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Audit: Combien gagnent les «Big Four»

Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
Montée en puissance des challengers très agressifs
La hiérarchie mondiale n’est pas la même au Maroc

Le niveau des honoraires de sociétés d’audit adossées aux grands réseaux d’audit internationaux ne correspond pas à la hiérarchie de ces acteurs au niveau mondial. Signe qu’ils sont bousculés par une concurrence qui gagne des positions. Pour Ernst & Young, les derniers états consultables à l’OMPIC remontent à 2009

IL y a une dizaine d’années seulement, les grands réseaux internationaux de l’audit et du conseil, les «Big Four» régnaient sans partage, comme dans le reste du monde, sur le marché de l’audit légal (commissariat aux comptes) au Maroc. 90% des grandes sociétés cotées, étaient auditées par le carré composé de PwC, Ernst & Young, KMPG et Deloitte.
La «mainmise» était telle, que l’Ordre des experts-comptables, sous la pression d’une base très remontée, avait émis une circulaire imposant la rotation des cabinets après trois mandats de commissariat aux comptes, circulaire dont on ne connaît pas vraiment la réalité de l’application. Cette obligation de rotation des cabinets après deux mandats chez le même client figure dans le projet de la réforme bancaire. La réforme projetée par le «Livre vert » européen sur le marché de l’audit prévoyait une rotation générale quel que soit le secteur. La profession, menée par les grands cabinets d’audit s’était alors violemment opposée contre cette disposition.
Pour l’instant, Bruxelles a fait marche-arrière sur ce point. Au Maroc, Bank Al-Maghrib maintient la disposition malgré le lobbying des professionnels.
Dans l’audit, les membres du «Big Four » restent encore très présents dans les grandes entités au Maroc, mais cette domination n’est plus aussi souveraine que par le passé. Et la  hiérarchie mondiale de ce «club» n’est pas celle que l’on retrouve au Maroc (voir tableau). Les «Big Four» peuvent compter sur une solide clientèle «référée», c’est-à-dire, celle composée de filiales de multinationales qui s’orientent  automatiquement vers l’auditeur de leur maison-mère. Selon les cas, ces clients représenteraient jusqu’à 25-30% du portefeuille «audit».
C’est sur la «clientèle locale» que la compétition s’est intensifiée et où des challengers émergent en gagnant des positions, y compris dans les grandes entreprises dans le secteur financier. «Le réflexe de se faire auditer par une grande enseigne mondiale n’est plus systématique», explique un professionnel. Ce qui compte, ajoute-t-il, c’est la qualité de l’accompagnement et le professionnalisme du cabinet. Le potentiel sur le marché du commissariat aux comptes reste limité.
En tout et pour tout, il y aurait autour de 4.000 sociétés soumises à l’audit légal. Sur l’audit contractuel en revanche, comme le conseil juridique et fiscal ainsi que le conseil en organisation, le jeu reste ouvert. Aujourd’hui, c’est de loin, le compartiment où la croissance est la plus importante.
Pour accompagner les transformations des entreprises, les «Big Four» s’affrontent avec les grands acteurs internationaux spécialisés dans le conseil et la stratégie (BCG, Rolland Berger, Mc Kinsey,..) installés au Maroc et une galaxie de cabinets locaux.

 

 

A. S.

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