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Le marché des télécoms entame un virage décisif

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
Un chiffre d’affaires de 39,3 milliards pour 2013
Internet 3G et mobile postpayé, des locomotives
Les besoins du consommateur évoluent et ses exigences avec

Ça sonne partout! L’euphorie des télécoms profite aux opérateurs et au marché évidemment. Les prévisions du régulateur (ANRT) tablent sur un chiffre d’affaires de 39,3 milliards en 2013.
Quel profit pour les 39 millions d’abonnés? Ce chiffre révèle, à lui seul, que le téléphone portable n’est plus un produit de luxe depuis la libéralisation du marché début des années 2000. Un Marocain sur dix avait un téléphone. Depuis, le taux de pénétration a dépassé pour la première fois le seuil des 100% en 2010. Le marché a connu trois phases: «Une ouverture (2000-2004), une croissance (2004-2008) puis une consolidation dès 2009». Ce dernier cycle a été inauguré par le lancement d’une 3e offre GSM sur le marché via la marque Inwi de Wana Corporate. Le secteur a donc pris son envol dans la mesure où il est tiré par trois opérateurs globaux: fixe, mobile et internet (cf. L’Economiste du 12 mars 2010).
Parallèlement à cette démocratisation, les besoins et les attentes des consommateurs sont devenus de plus en plus impérieux: prix, qualité de service et de connexion, flexibilité des offres...
D’où entre autres, les objectifs que s’est fixés l’Agence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT) dans sa note d’orientation 2010-2013: poursuite de l’investissement, déploiement  d’une infrastructure où pèse la fibre optique, l’arrivée de l’internet 4G début 2014…
Voilà un aperçu des chantiers du régulateur dont le tableau de bord 2012 confirme encore une fois le changement de mode de consommation chez les usagers qui exigent notamment «de consommer leur contenu à l’heure et à l’endroit qui leur conviennent». Garantir le haut débit internet et du très haut débit pour le fixe et le mobile devrait consolider ainsi la confiance fragile que les abonnés manifestent à leurs prestataires.
Les récentes données de l’ANRT donnent d’ailleurs un aperçu sur l’évolution des parcs mobile, fixe et internet notamment. Et donc de la consommation particulièrement dans la téléphonie mobile. Celle-ci est en moyenne de 75 mn/mois/client contre 57 mn en 2011. La baisse des prix y est pour quelque chose: 0,53 DH HT/mn. Vu les promotions récurrentes des opérateurs, l’on suppose qu’une telle baisse aurait pu s’accentuer si la concurrence se focalisait davantage sur les tarifs non promotionnels. Ne crachons pas non plus dans la soupe dans la mesure où les abonnements postpayés percent. Avec  1,87 million de clients, ce segment a réalisé une croissance de plus de 19%. «C’est un peu plus de trois fois l’augmentation enregistrée dans le parc des prépayés (carte recharge)», commente l’ANRT. Certes le nombre des  abonnés postpayés reste modeste, mais sa part (près de 5%) est en constante évolution. Ce qui dénote chez les usagers d’une orientation qui sera plus prononcée dans le futur pour ce type d’abonnement. D’autant plus que globalement, l’offre basique des opérateurs est de 200 DH/mois incluant une connexion internet.
D’ailleurs, le parc internet poursuit à son tour son évolution tandis que le fixe et les publiphones chutent. Pour ces deux derniers, la popularisation du mobile y est pour beaucoup.
Quant à l’internet, la 3G continue inexorablement sa poussée: plus de 82% de part de marché. Est-ce parce que la facture moyenne mensuelle de l’internet sans fil revient largement moins cher que celle de l’ADSL, quoique couplée au fixe: 27 DH HT/mois contre 111 DH HT/mois?
Dans ce face-à-face où la connexion mobile a beaucoup d’adeptes, c’est Maroc Telecom qui perd au change. Même si l’ADSL enregistre un taux de croissance annuel de 15,6%. Le nombre de clients (3,95 millions) et le taux de pénétration (12,17%) encore très modeste laisse deviner que la connexion des ménages est un terrain encore mal investi par la concurrence. Vu son potentiel, il le deviendra dans un futur proche. Surtout que dans le mobile, l’arrivée des revendeurs de trafic va pousser vers une baisse des marges.
D’où l’imminence de la vraie bataille, celle de la qualité des services, de la satisfaction du client, de sa fidélisation via des contrats plus équilibrés. Les récentes études de l’ANRT sur la qualité de service des réseaux GSM est un signe. Le marché est devenu très mature et les consommateurs le sont encore plus.  La page facebook de «La journée nationale sans portable» et ses 57.300 funs donne à penser que la génération «2.0» ne se laissera pas faire.
Faiçal FAQUIH

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