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Stratégies sectorielles
Le Maroc veut créer un front commun

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
Objectif: une «stratégie nationale de la croissance et de l’emploi»
L’absence de vision globale décriée

Mohamed Najib Boulif a fait savoir que «les prochaines Assises seront consacrées à des thèmes comme la gouvernance institutionnelle et territoriale, qui sera déterminante dans la mise en œuvre de la régionalisation avancée»

LA réalisation des objectifs des stratégies sectorielles répond-elle aux besoins globaux des politiques publiques au Maroc? C’est l’une des grandes questions auxquelles ont tenté de répondre les participants aux premières Assises de la gouvernance, organisées hier à Skhirat. En effet, il s’agit là de l’une des problématiques pointées depuis quelques années. Plusieurs partis politiques en ont fait leur cheval de bataille durant la campagne électorale. Ils avaient pointé l’absence d’une vision globale vers laquelle convergent les différentes stratégies sectorielles. Les participants à cette rencontre ambitionnaient d’examiner les mécanismes susceptibles de favoriser cette convergence au niveau de la gouvernance. Celle-ci «constitue un principe consacré par la nouvelle Constitution, qui occupe une place centrale dans le programme gouvernemental», a souligné Abdallah Baha, ministre d’Etat. Du point de vue gouvernemental, «la gouvernance doit se décliner à travers trois axes, à savoir l’action intégrée, l’approche participative et la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes», a-t-il ajouté. Néanmoins, au-delà de la dimension conceptuelle, «c’est au niveau de la mise en œuvre que beaucoup d’efforts doivent être fournis», a estimé le ministre d’Etat. En effet, «faut-il se pencher sur la mise en œuvre des principes de bonne gouvernance en amont, c’est-à-dire au niveau de la préparation des plans, ou bien lors de leur exécution?», s’est interrogé Mohamed Najib Boulif, ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance. L’idée est que «ces stratégies sectorielles devront converger, à terme, pour être au service d’une vision nationale globale de la croissance et de l’emploi», a fait savoir Baha. Ainsi, «ces Assises sont une occasion pour faire le point sur les obstacles qui freinent la complémentarité escomptée de ces stratégies», a-t-il noté. Car, «nous sommes tenus d’assurer l’harmonisation de ces plans», a affirmé pour sa part Najib Boulif. Il a indiqué qu’il faut savoir si «nous disposons de véritables politiques sectorielles ou seulement de stratégies». Car, «il est nécessaire de déterminer si nous devons travailler sur des plans sectoriels ou sur la mise en place d’objectifs transversaux, auxquels répondent ces stratégies», a-t-il noté. Cela est valable pour plusieurs domaines. Surtout que l’effort du gouvernement semble éparpillé entre plusieurs programmes qui n’offrent pas une vue d’ensemble au niveau des résultats. C’est le cas notamment des initiatives en faveur de la classe moyenne, de l’emploi ou encore de l’habitat, comme l’a indiqué Boulif. Pour lui, il est «important de mettre en place des outils de suivi et d’évaluation». Surtout que «ces stratégies sectorielles au niveau économique, social… commencent à donner leurs fruits. Mais l’élément qui ressort aujourd’hui est celui de la problématique de la convergence et de la cohérence», a souligné Ahmed Rahhou, PDG du CIH. Pour lui, «la réussite de ces plans dépend largement de l’accès aux ressources pour atteindre les objectifs fixés». C’est pour cela qu’il est «nécessaire de s’interroger si les politiques publiques tendent vers le soutien de la réussite de ces stratégies», a-t-il ajouté.

Vision globale

CES Assises ont été l’occasion d’identifier les mesures et les mécanismes à même de renforcer la convergence. Les experts prenant part à cette rencontre, ambitionnaient de faire ressortir les interconnexions et les domaines de synergies entre les différents plans. C’est le cas notamment pour le secteur industriel, que le gouvernement présente comme l’un des principaux leviers du développement. Sur ce point, certaines interrogations s’imposent, comme l’a précisé Ahmed Rahhou, PDH du CIH. Pour lui, il est «nécessaire de savoir si la politique de développement des ports, par exemple, prend en considération d’autres dimensions, comme les plans de création des plateformes industrielles et des zones logistiques».

Mohamed Ali MRABI

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