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Politique

Majorité: Chabat dévoile sa vision

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
Finances, enseignement, transport, dialogue… tout y est
La réforme de la Caisse de compensation aussi

Pour Hamid Chabat (ici avec Adil Douiri), «il est urgent que la majorité sorte de la situation de crise: crise de gouvernance, d’économie et de décisions politiques» 

A deux jours du nouveau road show de la majorité, Hamid Chabat brise le silence. Pour le SG de l’Istiqlal, la réunion de vendredi prochain sera décisive. Chabat en profitera d’ailleurs pour exposer sa vision.  Le SG parle de l’urgence de sortir d’une situation de crise: crise de gouvernance, d’économie, de décisions politiques...
Aux yeux de Chabat, rien ne doit rester au hasard. A commencer par la gestion du gouvernement. En effet, la nouvelle Constitution donne plein pouvoir au Chef de l’exécutif. Ainsi, le patron du PI ne veut plus entendre parler des «satins, diables et autres fantômes» qui piétineraient l’action du gouvernement. «Benkirane dispose de tous les moyens pour combattre les «esprits» qui dérangent son travail… En dépit de la nouvelle Constitution, il a le droit de nommer 1.160 hauts fonctionnaires dans des postes clés», signale Chabat. Faudrait-il encore que le mérite et la compétence l’emportent dans le choix des profils recherchés.
Pour ce qui est des ministres, fini les déclarations inopportunes et injustes. «Le responsable de la Santé avait annoncé qu’il y aurait une baisse des prix des médicaments alors que chez les officines, rien n’a changé», dénonce Chabat. Et de poursuivre, «ce ne serait plus tolérable». Pour ce qui est de l’Enseignement supérieur et du Transport, la force serait dans la mobilisation optimiste des fonds. «Les 320 millions de DH consacrés à la recherche et développement n’ont pas encore été dépensés, alors que nous sommes un pays consommateur qui devrait plutôt se pencher sur la créativité et l’innovation». De même pour le département de Abdelaziz Rabbah qui, lui, dispose depuis deux ans de 350 millions de DH pour la rénovation du parc des poids lourds. «Dans l’attente de l’utilisation de cet argent, la route tue encore notamment à cause de la vétusté des véhicules mis en circulation». S’agissant des Finances, le SG du PI défend l’idée d’un seul ministre afin d’économiser et d’optimiser les budgets. En matière d’investissements, l’Istiqlal souligne qu’il faut simplifier les procédures administratives et instaurer le e-gov. Aussi, une réunion avec les walis et gouverneurs s’impose. Le but étant de leur donner des directives fermes pour encourager l’entrepreneuriat. En fait, des projets d’un investissement global de l’ordre de 32 milliards de DH seraient en stand-by.
A cet égard, l’absence d’un leadership qui avalise des autorisations par crainte de représailles est pointée du doigt. Pour le responsable du parti de la balance, il va falloir réactiver ces projets et donner de l’assurance aux responsables locaux. Pareil, la mise en œuvre de la Commission interministérielle de l’investissement est préconisée. En application de la Constitution, celle-ci peut être instaurée par le Chef du gouvernement. Lequel peut la présider lui-même, comme il peut déléguer sa gestion à l’un de ses ministres. Notons que cette commission coiffe tous les départements porteurs (industrie, tourisme, agriculture, pêche…). Son objectif est de travailler en harmonie afin de booster l’investissement et la croissance.
Le responsable du parti de la balance propose aussi  la mobilisation du foncier étatique. Selon Chabat, l’Etat dispose de 12 millions d’hectares de terrains qui sont vendus en noir, parfois construits et habités sans autorisation et sous forme de baraques. «Pourquoi ne pas concéder ces terres à des privés à un prix raisonnable pour en faire des projets d’investissements, sociaux, économiques et immobiliers. Ainsi, l’on pourra demander à ces investisseurs de supporter le relogement d’un certain nombre de bidonvillois en guise d’appui aux pauvres».

Caisse de compensation

 

Selon Chabat, «le projet de la réforme de la Caisse de compensation tel que proposé par le PJD est précoce». D’autant plus que le contrôle des aides directes serait impossible en l’absence d’un système informatique en bonne et due forme. Il faut plutôt, dit-il, opter pour des solutions réalistes et réalisables. «Si l’on veut venir en aide aux populations démunies, il faut les recenser». Le maire de Fès propose un recensement général pour 2014. Plus tard, les partis de la majorité devront discuter ensemble les différentes propositions. Un exercice qui durera entre 3 à 4 ans. En attendant, il n’est pas question de toucher aux prix. Toutefois, la vérification des tarifications internationales reste de mise. Enfin pour le gaz, à titre d’exemple, le PI dit disposer d’une étude qui permettrait d’avoir une bonbonne de gaz à 30 DH. Ceci à travers le «traitement du biogaz et la valorisation des déchets». Idem pour l’électricité, des solutions similaires sont avancées.

 

Youness SAAD ALAMI

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