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    Enquête

    Comment le Fath a été nettoyé

    Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager

    Une task-force, menée par le président Mohammed Mounir Majidi, avait concocté un plan de redressement pour le sauvetage du FUS qui n’a pas tarder à donner ses fruits

    LE sauvetage du FUS a servi  de modèle pour la modernisation de ce secteur, en lui donnant des modes de gestion similaires à ceux d’une entreprise. De grands patrons ont été proprement réquisitionnés pour prendre en charge les clubs en déliquescence.

    IL y a encore quatre ans, le FUS végétait en deuxième division. Les installations étaient dans le style des résultats: vestiaires délabrés, terrains en mauvais état, comptabilité approximative… Situation qui n’était unique qu’au Maroc! Pour le sortir de sa léthargie, il aura fallu une thérapie de choc donnée par un groupe de managers, mené par le président Mohammed Mounir El Majidi, directeur du Secrétariat particulier du Souverain. Cette task-force était et est toujours composée notamment de El Moatassime Belghazi qui sera par la suite président de l’ONA et de Ali Fassi Fihri DG de l’ONE et l’Onep (qui prendra par la suite la présidence de la Fédération de football). L’idée est de redresser ce club pour le rendre digne de la capitale politique.
    A l’origine, la nouvelle équipe propose une opération pour l’ensemble des activités sportives. Parce qu’elles sont installées en centre-ville, elles sont assises sur une fortune foncière. L’idée c’était de convaincre la municipalité de valoriser ce lieu idéalement situé au cœur de Rabat, et de se servir de l’argent pour installer les activités sportives, dont un légendaire club de boules, vers l’extérieur. Un programme parfait sur le plan technique, mais qui se heurte à des résistances politiques au sein du Conseil de la ville, où l’opposition met tout son poids et toute son imagination en branle pour tuer le projet. L’affaire occupe les salons et pas seulement de Rabat durant tour l’hiver et le printemps 2008 : normal, il n’y a pas que du sport, il y a aussi des peoples très en vue, du côté du conseil municipal, et encore plus du côté du FUS.
    Les hommes du FUS sont attaqués, y compris sur le plan personnel. Attaques très injustes car ce sont des bénévoles.
    Pourtant, l’affaire ne péréclite pas, comme cela se passe souvent. Après des mois d’aller et retour, un programme finit par faire consensus. Au lieu de l’immense projet à ressorts multiples qui aurait aussi remodelé et modernisé la capitale, les deux conseils, celui de la ville et celui du FUS, se replient sur une ambition gérable, dans le contexte politique local : on va se contenter de redresser les ports r’bati. Et ça marche: quatre ans après, le club est remonté en Première division, il a remobilisé son public. Et cerise sur le gâteau, il gagne la coupe du Trône et celle de la CAF en 2010 sans oublier qu’il a été finaliste de la Super coupe d’Afrique. Fath, le bien nommé, dont le nom en arabe signifie conquête!
    Le FUS avec toutes ses sections tourne autour de 32,5 millions de DH, dont 25 pour le roi des sports, le foot. Ces montants sont bien inférieurs aux budgets des autres clubs comme le Wydad ou le Raja par exemple. Sur le plus long terme, notons que la formation est stratégique pour avancer vers le professionnalisme. Le Fath a monté une pépinière, qui compte aujourd’hui plus de 1.000 enfants, âgés de 7 à 13 ans.
    Les péripéties du redressement du FUS sont significatives des difficultés du sport au Maroc. Mais elles sont significatives aussi des capacités de progression qu’il recèle.
    Mohamed CHAOUI

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