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La mairie de Tanger navigue à vue

Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager
Les recettes ont fondu comme neige au soleil entre 2008 et 2011
Absence de vision stratégique en matière de gestion des recettes communales

Les recettes de la mairie de Tanger ont attiré l’attention des juges de la Cour des comptes. Selon des chiffres relevés sur la dernière édition du Rapport de la Cour des comptes, les recettes de la ville de Tanger ont en effet chuté de 207 millions de DH en 2008 à 140 millions de DH en 2011. En parallèle, le reste à recouvrer des recettes propres de la mairie a connu une augmentation continue pendant la période 2004-2009, en passant de 90 millions de DH en 2004 à 104 millions de DH en 2009. Ce reste à recouvrer a enregistré, heureusement, une diminution pour se stabiliser à 76,7 millions de DH en 2011.
Selon les limiers de Driss Jettou, président de la Cour des comptes, la ville de Tanger manquait à l’époque d’une vision stratégique en matière de gestion des recettes communales en général, et des recettes propres en particulier. Elle s’est contentée d’une gestion quotidienne des recettes sans aucune planification lors de cette époque qui a coïncidé avec la période où Samir Abdelmoula a pris les rênes de la ville de Tanger sous la bannière du PAM. Dans certains cas, le volume des recettes ne répond à aucune logique économique.
C’est le cas des recettes du service de la légalisation des signatures et des droits de l’état civil recouvrés par la commune urbaine de Tanger. Sur la période 2006-2010, leur montant a atteint 14,3 millions de DH, inférieur de 11% à celui de la ville de Tétouan avec près de 16 millions de DH, alors que la population de Tanger est le double de celle de Tétouan, selon le recensement de 2004. La Cour recommande à la commune d’élaborer un plan stratégique de gestion des recettes qui détermine les objectifs escomptés de façon claire et fixe un planning pour les mesures pratiques à prendre.
De même, les magistrats de la Cour régionale des comptes recommandent à la commune de procéder à la séparation des fonctions de la régie des recettes, notamment le recouvrement, des autres fonctions de gestion des recettes et de fournir les centres de recouvrement en équipements nécessaires y compris les coffres-forts qui font dans la majorité des cas défaut.

Larache: La Régie épinglée à nouveau

Un peu plus au sud, la Cour des comptes s’est à nouveau intéressée à la gestion de la Régie intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de la province de Larache (Radeel). Epinglée l’année dernière pour gestion hasardeuse, les limiers de la Cour des comptes ont trouvé matière à redire dans ses comptes. Cette fois encore, c’est au niveau de la gouvernance que les critiques ont fusé. En effet, il est reproché au comité de direction de cet organisme public de ne pas remplir ses fonctions, surtout en matière d’investissement. Et vu les sommes en question, il y a de quoi s’inquiéter. En effet, le budget d’investissement de la RADEEL arrêté en 2011 s’est élevé à 168,23 millions de DH alors que le cumul sur la période 2005-2010 est estimé à 375,31 millions de DH. Malgré ces montants d’investissement, le comité de direction ne prend la peine de se réunir que 2 fois par an au lieu de le faire de manière mensuelle. A noter que la Régie de Larache, malgré ces critiques, n’a pas cru opportun de répondre.

De notre correspondant, Ali ABJIOU

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