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Evénement

Finances publiques
Pas de plan d’attaque spécifique

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Le ministère des Finances maintient l’objectif d’un déficit de 4,8% pour 2013
Pas d’effet sur la ligne de précaution financière du FMI
Avoirs extérieurs: 4 mois et 3 jours de couverture des importations

Source: Ministère des Finances (Résultats préliminaires de l'exécution de la loi de Finances 2012)

Le déficit a été plombé par l’aggravation des charges de la compensation de 22,3 milliards de DH suite à la flambée des cours des matières premières sur le marché international, sachant que la répercussion de la dernière hausse des prix des carburants a permis une économie de 5,7 milliards de DH. A cela s’ajoutent 2,8 milliards de DH de hausse des salaires et 2,5 milliards de DH d’accélération des investissements. L’économie de 3,3 milliards de DH dans la rationalisation des dépenses a été une bouffée d’oxygène

«La situation est grave mais pas désespérée». L’affirmation est de Nizar Baraka pour commenter la révélation du niveau du déficit budgétaire estimé à 7,1% du PIB. Pour le ministre des Finances, «ce niveau pouvait atteindre 9% du PIB si le gouvernement n’avait pas pris des mesures pour le contenir». En tout cas, pour lui, le déficit à 7,1% s’explique par «le soutien de la demande intérieure». En tête, les charges de la compensation ont été aggravées de 22,3 milliards de DH. La masse salariale a également augmenté de 2,8 milliards de DH. «Rien que pour un accord passé avec l’Education nationale en 2010, il a fallu dégager, au cours de l’année dernière, 1,2 milliard de DH pour les directeurs et les inspecteurs. Et pour apaiser les greffiers, l'Etat a déboursé 400 millions de DH.», a affirmé le ministre des Finances. A cela s’ajoute l’accélération des investissements, qualifiée d’acte volontaire de ce gouvernement, pour réaliser le maximum de projets en peu de temps, vu que la loi de Finances 2013 a été adoptée tardivement. Ces dépenses supplémentaires ont atteint 2,5 milliards de DH.
La volatilité des cours de change a également joué. Les variations du dollar par rapport au dirham ont induit une hausse des dépenses de compensation de 4 milliards de DH (0,5% du PIB) et une hausse du déficit de la balance des biens et services de 6 milliards de DH (0,7% du PIB).
Dans ce tableau sombre, une lueur: contrairement à ce qui a circulé, les avoirs extérieurs nets se sont élevés, à fin janvier dernier, à 140 milliards de DH. «Ce qui représente 4 mois et 3 jours de couverture  des importations», a précisé Driss Azami, ministre délégué chargé du Budget.
Cependant, ce qui surprend, c’est qu’en dépit des 7,1%, le ministère n’a pas revu son objectif d’atteindre un déficit budgétaire de 4,8% pour 2013. Les deux ministres maintiennent leurs prévisions. Pour convaincre, ils avancent des éléments comme l’amélioration des recettes fiscales. «Les résultats sont probants. Les vignettes ont rapporté 1,2 milliard de DH en janvier, soit plus de 27%», a souligné Nizar Baraka. Selon lui, «pour la première immatriculation, on est à 300 millions et on doit réaliser le double d’ici la fin de l’année». Les recettes des monopoles devraient augmenter de 1 milliard de DH. En parallèle, le gouvernement travaille sur plusieurs axes. L’un porte sur l’accélération des stratégies sectorielles, particulièrement celles tournées vers l’exportation comme les produits énergétiques. Le ministre a rappelé les exportations des produits énergétiques par  la Samir à hauteur de 6 milliards de DH en 2012, l’automobile avec Renault (8 milliards de DH), l’aéronautique (6,3 milliards de DH). L’autre axe concerne la promotion qui sera renforcée avec l’introduction des contrats à l’export et la diversification des marchés.
Les deux ministres ont profité de l’occasion pour démentir une information ayant circulé sur les 2,5 milliards de dollars que le Maroc aurait reçus des pays du Golfe. «Nous n’avons reçu aucun dollar ni en 2012 ni en 2013. Et ce chiffre n’existe pas», ont-ils martelé à deux reprises. En fait, l’accord porte sur 5 milliards de dollars sur 5 ans et les versements sont liés à la réalisation des projets d’investissement. Des missions sont en cours avec l’Arabie Saoudite et le Koweït pour une enveloppe de 1 milliard de dollars. Les discussions sont avancées et les documents seront signés au cours des prochaines semaines. Les projets portent notamment sur l’agriculture, l’enseignement, les infrastructures et la santé.

Pas d’impact sur la loi de Finances

 

Nizar Baraka a été formel: «le déficit de 7,1%  n’affectera pas la ligne de précaution financière» (LPF) de 6,1 milliards de dollars du FMI. La veille de la conférence de presse du vendredi alors que le nouveau chiffre était connu, le ministre des Finances a eu la confirmation de l’institution internationale. Pour lui, «cette LPF a été accordée par rapport aux objectifs du gouvernement d’atteindre 4,8% en 2013 et 3% en 2016 et», a martelé Nizar Baraka. Et de rappeler que cette ligne ne sera pas utilisée sauf en cas de facteur exogène. Idem pour le maintien de la notation «investment grade» par les deux agences  Standard & Poors et Fitch rating.

M. C.

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