×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Tourisme: Le prochain rendez-vous au Brésil
DNES à Madrid, Youness SAAD ALAMI

Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager
Haddad a déjà commandé un stand à la foire de Sao Polo prévue en avril
Objectif, focaliser sur des nouvelles destinations comme les pays de l’Amérique latine
Au Fitur, les Régions du Maroc dévoilent leurs charmes

Le ministre du Tourisme s'est réuni, jeudi 31 janvier, avec les présidents des CRT des différentes régions du Royaume. Le but étant de souder les actions et mener un forcing sur le marché de l'Amérique latine. Haddad a annoncé la promotion du Maroc au salon de Sao Paolo (Brésil), prévu en avril prochain

FRILEUX, les touristes cherchent des destinations «sûres». Le Maroc, implanté dans une zone de turbulences, ne peut échapper à l’amalgame. «Vous êtes voisins de l’Algérie, proches du Sahel et Mali,…et vous avez un gouvernement islamiste.». Telle était la première question adressée à Lahcen Haddad par la presse internationale au Fitur, à Madrid. Le ministre du Tourisme qui n’a pas mâché ses mots a souligné que «notre pays offre une meilleure qualité de vie à ses visiteurs et les touristes n’ont rien à craindre au Maroc». Pour lui, «les frontières maroco-algériennes sont fermées, et celles du Sahara sont sous contrôle. Donc, il n’y a pas de craintes avec le voisinage». Voilà ce qui pourrait réconforter les esprits et encourager la commercialisation des différentes régions.
Au Fitur, qui se poursuit jusqu’à dimanche, il y a moins de visiteurs que les années précédentes, certes. Mais cela n’empêche pas les opérateurs d’approcher les TO et les hauts responsables du secteur à travers le monde. Ainsi, quelque 200 professionnels marocains ont fait le déplacement pour vanter leurs territoires respectifs. Le quart étant venu de Marrakech. Toute proportion respectée, c’est cette même destination qui réalise le gros de la recette touristique du Royaume. Ses différents présidents d’associations (hôteliers, guides, transporteurs…) s’accordent tous à affirmer que la «reprise sera bel et bien en mars prochain». Pour Youssef Ouhaddou, président des transporteurs marrakchis, «il faut vite renouveler le parc autocars et le renforcer afin de répondre aux exigences des touristes». S’adressant au ministre, Ouhaddou sollicite «une coordination avec les autres départements afin de préparer les autorisations d’import et faciliter le dédouanement des bus dans les plus brefs délais». D’autant plus que la commercialisation d’un produit culturel comme Marrakech, nécessite aussi des visites à bord de bus touristiques bien équipés (système audio multi-langues, conforts…), indique-t-on. Fès, l’autre destination culturelle, est venue, elle aussi, avec une forte délégation. Présidée par Aziz Lebbar, patron du CRT, celle-ci a réitéré sa demande de densifier le transport aérien et dynamiser la promotion à travers l’organisation de semaines culturelles. «Nous sommes vivement intéressés par les touristes chinois, japonais, américains, anglais et australiens. Notre programme s’appuie sur l’organisation de semaines culturelles et gastronomiques dans les principales capitales de ces différents pays», souligne Lebbar. Même son de cloche auprès de Yassir Jawhar et Mehdi El Abbadi, tous deux vice-présidents du CRT. Pour le premier, l’animation ne sera plus le maillon faible de la destination Fès. Jawhar propose à cet égard, en plus du riche agenda culturel déjà mis en œuvre (festivals des musiques sacrées, andalous, Jazz in riad…), l’organisation d’une sorte de marchés de nuit, comme à Madrid, où il fait bon vivre avec musiques et tapas, chaque soir à partir de 22h, à des prix très concurrentiels. «Ce projet pourrait voir le jour dans le marché central de l’avenue Mohammed V à Fès», propose Jawhar. Ceci pour captiver une clientèle jeune et bonne vivante qui tend généralement pour le city break avec une DMS (durée moyenne de séjour) de 3,5.
Pour sa part, El Abbadi insiste sur l’importance du marché ibérique notamment pour la commercialisation du Maroc en Amérique latine et de drainer à partir de l’Espagne les excursionnistes anglo-saxons qui combinent le package Espagne-Tanger-Fès. El Abbadi, également président de l’Association régionale des maisons d’hôtes (Armh), affirme que ces touristes sont généralement très friands de maisons d’hôtes. «Les Brésiliens et les Portugais sont vivement intéressés par des liaisons aériennes directes avec la ville de Fès et de Saidia durant l’été», informe pour sa part Mly Ahmed Sentissi, président de l’Association des restaurateurs. Mais parallèlement, le produit touristique doit être amélioré. Ceci en éradiquant les nuisances touristiques (mendiants, vagabonds, guides clandestins…),  professionnalisant des métiers du tourisme, et renforcer la promotion. Il faut dire que les doléances des opérateurs sont presque les mêmes dans les différentes régions, du moins celles qui étaient représentées à Fitur. A noter que le stand de la capitale du Souss, à titre d’exemple, a brillé par l’absence des opérateurs gadiris. D’autres opérateurs, notamment ceux de Rabat, Casablanca et Tanger, ont préféré exposer une offre élargie de produits. Enfin, des destinations naissantes comme Ouarzazate et El Oualidia étaient également de la partie. Pour Oualidia, le dernier né des hôtels «Beach view  hotel &spa» joue la carte de la pension complète, 4 jours à 260 euros.

Le Maroc sur tous les fronts

Pour Lahcen Haddad, le Maroc sera désormais sur tous les fronts. Le ministre du Tourisme a annoncé que le Royaume a déjà réservé un stand de 50m2 à la foire de Sao Paolo (Brésil) qui se tiendra en avril prochain. Le focus sera effectué sur des destinations comme le Mexique et d’autres pays de l’Amérique du Sud. Le but est de se positionner sur des marchés non encore habituels et drainer plus de touristes. Lesquels boudent de plus en plus les destinations risquées comme la Libye, la Tunisie, et l’Egypte. Dans les pavillons de ces trois pays, les opérateurs touristiques veulent redorer l’image de leurs destinations. Mais les TO qui suivent de prêt l’actualité de leurs régions ne s’aventurent pas.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc