×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Evénement

Microcrédit: Les impayés reviennent en force

Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
Hausse de 67% à 351 millions de DH en 2012
Ils se limitent à moins de 8% de l’encours des crédits accordés

Les associations de microcrédit ont bouclé une année mitigée. L’encours des prêts a stagné alors que les créances en souffrance ont fait un bond de 67%

La dégradation de la conjoncture a propulsé les créances en souffrance des associations de microcrédit (AMC) vers des niveaux record. Elles ont atteint 351 millions de DH en 2012 en augmentation de 67%. Même au plus profond de la crise entre 2008 et 2010, les impayés n’ont pas atteint de telles proportions.
Selon la FNAM, «la forte hausse des créances en souffrance est due à un stock d’anciennes créances additionné à la faible pluviométrie au niveau du secteur agricole l’année dernière». Cependant, le portefeuille à risque global d’après l’association se stabilise aux alentours de 5,5%. «A ces niveaux, nous nous situons dans le benchmark mondial», confie à l’Economiste Tariq Sijelmassi, président la FNAM.
Selon lui, les efforts d’assainissement ont été intégrés au sein des principales AMC.
Toujours est-il, les créances en souffrance représentaient 7,5% de l’encours des crédits à fin 2012. «C’est une problématique qui a du mal à s’enrayer. Il y a encore du travail à faire au niveau de l’assainissement», indique-t-on auprès de la Banque centrale.
Au niveau des opérateurs, les plus grands principalement, l’on estime que le risque est maîtrisé. «Nous enregistrons la meilleure année de notre histoire», fait savoir le management d’Al Amana. Celle-ci revendique aujourd’hui une part de marché de 41%. Le portefeuille à risque (PAR) des productions nouvelles des deux dernières années est ramené autour de 3,5%. Mais l’opérateur est encore pénalisé par l’importance du risque en 2009 et 2010. «Le PAR réel s’est établi à 7,5% en 2012 en raison du poids des anciennes productions», est-il indiqué. Il a atteint 193 millions de DH en augmentation de près de 80 millions de DH. Cela dit, «ces créances en souffrance sont provisionnées à 100% depuis 2011», assure le management.
Attawfiq micro-finance (ex-Fondation Banque populaire pour le microcrédit), second opérateur du marché, semble avoir mieux traversé l’année écoulée. Elle table sur un PAR à 30 jours de 2,8%. Le total des prêts accordés par Attawfiq micro-finance a progressé de 9,2% à 1,6 milliard de DH.
Globalement, les crédits accordés par les AMC aux entrepreneurs individuels ont stagné à 3,9 milliards de DH d’une année à l’autres. Ceux octroyés pour l’habitat social ont pour leur part chuté de 21% à 341 millions de DH.
Après la flambée des impayés en 2008 qui a mené le secteur dans un vaste chantier d’assainissement, la profession est encore loin de retrouver ses niveaux d’avant-crise. Pourtant, plusieurs actions ont été mises en place ces dernières années. Les petites structures se sont regroupées au sein du «réseau microfinance solidaire».
Les AMC ont également accès au crédit bureau, ce qui leur permet d’avoir plus de visibilité sur l’endettement de la clientèle. De plus, les principaux acteurs du marché ont mis en place une politique de décroisement des crédits. Cela s’est traduit par une baisse de la clientèle croisée de 30 à 10% à Al Amana.

 

F. Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc