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Economie

Accidents de la circulation
Sensibilisation et répression toujours sans effets

Par L'Economiste | Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager
Le coût économique des accidents estimé à 11,5 milliards de DH
94% des usagers ne respectent pas le stop
Signature de 11 conventions

Les indicateurs des accidents de la route en 2012 ont enregistré une baisse très légère. Ainsi, le nombre de morts n’a décru que de 0,27% entre 2011 et 2012

Ni le nouveau code de la route, ni les campagnes de prévention des accidents de la route n’ont permis d’atteindre l’effet escompté. Malgré une légère baisse, les indicateurs des accidents sont toujours au rouge. Le ministère de l’Equipement et du Transport a présenté, hier à Rabat, les derniers chiffres à l’occasion de la Journée nationale de la sécurité routière.
«Le bilan des accidents est sinistre. Il est comparable à celui d’une guerre civile», a souligné Abdellah Baha, ministre d’Etat qui a lu l’intervention du Chef du gouvernement. En plus des dégâts humains, l’hécatombe coûte 11,5 milliards de DH, soit l’équivalent de 2% du PIB.
Globalement, les accidents qui ont baissé de 1,95% en 2012 se sont établis à  67.515 contre 67.082 en 2011. Dans le détail, le nombre de tués a connu une légère baisse (0,27%), pour atteindre 4.055. L’accident le plus meurtrier de l’année écoulée est sans doute celui du col de Tizin Tichka dans lequel 43 personnes avaient péri.
Parallèlement, le nombre de blessés graves a également connu une régression (5, 63%), passant à 11.791 contre 12.482 en 2011. Quant au nombre de blessés légers, il s’est établi à 89.317 contre 89.529 en 2011. Mais pourquoi les accidents de la circulation persistent encore? Sur les causes, de l’avis de plusieurs participants, le facteur humain est en tête. Pour Abdellah Baha, la persistance des accidents résulte essentiellement du manque de civisme des conducteurs. «Les automobilistes se laissent aller à une sorte de compétition sur les routes au lieu de faire preuve de coopération et de solidarité», a-t-il souligné. Selon le ministre d’Etat, le changement des mentalités et du comportement des usagers de la route est nécessaire. Aziz Rebbah abonde dans le même sens: «Je ne cesse de le rappeler, 80% des accidents de la route ont pour cause l’erreur humaine», a-t-il dit. Selon les statistiques du ministère de l’Equipement et du Transport, 94% des usagers de la route ne respectent pas le panneau stop, 28% des conducteurs des véhicules légers en milieu urbain ne mettent pas la ceinture de sécurité, 29% des motocyclistes ne s’arrêtent pas au feu rouge.
Mais pour lutter contre cette hécatombe, le gouvernement a jugé prioritaire de signer 11 conventions avec différents départements ministériels et institutions publiques. Ces partenariats portent sur deux principaux volets, à savoir la sensibilisation et la recherche scientifique dans le domaine de la prévention des accidents de la circulation. Parmi les conventions, celle signée avec l’Office national de la formation professionnelle et de la promotion du travail. Elle prévoit la formation de 140.000 chauffeurs sur la conduite professionnelle et les règles de sécurité routière.
Un autre partenariat a été conclu avec le ministère de la Santé pour la mise à niveau des services de secours et des urgences sachant que 30% des décès interviennent après l’accident. L’enveloppe qui lui est alloué est de 100 millions de DH. Parmi les nouveaux partenaires du département de Rebbah, figure le Centre cinématographique marocain. L’accord conclu prévoit la mise en place d’outils de suivi et d’encadrement des projets cinématographiques subventionnés par l’Etat. L’idée est de donner plus d’intérêt à la sécurité routière dans les prochaines productions. 
Outre ces accords de partenariat, le ministre de tutelle qui avait affirmé que l’augmentation des accidents n’est pas liée au mauvais état des infrastructures routières, a fait savoir que son département ne manquera pas d’y investir. Ainsi, 2 millions de dirhams seront investis pour développer les capacités et les moyens logistiques et technologiques.

Le Maroc en tête des plus grands pays?

 

Le nombre d’accidents avoisine celui de France. Or, ce pays compte un parc automobile de 38 millions de véhicules contre seulement 3 millions pour le Maroc. Malgré la faiblesse du parc national, les routes nationales sont meurtrières. Elles tuent 14 fois plus qu’en France, 23,3% plus qu’en Suède et 11,7 fois plus qu’aux Etats-Unis, selon une étude du Comité national des accidents de la circulation. Ce qui classe le pays parmi les premiers dans le classement mondial, a déploré Aziz Rebbah. 

 

Hajar BENEZHA

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