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Zones industrielles: Amara s’attaque au problème du foncier

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
La tutelle procède à un recensement exhaustif de l’existant
Objectif: redimensionner et adapter les P2I aux besoins des investisseurs
Un nouveau dispositif devrait être proposé avant fin décembre 2013

Le ministère du Commerce et de l’Industrie planche actuellement sur une nouvelle offre en matière d’offshoring. Le gouvernement compte se positionner sur l’offshoring anglophone et de niche, notamment l’ITO

Le Maroc a-t-il vraiment une politique industrielle? Le gouvernement a engagé un programme d’amélioration du climat des affaires, d’accompagnement des investisseurs internationaux et du tissu de PME, d’incitations fiscales… Un budget global de 12,4 milliards de DH a été débloqué pour la période 2009-2015… Cependant, trois ans après le lancement effectif du pacte Emergence, le foncier reste le talon d’Achille de l’investissement de manière générale. Bon nombre d’opérateurs économiques se plaignent de la rareté et de la cherté du terrain. Et quand bien même il serait disponible, il est surdimensionné par rapport à leurs besoins, éloigné des infrastructures de base ou dédié à une activité précise tel le cas des plateformes industrielles intégrées (P2I). A noter qu’à Nouaceur, le foncier industriel public est proposé à 1.150 DH/m2. Ce qui représente une lourde charge pour des entreprises de petite taille, qui ont besoin de grandes superficies pour construire un siège et un dépôt, par exemple. Au cours de la conférence organisée par la Chambre française de commerce (CFCIM), le jeudi 31 janvier, Abdelkader Amara, ministre du Commerce et de l’Industrie, n’a pas manqué d’être interpellé au sujet de cette problématique. «Il ne passe pas un jour sans qu’un gouverneur ou un wali ne m’appelle pour réclamer une zone industrielle», reconnaît le ministre.
C’est dire que le Maroc a mis en place une politique de zones industrielles. Le  modèle a fini par montrer ses limites. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la tutelle a mis en place un programme de mise à niveau de ces zones. Sauf que les plateformes industrielles privées restent exclues.
Après la première génération de ZI, les pouvoirs publics ont développé un réseau de 16 plateformes industrielles intégrées (P2I), notamment à Casablanca, Kénitra, Tanger… Certaines structures n’ont pas eu beaucoup de difficultés à trouver preneur. En revanche, les P2I construites dans d’autres régions, notamment à Tétouan, à Fès ou encore à Oujda peinent toujours à être commercialisées. «Le gouvernement est en train de procéder à un inventaire exhaustif de l’existant. L’objectif étant de proposer aux investisseurs du foncier dimensionné par rapport à leurs besoins», annonce Amara. Les résultats de cette étude seront présentés dans trois ou quatre semaines. Le nouveau dispositif  permettra aux opérateurs de disposer d’un foncier à des prix abordables et adapté à leurs activités. La location du foncier pourrait être une alternative envisagée, avec l’adoption du cahier des charges pour éviter la spéculation. Le privé pourrait également être invité à investir dans les P2I. Le ministre a promis de mettre au point un nouveau dispositif avant fin 2013. Outre le foncier, la tutelle, de concert avec les professionnels, a lancé une étude pour anticiper les nouvelles tendances internationales qui se dessinent déjà, notamment en Chine et les principaux pays concurrents du Maroc. Un travail qui permettra d’avoir une visibilité dans le domaine du textile-habillement à l’horizon 2025 et dont les résultats seront bientôt publiés.
La gamme de métiers mondiaux du Maroc sera renforcée avec la signature, le 20 février, de trois contrats-programmes avec la chimie, la parachimie et l’industrie pharmaceutique. Au total, une quinzaine de branches industrielles auront leur propre feuille de route. Les investissements attendus à l’horizon 2020 pour la chimie et la parachimie sont estimés à 71 milliards de DH. Le groupe OCP ne manquera pas d’accaparer la part du lion puisqu’il passera d’une logique d’exportation d’engrais bruts à un schéma d’industrialisation. Quant à l’industrie pharmaceutique, le gouvernement prévoit de porter les exportations à 1,15 milliard de dollars (9,5 milliards de DH) et le volume du marché local à 2 milliards de dollars (16,6 milliards de DH). A terme, d’autres filières seront dotées de leur feuille de route. Il s’agit des industries mécanique, métallurgique et électromécanique (IMME). Les études ont déjà été bouclées. Le bilan de la stratégie Emergence sera présenté lors des Assises de l’industrie, prévues le 20 février à Tanger.
De nombreux opérateurs économiques se plaignent de la qualité de la connexion via les modems 3G et même l’ADSL. Un inconvénient qui sera dépassé grâce à l’adoption de la 4G. Selon Amara, les études ont été bouclées et l’appel d’offres fin prêt. «Le Maroc pourrait introduire la 4G au cours de 2013, en même temps que l’Espagne, sinon avant», a-t-il promis.
Sur le même registre, les régions du Maroc demeurent mal desservies en termes d’accès à la téléphonie mobile et à internet. C’est la raison pour laquelle  gouvernement et opérateurs télécoms cherchent une formule pour équiper certaines zones «non rentables» en fibres optiques. Les études de faisabilité devraient démarrer au cours du mois de février.  

Compensation

 

Avec l’ouverture à l’international, plusieurs opérateurs internationaux décrochent des marchés publics. Ce qui est parfois dénoncé par les nationaux, arguant que dans de nombreux pays, les entreprises bénéficient de subventions à l’export. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore pris de mesures pour protéger le tissu national de PME contre certaines pratiques de dumping. En revanche, il promet de se pencher sur la compensation industrielle, qui pourrait être inscrite dans le code des marchés publics. L’expérience avec Thales, Alstom ou Acwa pourrait être étendue à d’autres secteurs.

 

 

Hassan EL ARIF

 

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