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Analyse

Forum de Paris - Casablanca Round
Les leçons des pays émergents

Par L'Economiste | Edition N°:3964 Le 08/02/2013 | Partager
Gouvernance et solidarité, les moteurs des dragons asiatiques
Les Etats de l’Amérique latine ont tiré la leçon des crises des années 1990
L’économie sociale, nouvelle arme pour combattre les inégalités

Les différents intervenants ont été unanimes sur la diversité des réactions des pays face à la crise. Ils ont également pointé l’amplification des inégalités sociales dans différentes zones, auxquelles il faudra répondre par des innovations dans lesquelles les entreprises peuvent jouer un rôle décisif 

La cartographie de l’impact de la crise mondiale reflète une divergence des réactions des Etats pour sortir du chaos lié à l’incertitude des perspectives pour les prochaines années. C’est l’un des principaux constats partagés par les différents intervenants lors du Forum de Paris, dans son round casablancais, organisé mercredi dernier dans la capitale économique.
Le continent africain, par exemple, connaît des taux de croissance positifs depuis une décennie, et «offre des autoroutes d’opportunités d’investissements», selon Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa bank. Celui-ci a estimé que «le Maroc ne doit pas attendre l’intégration maghrébine pour se tourner vers l’Afrique». Cependant, d’autres Etats, notamment en Asie, ont été frappés de plein fouet par la crise, mais ont montré une grande capacité de résilience. C’est le cas de certains pays comme «la Corée du Sud et Singapour qui sont passés d’une croissance de 6 à 8% à 0% en 2008. Mais deux ans plus tard, leur croissance a repris de plus belle avec des taux de 6% pour le premier et 15% pour le deuxième», a souligné Abdelhak El Khair El Idrissi, directeur à Renault Samsung motors, en Corée du Sud. «Au lieu d’adopter une réaction naturelle de protectionnisme, ces dragons ont plutôt accentué leur ouverture sur l’économie internationale, à travers la signature de nouveaux accords de libre-échange avec l’Union européenne et les Etats-Unis», a-t-il fait savoir. Néanmoins, au-delà des aspects économiques et financiers, «ces pays s’en sortent plutôt bien face à la crise grâce à deux facteurs importants», a-t-il ajouté. Il s’agit d’abord de la qualité de la gouvernance qui a permis à ces pays d’anticiper les évolutions en misant sur l’enseignement et le développement des filières à haute valeur ajoutée. A cela s’ajoute l’esprit de solidarité qui constitue l’un des traits de la personnalité asiatique très influencée par le confucianisme. Ainsi, «lorsque la Corée du Sud faisait face à la crise de 1997, les citoyens ne sont pas sortis manifester. Ils ont plutôt décidé de céder près de 200 tonnes de leur or à l’Etat afin de rembourser son prêt au FMI», a rappelé El Idrissi. Un schéma qui ne correspond pas à celui adopté par les Etats de l’Amérique latine, qui «n’a pas été au cœur de la dernière crise», comme l’a noté Jorge Arguindegui, diplomate et  ancien PDG de grandes entreprises publiques argentines. Ces pays ont tiré la leçon «des difficultés du début des années 2000, qui ont cessé dans plusieurs Etats», a-t-il ajouté. Néanmoins, ce diplomate a souligné que «l’Amérique latine connaît cependant des disparités flagrantes. Les 20% de riches disposent de revenus 30 fois plus importants que les plus pauvres, alors que la moyenne est de 10 fois en Europe». Pour lui, «le défi actuellement est d’allier croissance et équité dans la distribution des richesses». Une équation qui semble difficile dans un contexte marqué par la dominance de la culture capitaliste. 

Jeter des ponts

 

La reconstruction des relations de voisinage est l’un des éléments importants pour sortir du chaos. C’est ce qu’a estimé Rosa Canadas, présidente de la fondation Tanja. Cette militante du rapprochement entre l’Espagne et le Maroc a estimé que si les deux pays ont réussi jusque-là à coexister, via des relations statiques et une tolérance passive, il est temps de passer à la vitesse supérieure. Pour elle, «il y a un effort à faire des deux côtés, notamment de la part des chefs d’entreprises, qui doivent créer des réseaux et favoriser les relations win-win».

Mohamed Ali MRABI

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