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On dit «OUI» à la liberté de penser

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
La pièce «Je dis non» défend cette idée
Une création de Fatym Layachi, vedette du film «Marock»

Les décors occupent une place inédite dans la pièce «Je dis non».  L’auteure, Fatym Layachi, permet au public de voir les coulisses pour mieux l’inciter à s’interroger sur les archaïsmes qui freinent le développement de la société. Des archaïsmes que l’on vit mais que l’on ne voit pas toujours 

EMOTION et réflexion étaient au programme le 31 janvier au théâtre de la Fédération des oeuvres laïques (FOL) du Maroc. La pièce «Je dis non», créée par Fatym Layachi (vedette du film Marock) et scénographiée par Zineb Andress Arraki, a conquis le public casablancais.  Un spectacle intelligent et émouvant à souhait qui interroge le public sur la liberté d’agir et de penser et qui invite à de ne pas se conformer aux carcans souvent imposés par la société. La pièce raconte ainsi l’histoire de deux «comédiens», interprétés par les acteurs Yacine Ait Benhassi et Clémence Labatut, qui décident de dire «Non» aux blocages de la société en termes d’amour, de religion ou tout simplement de condition humaine. Une véritable introspection partagée avec le public où les personnages s’interrogent, de façon ironique, sur leur marge de liberté souvent limitée par la société et sur le droit de refuser d’adhérer en permanence à ses règles. «Les personnages s’opposent aux règles préétablies et aux injustices sociales», explique Fatym Layachi. «Je dis non» est également porteur d’un message d’espoir. «Dire non, c’est aussi un moyen d’obtenir satisfaction et d’acquérir ce que tout un chacun désire: le bonheur», ajoute-t-elle. Fatym Layachi cite, pour illustrer ses propos, une phrase tirée du film «Full metal jacket» de Stanley Kubrick et qui est reprise dans la pièce: «On vit dans un monde de merde mais je suis vivant et n’ai pas peur». Cette «création théâtrale» prend la forme de textes littéraires écrits en prose ou en poésie par de grands noms de la littérature qui ont tous choisi de «résister» et de ne pas se conformer à un moule social quel qu’il soit. Des écrits soigneusement sélectionnés parmi les œuvres de Charles Baudelaire, d’Omar Khayyam, de Jacques Prévert ou encore de Yannis Ritsos, et qui semblent prendre tout leur sens à travers cette œuvre. Dans la pièce, les décors occupent une place inédite. L’auteure permet au public de voir les coulisses pour mieux l’inciter à s’interroger sur les archaïsmes qui freinent le développement de la société. Des archaïsmes que l’on vit mais que l’on ne voit pas toujours  «Nous avons opté pour une scène où tout est visible dès le départ, ce qui permet une totale complicité avec le public et l’implique davantage dans cette mosaïque de pensées et de méditations», renchérit Zineb Andress Arraki.

 

 

Karim AGOUMI

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