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    Enquête

    Crise du sport: Opacité, absence de procédures, de résultats… le jeu trouble des fédérations

    Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager
    Fiasco sur fiasco et une mise à niveau qui se fait attendre
    Ouzzine exige le «retour vers la légalité» et la bonne gouvernance

    Toute une jeunesse qui se tient prête à faire ses premiers pas dans la très éprouvante compétition sportive et le Maroc a vraiment besoin de renouveler ses élites. Mais cela ne peut se faire sans l’implication des fédérations sportives dont les objectifs sont aujourd’hui détournés

    «FINI l’amateurisme et la gestion opaque dans les fédérations. Nous exigeons le retour vers la légalité». Plus de répit pour les fédérations sportives pour Mohamed Ouzzine, ministre de la Jeunesse et du Sport. «La machine est déjà en marche pour organiser la gestion du sport, démocratiser sa pratique, renforcer la base des participants, préparer des sportifs de haut niveau, et redorer le blason du sport national», précise-t-il.  En effet, ce travail d’organisation s’appuie principalement sur l’association sportive considérée comme une des structures déterminantes dans le développement socio-éducatif. Pour cela, le Royaume s’est doté d’une législation sportive favorisant la constitution de fédérations sportives nationales, dans le respect des principes fondamentaux de la démocratie et permettant la participation active de l’ensemble des composantes de la société civile.
    Le pays compte actuellement, en plus du Comité national olympique, 46 fédérations sportives nationales, 150 ligues sportives régionales et 7.000 clubs affiliés aux différentes fédérations. Le nombre des licenciés, toutes disciplines confondues, est évalué à 250.000, sans toutefois une élite qui émerge. Les résultats «catastrophiques» des sportifs marocains aux JO de Londres l’ont confirmé. Ils ont mis à nu plusieurs dysfonctionnements dont l’origine est imputée à la mauvaise gestion des fédérations. «Elles avaient pourtant profité en 2011 d’une enveloppe de l’ordre de 220 millions de DH mais sans aucun résultat», martèle Ouzzine. Pis encore, ces fédérations, dont la plupart n’ont pas tenu les assemblées dans les délais en conformité avec la loi en vigueur, n’ont jamais fourni de documents comptables au département des Sports. Bizarrement, le ministère, lui-même, ne disposait pas d’un manuel de procédure et de suivi des subventions qu’il leur octroie. Par ailleurs, certaines fédérations sont constituées de moins de 10 clubs. Celles-ci n’acceptaient plus de nouveaux adhérents pour veiller à la pérennisation d’un même bureau fédéral.  Des pratiques que le département de tutelle s’évertue actuellement à faire disparaître. Ouzzine y veille personnellement. Dès sa nomination, il a chargé trois cabinets d’audit d’envergure de décortiquer la gouvernance des fédérations et essayer de rétablir l’équilibre administratif, humain et surtout financier. A l’issue de leur mission, les auditeurs ont constaté qu’il y avait des défaillances énormes dans la gestion des fédérations sur les plans administratif (aucune traçabilité, très peu de rigueur, absence de code de procédure), financier, technique, etc. «Ce n’est pas tant une question d’équilibre qu’une problématique de gestion», souligne le ministre. Et d’ajouter: «il y avait manifestement un recadrage à faire avec chaque fédération pour revenir à l’essentiel de sa raison d’être et lutter contre la rente sportive». En effet, les fédérations sont des associations sportives dont le principe de fonctionnement reste le bénévolat et dont la vocation première n’est autre que l’encadrement des clubs sportifs et la promotion de la discipline qu’elles représentent. «Les fédérations sportives sont aussi le partenaire naturel et essentiel du ministère et la mise à niveau de ce partenariat est notre premier chantier», déclare le ministre.Pour faire vite, il fallait instaurer les nouvelles démarches tout simplement transparentes et juridiques. En pratique, le cabinet d’Ouzzine a piloté, en 2012, quelque 220 réunions avec les responsables fédéraux afin de «reconstruire une nouvelle relation basée sur la transparence». A l’issue de ce «marathon» de rencontres, 30 fédérations (sur 46) ont répondu aux exigences légales établies afin de profiter de deniers publics. Signant les contrats-programmes avec le nouveau ministre, elles ont reçu 30 millions de DH (au lieu de 220), mais avec un programme étendu. En clair, les fédérations savent qu’elles sont désormais tenues d’assurer une bonne gouvernance avec une comptabilité en bonne et due forme. Elles sont aussi obligées d’améliorer leur gouvernance juridique, élargir leurs bases de pratiquants et contracter des assurances pour les sportifs. La mise en œuvre de leurs contrats-programmes est élaborée suivant des objectifs fixes et chiffrés s’inscrivant dans un projet à moyen et long terme. Ainsi, toutes les fédérations doivent s’engager par écrit à respecter les lois en vigueur et multiplier par 3 ou 4 le nombre de pratiquants et d’avoir des clubs adhérents dans toutes les régions du Royaume.
    Pour 2013, Ouzzine veut «une mobilisation pour le sport» à tous les niveaux: il faut qu’il y ait plus de licenciés qui participent aux championnats et à la coupe du Trône. Pour cela, le ministre a fixé le montant des subventions qui seront octroyées aux fédérations à 120 millions de DH. En outre, son département cherchera des partenaires parmi les conseils élus pour la réalisation d’une centaine de terrains de quartiers dans les différentes villes. Avec les fédérations, le volet gouvernance reviendra à la charge. «Nous voulons que 70% de la subvention octroyée aille au sport et aux sportifs et non pas à l’événementiel. Aujourd’hui, les chiffres sont inversés», conclut le ministre.

