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Forum de Paris Casablanca Round 2013

Forum de Paris - Casablanca Round
Classes moyennes, moteur de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3962 Le 06/02/2013 | Partager
Elles représenteraient un marché de 6.000 milliards de dollars!
Russie, Brésil et Inde devraient enregistrer des taux de croissances de 6% en 2013 et de 6,5% en 2014

A l’horizon 2030, la Chine, le Brésil, la Russie et l’Inde feront partie des sept premières puissances économiques mondiales

C’EST le nouveau moteur des pays émergents. Les classes moyennes explosent dans les 25 pays considérés comme marchés à croissance rapide et dont le Brésil, la Russie et l’Inde font partie. Selon une étude réalisée par le cabinet d’audit et de conseil Ernst & Young, le nombre de ménages disposant d’un revenu annuel de plus de 30.000 dollars, soit 2.500 dollars par mois, s’élèvera à 149 millions de personnes à l’horizon 2020 dans les 25 pays à croissance rapide.
Une classe moyenne supérieure à celle des Etats-Unis (120 millions) ou d’Europe (116 millions). A l’horizon 2021, PriceWaterhouse estime que la classe moyenne mondiale émergente constituera une population de 2,3 milliards de personnes. Du coup, elle deviendra le plus grand marché mondial, doté d’un pouvoir d’achat de plus de 6.000 milliards de dollars.
En 2020, les 25 pays émergents pourraient représenter les trois-quarts des emplois dans le monde et plus de la moitié de l’activité de la planète, selon les experts Ernst & Young.
Début 2012, bon nombre de ces pays ont connu un ralentissement d’activité, mais cette baisse de régime ne sera que de courte durée puisque ces pays, particulièrement ceux d’Asie, disposent des outils nécessaires pour mener des politiques financières et fiscales à même d’assurer leur rebond. Russie, Brésil et Inde devraient enregistrer des taux de croissance moyens de 6% en 2013 et de 6,5% en 2014.
Autre cycle qui devrait s’inverser, celui des dépenses de consommation à l’échelle internationale qui provenaient des économies avancées. En effet, dans 25 ans, les pays de la seule Asie (Chine, Inde et Indonésie) auront dépassé les pays riches et pourraient représenter 40% des dépenses de consommation de la planète.
L’accroissement de la consommation, des investissements et des dépenses d’infrastructures permettra à l’Asie, notamment à l’Inde, de tirer profit de cette situation. De plus, les besoins au niveau des services vont exploser. En 2035, les marchés émergents représenteront plus de 40% du marché global des services dans le monde.
Trois secteurs ont actuellement le vent en poupe. Il s’agit de la finance, l’assurance et du commerce. Des secteurs qui devraient attirer massivement les investissements étrangers. Il est vrai que la crise de la zone euro ne manquera pas d’impacter ces investissements, qui pourraient chuter de 10% en valeur, plus particulièrement en Inde et en Russie, mais sur le long terme, l’encours va se maintenir en Inde et au Brésil. En effet, les entreprises seront toujours attirées par les pays émergents qui enregistrent des taux de croissance réguliers alors que d’autres stagnent. Des taux de croissance qui contribueront à l’enrichissement des classes moyennes.

Les raisons d’un décollage

A quoi est donc due l’émergence d’une classe moyenne au Brésil, en Inde et en Russie? Au Brésil, la politique de redistribution des richesses, menée par les deux anciens présidents Enrique Cardoso et Inacio Lula da Silva ainsi que la formalisation du marché du travail a été efficace. Ainsi, près de 25 millions de personnes ont été extirpées de la pauvreté pour intégrer la classe moyenne, qui devrait passer de 100 millions de Brésiliens à l’heure actuelle à 120 millions à l’horizon 2020. L’intégration de l’emploi a permis l’amélioration de l’accès au crédit bancaire et, du coup, l’amélioration de la consommation. Selon les experts du cabinet, celle-ci n’est pas près de diminuer du fait que l’inflation reste faible au Brésil.
En Inde, qui fait partie des dix premières puissances économiques mondiales, 47% des ménages avaient des revenus annuels supérieurs à 5.000 dollars en 2010. Ils seront 80% d’ici à 2020. Après une forte croissance en 2010, l’Inde est passée par une période combinant stagnation de la croissance et forte inflation (10%). En 2012, la croissance, estimée à 7,4% par le FMI, devrait être stimulée par le dynamisme de la demande intérieure.
Pour sa part, la Russie compte une classe moyenne nettement plus importante qu’en Inde et au Brésil. En Russie, 20% de la population concentrent les plus hauts revenus. Selon une enquête réalisée en 2011 par le cabinet GGS auprès de 11.261 ménages russes, 5% des foyers constitueraient le cœur de la classe moyenne.
En clair, des foyers réunissant tous les critères: revenus, patrimoine immobilier, statut professionnel, auto-identification. Si l’on ajoute une frange de la population ne réunissant pas tous ces critères, la proportion des classes moyennes passeraient à 19%. Ce qui reste modeste. De plus, la classe moyenne russe va continuer de croître, mais le rythme va ralentir.

H. E.

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