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Evénement

Rapport de la Cour des comptes
A l’Ofppt, beaucoup de «filières» à chômage

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
Dans certains cas, le taux d’insertion est proche de zéro
Les jeunes ne sont pas informés sur les débouchés

Dans les NTIC,  la plupart des salles des travaux pratiques informatiques sont très insuffisamment dotées en appareils, machines et équipements. Les travaux pratiques sont réalisés sur «des machines virtuelles»  

Voilà un établissement qui chapeaute un des réseaux de formation les plus importants sans disposer pour autant d’une réelle planification de son offre. Il pourrait être catalogué parmi les «fabriques» à chômeurs. Du moins par rapport au maintien de certaines filières de formations inadaptées au marché du travail au niveau local. Celles-ci sont, selon le rapport 2011 de la Cour des comptes, à des taux d’insertions nuls. Les magistrats ont relevé une augmentation de l’offre de formation dans des filières à faibles possibilités d’insertion professionnelle, soit un taux inférieur à 30%. Les établissements relevant de l’Ofppt vont jusqu’à proposer «l’implantation de formations en méconnaissance de leur environnement socioprofessionnel». Le dysfonctionnement vient surtout, selon la Cour des comptes, d’un suivi peu rigoureux de l’insertion des lauréats. Même lorsque cette information est disponible, elle est à «l’état brut et donc difficilement exploitable».
Pour sa défense, l’Office explique que «le suivi de l’insertion des lauréats est assuré pour chaque promotion». Des opérations de collecte d’informations sont menées directement auprès des lauréats à travers les établissements de formations mais la non-maîtrise des données relatives au secteur informel fait que les taux d’insertion issus des différentes enquête restent en deçà de la réalité. Dans le catalogue de ce qui ne marche pas, l’on relève aussi des défaillances dans le processus d’information et d’orientation des jeunes. Les campagnes d’information menées annuellement  au niveau des directions régionales et des établissements de formation «se focalisent surtout sur les filières que ces structures dispensent à leur niveau sans donner davantage d’informations sur le dispositif de l’Office dans sa globalité et qui pourraient intéresser les jeunes». De plus, les informations mises à disposition des candidats sont jugées insuffisantes. Les renseignements sur les possibilités d’insertion professionnelle ne sont pas donnés… Dans son rapport 2011, la Cour des comptes a contrôlé deux axes: la formation initiale et l’organisation et système d’information de l’Office. Un «audit» qui a relevé de nombreux dysfonctionnements dont le traitement pourrait être bénéfique à l’amélioration de l’offre de formation. Des indicateurs aussi simples que le taux d’affluence ou le taux de demande pour une filière donnée ne sont pas exploités pour ajuster l’offre. Sur la période 2006-2011, la Cour des comptes a relevé une augmentation de l’offre de formation pour certaines filières, bien que leur demande enregistre des taux d’affluence faibles.  Dans son rapport, la Cour des comptes recommande à l’Office de tenir compte de la capacité d’accueil réelle de ses établissements, du  taux d’affluence et du  taux d’insertion lors de la programmation des prévisions des effectifs à former. Pour l’Office, «certaines formation dans le BTP et le textile enregistrent des taux d’affluence relativement faibles de la part des jeunes pour lesquels ces métiers sont peu attractifs. Et ce, sachant que leurs besoins en ressources qualifiées sont très importants: 50.000/an pour le BTP et au moins 10.000 pour le textile».

 

60% de la masse horaire dispensée

 

Ce sont les magistrats de la Cour des comptes qui le disent: les programmes de formation ne sont pas dispensés dans leur totalité aux stagiaires. Sur les trois dernières années, la réalisation des masses horaires n’a jamais dépassé 60%. Ce qui est de nature à compromettre les objectifs des programmes.
Chargé de former 400.000 jeunes sur la période 2003-2008, l’Ofppt a élaboré un plan de développement mais sans aucune indication sur les déclinaisons des objectifs par secteur». Des études sectorielles permettent de déterminer pour chaque secteur d’activité économique les besoins en main-d’œuvre, mais ce processus est jugé  incomplet par la Cour des comptes.
Au niveau régional, les études engagées pour un montant de 5,8 millions de dirhams ont identifié les besoins en formation professionnelle sans «proposer de véritables schémas directeurs». Elles n’ont même pas été traduites en objectifs chiffrés et ne sont pas «exploitées pour l’élaboration de la carte de la formation au niveau régional». En fait, sur la période 2003-2010, seule la direction régionale de Chaouia Tadla dispose d’un plan régional de développement de la formation professionnelle.

 

 

 

Khadija MASMOUDI

 

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