-diplômés sans ambition, sans projet de carrière, aux bons à rien…», déclare la DG de Paul Maroc.
Travailler la pâte, un produit vital, demandé et éminemment politique pourtant, serait-il finalement le destin des «intouchables»? L’artisan est d’abord un transmetteur de savoir-faire, de culture, de valeur… Du tailleur au boulanger, ils sont bien nombreux à parrainer des apprentis.  
Cet état d’esprit inspire. «Créer des modules de formation à la carte donne une visibilité même aux personnes les moins qualifiées mais ayant un potentiel», estime Lasri. L’institut de formation «sera notre pépinière et un deal gagnant-gagnant avec nos équipes. Pas de postes figés et une formation qui évolue parallèlement à la carrière de nos artisans», poursuit notre interlocutrice.
Bahraoui revient sur le volet macro: «La différence avec la France est que vous avez de grandes structures de formation mais qui manquent d’élèves. Il y a par conséquent une vraie pénurie de main-d’œuvre. Paul France compte 43 nationalités, soit 50% d’étrangers. Par contre au Maroc, c’est l’inverse.
Vous avez des candidats mais pas de grandes formations». Former, c’est préparer l’avenir d’une franchise qui emploi plus de 500 salariés. Ils devront passer à 700 personnes d’ici fin 2013.


F. F.

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