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Finances publiques
Les années «fastes» sont loin derrière

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Depuis 2009, le solde budgétaire ne cesse de s’aggraver
Flambée de la compensation, revalorisation des salaires… les principaux facteurs

Après une période de réduction du déficit, entre 2000 et 2006, on est passé à une phase de consolidation en 2007 et 2008. Mais depuis 2009, c’est la rechute

Plusieurs étapes ont caractérisé l’évolution du solde budgétaire durant les quinze dernières années. Entre 2000 et 2006, les gouvernements respectifs de l’époque se sont attelés à réduire le déficit avec plus au moins de succès. S’en est suivie, en 2007 et 2008, une phase de consolidation des acquis. Mais depuis 2009, c’est la course effrénée à la croissance qui fait que le déficit n’a cessé son creusement. Il faut dire que le Maroc a pu profiter entre 2000 et 2006 du bon comportement des recettes fiscales et de privatisation qui ont permis de ramener le déficit budgétaire à des niveaux acceptables, notamment pour les organismes internationaux (FMI et Banque mondiale). D’ailleurs, les privatisations avaient rapporté 14,1 milliards de DH en 2003, 8,8 milliards en 2004 et 13,7 milliards en 2005. Les recettes fiscales, pour leur part, ont pu profiter de l’élargissement de l’assiette et par un effort en matière de recouvrement et de contrôle. Cette dynamique s’est maintenue en 2007/2008 marquant une rupture par rapport aux recettes de privatisation.
Mais depuis, c’est la bérézina. Les entrées évoluent à un rythme moins soutenu que les dépenses. Au cours des dernières années, la baisse du taux de l’IS et de l’IR ainsi que le maintien de l’investissement ont sensiblement pesé sur les finances publiques. A côté de cela, il faut ajouter les importantes charges de compensation et la masse salariale de la fonction publique qui n’ont pas cessé d’augmenter. La subvention des produits de base et des produits pétroliers a nécessité un effort en 2012 de 56 milliards de DH, soit plus 6,8% du PIB. Cette situation a valu au Maroc de recourir l’an dernier à la Ligne de précaution et de liquidité du FMI qui, cela dit en passant, n’a pas manqué de reprocher au gouvernement son système de subventions trop coûteux, peu efficace et inéquitable.  Mais de son côté, tout en étant conscient de l’urgence de la sauvegarde des équilibres macroéconomiques (consacrés dans la Constitution), le gouvernement a préféré soutenir le pouvoir d’achat et la demande intérieure dans un contexte de crise économique mondiale qui s’est traduite par une baisse de la demande adressée au Maroc. Il est aujourd’hui nécessaire de redéployer les dépenses pour assurer la viabilité à moyen terme des finances publiques.

 

 

M. A. B.

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