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Réforme de la compensation: Pas encore d’agenda

Par L'Economiste | Edition N°:3962 Le 06/02/2013 | Partager
Les aides directes atteindront 3,5 millions de familles
Les subventions ont atteint 55,5 milliards de DH en 2012, soit 6,6% du PIB
Une libéralisation totale des prix implique la hausse de 600 DH sur le panier des ménages

Une proposition sur la table prévoit de limiter la subvention à un seuil de 100 à 105 dollars le baril de pétrole et toute hausse supplémentaire sera répercutée sur les prix à la pompe

«AU niveau technique, nous sommes prêts à démarrer les consultations politiques et sociétales». La déclaration de Mohamed Najib Boulif, qui concerne la réforme du système de la compensation, a été faite hier à Rabat lors d’une rencontre organisée par les groupes parlementaires de la majorité, dans le cadre de la Charte politique. Le ministre se garde néanmoins de s’avancer sur une date.
Le Chef du gouvernement l’a chargé de mettre en place une plateforme qui servira de base pour les consultations. Selon le ministre des Affaires générales et de la Gouvernance en charge du pilotage de ce chantier, la progressivité dans la mise en œuvre de cette réforme fait partie des objectifs ayant suscité le consensus. Boulif  a fait part des propositions qui seront discutées et qu’il faudra trancher (Cf. L’Economiste du 7 janvier 2013)
Pour l’aide directe, faut-il la laisser ouverte ou la conditionner? Pour le coût de la subvention annuelle, il sera nécessaire de choisir entre fixer un montant ou un pourcentage du PIB. Il a également abordé le niveau des subventions qui doit prendre en compte d’autres paramètres. Déjà la subvention a atteint 4,1 milliards de DH en janvier dernier. A ce rythme, on atteindra 50 milliards de DH d’ici la fin de l’année, a indiqué le ministre. Dans la décompensation des produits pétroliers, une proposition est sur la table. Il s’agit de limiter la subvention à un seuil de 100 à 105 dollars le baril de pétrole. Toute hausse supplémentaire sera répercutée sur les prix à la pompe.  De même, le scénario de libéralisation totale des prix des produits subventionnés prévoit un impact à la hausse sur le panier des ménages à hauteur de 500 à 600 DH pour tout le monde. Concernant les subventions directes, le gouvernement compte atteindre 3,5 millions de familles. Sur le plan de la révision de la structure des prix, les consultations menées aboutissent à un accord des professionnels.
Comme le Chef du gouvernement est en voyage en Egypte pour représenter le Souverain à la Conférence du Sommet islamique au Caire, c’est le ministre d’Etat, Abdallah Baha, qui a lu son discours.  Pour lui, la réforme de la compensation est une revendication de tout le monde à cause de ses dépenses qui alourdissent les caisses de l’Etat sans atteindre les objectifs initiaux.
Selon Nizar Baraka, les dépenses de subvention ont atteint 55,5 milliards de DH en 2012, soit 6,6% du PIB contre 4 milliards il y a une dizaine d’années. Pour lui, le budget de la compensation a dépassé pour la première fois les dépenses d’investissements de l’Etat. Il s’agit d’indicateurs inquiétants car les efforts doivent être portés sur les investissements, a souligné le ministre des Finances. Pour lui, «les prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux sont en hausse continue et rien ne permet de prévoir une baisse à venir».

 

 

Mohamed CHAOUI

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