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    Enquête

    Sport/études: Moundir y croit toujours

    Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager

    Moundir Tennis Academy a choisi de s’associer à la George Washington Academy  afin de proposer à ses élèves la possibilité d’un système de sports/études. Une formation qui tombe à point nommé
     

    TENNIS et études… Deux domaines qui pourraient être complémentaires, mais qui se mettent mutuellement les bâtons dans les roues. Les années de la professionnalisation tennistique correspondent aussi aux années lycée, en règle générale.
    La plupart des jeunes espoirs se retrouvent alors (souvent sur le conseil de leurs parents) à suivre la voie la plus sûre, celle de la «méritocratie», celle des études. En effet, les statistiques révèlent une extrême sélectivité du monde du tennis, avec «15.000 participants pour mener un seul joueur à la professionnalisation, et 80.000 pour en avoir un au top 100» (voir article ci-dessus). Dans ce contexte, le modèle sports/études semble bien répondre aux besoins des lycéens et étudiants préférant mener les deux voies en parallèle, par sécurité ou par ambition. Or, le système marocain n’offre aucune alternative, que ce soit pour le tennis ou pour n’importe quelle autre discipline. Le système éducatif est lourd, avec 7 à 8h de cours par jour en moyenne. L’enfant qui veut se préparer en vue d’une carrière professionnelle doit généralement s’entraîner pendant une heure, quotidiennement. Et cette charge de travail évolue de manière croissante pendant tout son cursus. Quelle alternative donc? Aucune, si ce n’est un choix parfois difficile à faire. Ce fut le cas notamment de Hicham Arazi qui a abandonné ses études très jeune pour se consacrer uniquement au tennis.
    Au Maroc, 3 systèmes éducatifs se côtoient: le système marocain (public ou privé), la mission (française, italienne, espagnole) et l’école américaine. Seule cette dernière offre une possibilité d’aménagement d’emploi du temps en vue d’un cursus sports/études.
    Sans préciser qu’il s’agit aussi du système le plus cher. Mais grâce à cette flexibilité, la Moundir Tennis Academy a choisi de s’associer à la George Washington Academy (l’école américaine de Casablanca) afin de proposer à ses élèves la possibilité d’un système de sports/études. Une formation qui tombe à point nommé, mais que les Marocains ne s’arrachent pourtant pas. Seul un Saoudien scolarisé à la George Washington Academy en profite. Raison n°1, la sélectivité, la formation n’étant offerte qu’aux élèves de la section casablancaise de l’école américaine.
    De plus, l’école étant elle-même chère, la formation tennistique coûtant 9.000 DH par mois (comprenant l’hébergement et la restauration), ce n’est pas une possibilité qui est permise à toutes les bourses. Loin de là. De plus, «l’academy étant récente, et les parents jugeant aux résultats chiffrés, rares sont ceux qui nous font confiance au Maroc», explique Moundir. Heureusement, les stages de tennis permettent à cet investissement de 50 millions de DH de faire tourner la machine financière. «Nous pensons rentrer dans nos frais dès l’année prochaine», estime Moundir.

    R. A.

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