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    Enquête

    Diplomatie parlementaire: Les limites

    Par L'Economiste | Edition N°:3969 Le 15/02/2013 | Partager

    Par ailleurs, selon la Constitution, le Parlement exerce un rôle important en matière de diplomatie, en relation avec les parlementaires des pays étrangers ou au sein d’organisations parlementaires dont le Maroc est membre. Cette mission se fait selon un calendrier où participent des groupes d’amitié avec des Parlements étrangers. On en dénombre plusieurs dizaines. On a pris conscience de la montée en puissance des parlements à travers le monde. «Les problèmes comme les solutions peuvent venir des Parlements. L’exemple le plus éclatant a été l’accord de pêche refusé par le Parlement européen», rappelle le président. Pour éviter ce scénario avec l’accord agricole, une commission mixte permanente  (Parlement européen et marocain), mise en place, s’est mobilisé pour favoriser le vote de cet accord.
    Cependant, cette diplomatie fait l’objet de critiques. La faiblesse de coordination avec le ministère des Affaires étrangères, l’absence de concertation entre les deux chambres et le manque de préparation des dossiers sont soulevés par de nombreux députés. Autre grief formulé: les critères de désignation des membres de la délégation chargée de la diplomatie parlementaire ne respectent pas une logique de rentabilité. Il est un fait que le choix des parlementaires ne relève pas du président de la Chambre mais du groupe parlementaire. «Des groupes parlementaires sont allés jusqu’à tirer au sort ceux qui partent pour une mission à l’étranger», a affirmé un président de commission. Ce qui alimente les critiques formulées sur ces déplacements, qualifiés parfois de «visites touristiques».
    Pis. Selon la même source, les parlementaires n’élaborent pas de rapports de mission. Pas de procédure rigoureuse pour la discussion des rapports établis par les délégations au niveau des groupes parlementaires et en relation avec le bureau de la Chambre. Ce qui ne permet pas d’évaluer la valeur ajoutée des missions effectuées par les parlementaires à l’étranger. En plus, ces missions coûtent au budget. Les frais de déplacement s’élèvent à 2.500 DH par jour. 

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