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Forum de Paris Casablanca Round 2013

Forum de Paris - Casablanca Round
L’insolente forme de l’Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:3962 Le 06/02/2013 | Partager
Depuis 8 ans, la courbe du PIB flirte avec les 5% en moyenne
Le Maroc se lance dans la conquête de nouveaux marchés

L’Afrique terre des IDE. Un véritable îlot de croissance au milieu d’une récession économique qui frappe de plein fouet plusieurs pays développés. Au moment où l’Europe croule sous l’effet de la crise mondiale, les pays de l’Afrique subsaharienne continuent d’enregistrer une croissance soutenue. En effet, le continent connaît une croissance moyenne de 5% depuis 10 ans. En 2009, lorsque l’évolution du PIB mondial était de -2,2%, l’Afrique a su maintenir son élan de développement avec un taux de 2,2%. Ce continent, il est vrai, doit d’abord sa croissance à l’envolée des prix des matières premières. Cette flambée a été accentuée par l’éclatement de conflits dans certains pays producteurs de pétrole ou d’autres matières premières comme la Libye. Mais ce n’est pas tout.
La ruée tous azimuts des investisseurs chinois vers l’eldorado africain a également participé à cette hausse des prix. Le mastodonte asiatique y puise désormais ses besoins en pétrole et en minerais. Outre la manne des matières premières, «l’Afrique recèle également d’énormes gisements de croissance en matière d’investissement», a estimé Tarik Atlati, président du Centre marocain des études stratégiques. En effet, il s’agit d’un continent où tout reste à construire. Surtout que les Etats africains ont pris conscience du retard enregistré en matière d’infrastructures. Routes, ports, télécoms… autant de secteurs dans lesquels les investisseurs étrangers peuvent s’impliquer grâce à leur savoir faire et les moyens matériels qu’ils peuvent mobiliser. Les entreprises marocaines, publiques et privées l’ont bien compris. Une stratégie d’internationalisation de certains grands opérateurs nationaux vers l’Afrique a été initiée depuis quelques années. Après l’OCP qui constituent un opérateur de référence en Afrique, les banques ont été les premières à franchir le pas.
Attijariwafa Bank, BMCE Bank et la Banque centrale populaire sont présentes dans plusieurs pays africains. Mais elles ne sont pas les seules. D’autres entreprises leur ont emboité le pas. Il s’agit notamment de certains promoteurs immobiliers comme Addoha et Alliances, des cimentiers comme les Ciments de l’Atlas, où encore les miniers comme Managem. A cela s’ajoutent les opérateurs télécoms à l’instar de Maroc Telecom, ou encore des sociétés de nouvelles technologies comme Gemadec et M2M.
Afrique terre d’investissement certes, mais terre d’instabilité aussi. Les opérations terroristes et coups d’Etat sont monnaie courante dans ces pays. Si cette situation représente une «constante en Afrique à cause de l’absence de la démocratie dans de nombreux pays, elle n’a pas eu de gros impact sur les flux d’investissement», a souligné Atlati. De nombreux Etats africains ont adopté une nouvelle approche de gouvernance qui leur a accordé une image de marque positive au niveau international. Le défi aujourd’hui est de pousser vers la mise à niveau des autres pays, notamment à travers la consolidation du processus démocratique, garant de la prospérité économique.
Depuis l’éclatement de la crise au Mali, plusieurs observateurs craignent un effet de contagion qui risque de plonger toute la région dans le chaos. Une situation qui risque d’avoir des impacts géostratégiques considérables sur le climat des affaires, mais aussi sur les marchés internationaux des matières premières. Des craintes balayées par les experts qui considèrent que l’intervention française, appuyée par les forces africaines, a permis d’endiguer cette menace. Le président du Centre marocain des études stratégiques rappelle que «les principaux voisins de cette région du Sahel, notamment le Maroc et l’Algérie, n’ont souffert d’aucun impact de cette crise». Bien au contraire, «ces deux pays constitue un facteur de stabilité vis-à-vis des pays européens et occidentaux en général», a-t-il ajouté.
Quoiqu’il en soit, l’Afrique est considérée actuellement comme une véritable plateforme attractive pour les investissements directs étrangers. Surtout avec l’émergence d’un véritable marché de consommation grâce au renforcement des classes moyennes africaines. Les chiffres de la Banque africaine de développement indiquent que la classe moyenne dans les pays africains compte près de 300 millions de personnes. Ce qui offre de grandes opportunités aux investisseurs dans les secteurs de grande consommation comme le tourisme, les services, mais aussi les produits manufacturés. Reste que les investisseurs redoutent l’omniprésence de la corruption dans ces pays. Mais il s’agit d’un phénomène universel, même s’il est présent dans des proportions plus considérables en Afrique. Ces pays sont actuellement accompagnés par l’ONU à travers des programmes liés notamment à la grande corruption, qui concerne les affaires d’investissements.


Mohamed Ali MRABI

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