    Hand, basket... la balle devant la justice!

    LE ministère a convié début janvier la fédération de handball au débat, mais celle-ci a encore une fois brillé par son absence. La rencontre qui devait être consacrée à l’examen des problèmes du secteur et des divergences des points de vue entre les différentes composantes de la fédération royale marocaine de handball national n’a pas eu lieu. Même absence pour la fédération de basket, qui de plus, faute de l’élection d’un bureau dirigeant sur des bases légales, est dans l’impasse. Celle-ci n’aurait, apparemment, pas de pièces justificatives à fournir au ministère, dont elle avait précédemment reçu 20 millions de DH de subventions. Elle risque, à l’instar de la fédération de handball, de se retrouver face à la justice. Les responsables du handball doivent actuellement s’expliquer devant les tribunaux de cette même absence de justificatifs sur les deniers reçus de l’Etat.

    Les temps forts Mexico 1970

    Nostalgie, quand tu nous tiens! Absente depuis 1934, l’Afrique retrouve la phase finale en 1970 au Mexique grâce au Maroc ! Les Lions de l’Atlas passent tout près de l’exploit face à l’Allemagne (1-2). Pour leur entrée dans la compétition, les Marocains, dirigés alors par l’entraîneur yougoslave Bjagoje Vidinic, s’inclinent 2 à 1 devant la République fédérale d’Allemagne (RFA).

    Addis-Abeba 1976

    Autre moment phare des annales du football marocain, la Coupe d’Afrique des Nations en 1976. Les Lions remportent leur première et unique coupe continentale cette année-là à Addis-Abeba. Baba et Ahmed Faras étaient les stars incontestées du Onze national.  L’exploit ne se reproduira jamais sauf en Tunisie (en 2004) avec le team Zaki qui a perdu la finale face aux Tunisiens.

    Mexique 1986

    Le Onze national est la première équipe africaine et arabe à franchir le 1er tour du Mondial. Dirigée par le Brésilien Faria, l’équipe a fait de gros  exploits au stade de Guadalajara. Pour l’ultime rencontre du premier tour, le Maroc domine le Portugal, au score comme dans le jeu: il mène 3 à 0 grâce au doublé du milieu de terrain Dolmy et de l’attaquant Krimau. Les Lions s’imposent 3 à 1. Ils  passent aux huitièmes de finale!

     

    Youness SAAD ALAMI

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