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L’hébergement chez l’habitant cartonne

Par L'Economiste | Edition N°:3964 Le 08/02/2013 | Partager
Le site Internet Airbnb monte en puissance au Maroc
Une croissance à 3 chiffres pour 2013
Absence de réglementation spécifique!

En 2012, le nombre de nuitées réalisées via Airbnb au Maroc a grimpé de 640% pour atteindre 20.000. Les Américains viennent en tête des bénéficiaires (19%), suivis des Français (16%) et des Anglais (13%). La durée de séjour moyenne est de 4 jours. Plus de la moitié (56%) concerne des logements entiers. Le reste des nuitées (44%) concerne des chambres privées. Airbnb, qui compte plus de 280.000 annonces, a réalisé à juin dernier quelque 10 millions de nuitées dans le monde, dont 5 millions au premier semestre 2012.

S’approprier pleinement son voyage, vivre des expériences authentiques, découvrir d’autres cultures,… c’est ce que cherchent de plus en plus les touristes. Et c’est la raison pour laquelle l’hébergement chez l’habitant cartonne dans le monde entier. Au Maroc, les sites Internet qui surfent sur la tendance se multiplient, dont Airbnb, une plateforme électronique mettant en relation voyageurs et propriétaires de logements. Airbnb, présent dans 192 pays et 30.000 villes, a commencé à opérer au Maroc dès 2008, date de sa création à San Fransisco. En 2012, quelque 20.000 nuitées ont été réalisées par l’intermédiaire de ce site Internet au Maroc, soit une croissance de 640% sur un an. Le nombre d’annonces, lui, a grimpé de 450%. Le site opère dans plusieurs villes, notamment Marrakech, Casablanca, Fès, Essaouira et Agadir. Les produits correspondent à toutes les bourses. Les tarifs peuvent aller de 15 à plusieurs centaines d’euros la nuitée, selon les logements.
Le concept séduit, mais il faut dire aussi que les opérateurs se professionnalisent. Pour garantir la qualité et la fiabilité de leurs offres, les sites spécialisés mettent les moyens nécessaires. Airbnb, par exemple, dispose d’un service clientèle opérationnel 24/24 à travers le monde. Le site dispose, par ailleurs, de près de 3.000 photographes à l’international. Ces derniers se déplaçant chez l’habitant afin de prendre des photos professionnelles des logements.
Au Maroc, une équipe de 15 photographes est déployée. Côté paiement, il s’opère directement sur le site Internet, 24h après l’arrivée du touriste. Ce qui lui donne un délai d’une journée pour décider d’un relogement ou carrément se faire rembourser. Des «chargés de compte» sont également mobilisés en vue d’assister les hôtes dans la rédaction de leurs annonces et de les conseiller sur les prix. Le site offre, en outre, aux utilisateurs la possibilité de commenter et de noter, à la fois, les annonceurs et les voyageurs. Pour créer le buzz, des animations sont organisées dans différentes villes du monde. En 2012, Airbnb a revu son organisation, en ouvrant 11 bureaux régionaux chapeautant les différentes destinations.
«Le Maroc est notre fer de lance pour la région MENA ainsi que pour l’Afrique, car c’est le pays dont le tourisme est le plus dynamique», insiste Olivier Grémillon, directeur France, Maroc et Belgique d’Airbnb.
Cette nouvelle forme d’hébergement est certes bénéfique pour le tourisme national. Elle permet également d’assurer des revenus à des familles entières, notamment dans les régions reculées. Mais cette activité est non réglementée. Elle représente un manque à gagner considérable pour l’Etat. «Il va falloir trouver une formule fiscale qui ne soit pas trop pénalisante pour les familles qui tirent leur revenu de cette activité, afin de les encourager à rentrer dans le circuit formel», a déclaré le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. «Nous sommes en train de travailler sur ce dossier», a-t-il annoncé. Pour les hôteliers, il s’agit là d’un circuit informel qui envahit leur secteur. «Notre offre est complémentaire à celle de l’hôtellerie, car nous ne ciblons pas les mêmes types de profils», ajoute-t-il. «Notre offre est complémentaire à celle de l’hôtellerie, car nous ne proposons pas le même type d’expérience», précise Grémillon. «Par ailleurs, nous informons nos hôtes partout dans le monde des règles qui existent et les encourageons à s’y conformer. C’est le cas à Marrakech où les riads doivent s’enregistrer auprès de l’Office du Tourisme».
Pour 2013, Airbnb, valorisée à hauteur de 1,3 milliard de dollars, poursuivra son développement au Maroc. Le site prévoit encore une croissance à 3 chiffres.  

 

  Ahlam NAZIH

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