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Analyse

Finances publiques
Une autre sortie à l’international envisageable

Par L'Economiste | Edition N°:3971 Le 19/02/2013 | Partager
Elle pourrait être nécessaire pour atténuer les tensions sur le marché local
L’importance du déficit budgétaire va remettre en cause les objectifs d’ici 2016
A moins qu’une réforme de la compensation ne soit tranchée dès cette année

Source: Ministère des Finances
Le niveau de la dette extérieure laisse une certaine marge de manœuvre au Trésor pour mobiliser davantage de ressources en devises. En même temps, sa dette globale qui s’approche de 60% du PIB (plus exactement 58% en 2012), un niveau qui semble être un plafond pour beaucoup d’experts, sera un facteur non négligeable à prendre en considération

Le département des Finances est déjà sous pression. L’aggravation du déficit budgétaire à 7,1% en 2012 va compliquer l’objectif de le ramener en dessous de 5% cette année. Surtout que rien ne laisse entrevoir une amélioration de la situation du Trésor. Ses besoins de financement sont toujours importants. Il a levé plus de 28 milliards de DH sur le marché domestique en moins de deux mois. A ce rythme, l’activation des sources de financement externes pourrait se poser plus tôt dans l’année, notamment une nouvelle sortie sur les marchés financiers étrangers. L’érosion des réserves de changes pourrait également plaider en faveur d’une mobilisation plus importante de ressources en devises.
L’encours de la dette extérieure équivalait à 116 milliards de DH à fin 2012, soit 13,6% du PIB. Certes, ces niveaux laissent une certaine marge de manœuvre au Trésor. Mais, sa dette globale, qui s’approche de 60% du PIB (plus exactement 58% en 2012) commence à peser lourd. De plus, ce seuil qui semble être un plafond pour beaucoup d’experts sera un facteur non négligeable à prendre en considération. Aujourd’hui, la détérioration du déficit budgétaire compromet une sortie à l’international aux mêmes conditions avantageuses que la dernière opération (cf. www.leconomiste.com du 17 décembre 2012). L’augmentation du déficit s’est accompagnée de la dégradation de la perspective de l’«investment grade» du Maroc par l’agence de notation financière Moody’s. D’autres agences pourraient lui emboîter le pas. D’un autre côté, l’augmentation des levées sur le marché local n’est pas propice au risque d’accentuer la tension sur le marché. Les coûts de financement du Trésor se sont nettement renchéris depuis 2012. Les taux des bons du Trésor à 2 ans et 5 ans par exemple ont augmenté respectivement de 55 et 60 points de base (0,55 et 0,6 point de pourcentage). La hausse a atteint 64 et 63 points de base sur les maturités de 10 et 15 ans. Les fortes levées depuis le début de l’année vont renforcer la tendance haussière des taux.
Globalement, la situation du Trésor dépendra surtout des décisions qui seront prises pour la compensation. Elle a totalisé 55 milliards de DH en 2012, en hausse de 22,3 milliards de DH. Elle dépasse de 6 milliards de DH le montant des investissements. Pour 2013, le gouvernement a budgétisé 40 milliards de DH au titre de la charge de compensation notamment sur la base d’un baril de pétrole à 105 dollars en moyenne. L’année dernière, le baril s’est négocié en moyenne à 112 dollars. En l’absence d’événement majeur, les spécialistes tablent sur des niveaux de cours similaires cette année. Mais pour le gouvernement, le challenge sera de trouver la meilleure option concernant la compensation mais surtout de réduire significativement la charge indépendamment de l’évolution des cours. 

Placement: Quelle stratégie pour les investisseurs?

 

L’intervention massive du Trésor sur le marché domestique en 2012 (42,5 milliards de DH levés contre 36,4 milliards de DH une année plus tôt) a tiré vers le haut les taux obligataires. Ce qui a profité aux nouveaux investisseurs sur le marché. 2013 semble s’inscrire dans la même lignée. De plus, la morosité de la Bourse de Casablanca profiterait mécaniquement au compartiment obligataire du fait du phénomène d’arbitrage. Les professionnels du marché recommandent d’investir sur le court terme en particulier pour les investisseurs les plus réticents au risque. Du fait de la hausse enregistrée au niveau des taux, le placement sur l’obligataire est fortement rémunérateur.
Les OPCVM obligataires court terme sont jugés intéressants. Même s’ils ne rémunèrent pas autant l’épargne que les OPCVM long terme, ils devraient permettre aux investisseurs de fructifier leur épargne sans grand risque en attendant une meilleure situation au niveau des autres actifs. Ils devraient, d’après les experts, générer des rendements pouvant atteindre 4%.
Sur un horizon plus long, les rendements sont également attractifs. Les professionnels conseillent cependant de rester jusqu’à l’échéance compte tenu de l’incertitude sur l’évolution des taux. 
M. A. B.

F. Fa.

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