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L’Oriental toujours handicapé par l’aérien

Par L'Economiste | Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager
La faible couverture aérienne tue l’économie locale, selon le conseil régional
Pour la RAM, c’est une destination qui n’est pas rentable
Une formule de subvention proposée à la compagnie, restée lettre morte

Pour Ali Belhaj, président du conseil régional de l’Oriental, les subventions attribuées par la direction régionale des collectivités locales à la RAM doivent contribuer à l’aménagement du territoire et surtout à son désenclavement 

Rendre l’Oriental plus compétitif et attractif passe par l’amélioration du climat des affaires et le désenclavement aérien pour convaincre investisseurs, promoteurs et industriels. Entretien avec Ali Belhaj, président du conseil régional de l’Oriental.

 

- L’Economiste: Vous venez d’organiser une journée sur l’amélioration du climat des affaires dans l’Oriental. Quelle en est la finalité?
- Ali Belhaj
: D’abord nous sommes fiers que l’Oriental abrite le premier conseil régional sur l’environnement des affaires. L’objectif est de mettre autour d’une même table le secteur privé et le secteur public pour débattre et analyser les indices de performance sur la région. Où nous situons-nous sur tel ou tel critère de performance par rapport aux autres régions et aux autres pays? Comment peut-on les améliorer? Cela passe par la création d’un partenariat public-privé pour rendre nos entreprises plus productives et attirer l’investissement. Depuis le discours royal de 2003, beaucoup de choses ont été réalisées en termes de visions stratégiques, d’infrastructures et de zones industrielles. Et c’est le temps de transformer l’essai qui est du ressort de l’investisseur régional, national ou international. Nous devons adopter des approches concluantes pour attirer cet investisseur et aider l’entreprise à être performante. De fait, multiples paramètres sont à gérer et maîtriser: ressources humaines, fiscalité, autorisations, marketing territorial et connectivité de la région avec le monde et le reste du pays.

- Comment résoudre les problèmes qui bloquent l’investissement et le décollage économique escompté?
- Pour atteindre cet objectif, il faut identifier des critères de performance. Il est temps de lancer les investissements, créer l’emploi. C’est ce qui explique pourquoi on cherche à drainer l’investissement et à rendre notre région plus connectée. La connectivité de la région a été renforcée sur le plan terrestre et maritime mais semble poser problème au niveau de l’aérien.

 

- Avez-vous formulé des propositions pour mieux desservir Oujda et Nador?
- Paradoxalement, nous évoluons à deux vitesses: sur le plan des voies terrestres, l’apport de l’autoroute Fès-Oujda et de la rocade méditerranéenne est considérable. Mais le pavillon baisse pour la desserte aérienne. C’est un problème qui est soulevé lors de chaque réunion publique par les investisseurs nationaux. La RAM avance que les vols ne sont pas rentables. Mais nous pensons au niveau du conseil régional de l’Oriental que Oujda et Nador sont mal desservies avec peu de vols et des horaires inappropriés. La rentabilité est à appréhender en termes d’indices de croissance engendrée au niveau des régions. La faible couverture aérienne de la RAM tue l’économie locale. Les horaires proposés pour le moment n’ont aucun sens. Une nouvelle formule de subvention pour encourager la RAM a été proposée par les conseils régionaux via le ministère de l’Intérieur (la direction régionale des collectivités locales). Une subvention conditionnée par une implication effective de la RAM dans la couverture aérienne des régions répertoriées. C’est le cas de l’Oriental. La quote-part pour l’Oriental dépasserait la trentaine de millions de DH par an et qui doit contribuer à mieux couvrir les aéroports d’Oujda et de Nador.
- Quel est votre agenda?
Une première réunion a été tenue avec le PDG de la RAM, mais sans lendemain. Nous pensons que ces subventions doivent être tributaires des performances réalisées. Ce n’est pas le cas pour le moment. En tant que partenaire du contrat-programme entre la RAM et la DRCL, nos suggestions sont à prendre en considération. Ceci dit, il faut être attentif aux revendications de la RAM mais en même temps solutionner le problème car la situation que nous vivons est intenable. C’est du ressort de la RAM, des ministères du Transport et de l’Intérieur et du gouvernement. Il est anormal que les aéroports d’Oujda et de Nador soient mieux connectés sur l’International alors que l’on doive batailler pour obtenir le même schéma sur le plan intérieur. Pis encore, on régresse d’année en année. 

 

Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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