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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3785 Le 17/05/2012 | Partager

    Audiovisuel: La réforme est-elle utile?

     Complètement out!
    Heureusement que le nouveau cahier des charges pour l’audiovisuel proposé par le ministre de la Communication, Mustafa Khalfi, a été suspendu. Je n’ai pas compris la précipitation du gouvernement à réformer nos chaînes de télévision publiques. Surtout de cette manière. C’est un processus qui doit être réfléchi car notre télévision est lamentable et ce n’est pas en arabisant ou en donnant plus de place à la langue berbère que l’on va améliorer la qualité des programmes. Dans notre pays, le public est divisé en deux, entre ceux qui consomment les chaînes européennes (françaises et espagnoles) et les autres qui préfèrent les télés arabophones (Al Jazeera, Al Manar, MBC, etc.). La raison est qu’ils y trouvent de la qualité, des programmes de haut niveau, des débats… Résultat, les téléspectateurs marocains sont complètement déconnectés de leur environnement. Est-ce que les Français regardent les chaînes espagnoles?  L’arabisation totale prônée par ce gouvernement c’est juste un chiffon rouge qu’on agite pour détourner l’attention des vrais problèmes des citoyens. On veut leur faire croire que ce sont les autres langues étrangères qui plombent le développement du pays. Pourtant, la maîtrise de plusieurs langues est un atout important si l’on veut attirer les investisseurs, les touristes. Si notre pays n’était pas aussi francophone, nous n’aurions pas tous ces centres d’appels qui emploient des milliers de jeunes, l’usine Renault ne serait pas là… On n’a pas de pétrole et notre seule ressource ce sont nos jeunes. Il faut donc miser sur l’éducation pour bien les former, les laisser s’ouvrir sur le monde, parler le plus de langues possibles. C’est comme cela que l’on arrivera à relever les défis du développement. Donc, la réforme de l’audiovisuel proposée par Khalfi est complètement «out».
    F. E.

    Dans quelle école es-tu?
    L’arabisation est une catastrophe. Tous les opérateurs économiques vous le diront. Et les étudiants qui sortent de nos universités en sont également conscients. Formés en arabe, ils arrivent sur un marché de l’emploi très francophone. Alors quand le ministre Khalfi parle d’arabiser l’audiovisuel, il n’a rien compris aux défis que doit relever le pays en matière d’emploi et d’éducation. J’aimerais bien que ce gouvernement qui prône la transparence (et surtout le déballage inutile) publie la liste de ses enfants et les écoles dans lesquelles ils sont inscrits.
    Je suis sûr qu’on aurait de sacrées surprises. «Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais», selon un dicton très en vogue chez nous.
    H. J.

    Respectons nos traditions!
    Il y a tellement de choses à dire sur la qualité des émissions et de la production nationale. Ces dernières doivent être éducatives avant d’être un outil de distraction   car il ne faut pas oublier qu’on est un pays musulman. Arrêtons  ces émissions «de déperdition», plus exactement de télé-réalité,  où l’on encourage  la débauche (chant, danse) sous prétexte qu’elles font grimper les audiences. Lors d’une rencontre sur l’audiovisuel, organisée récemment dans un pays du Golfe, les critiques ont été nombreuses sur la qualité des émissions marocaines. Et nos représentants ont répondu que c’était ce que voulait la population. Incroyable! 
    M. M.

    Modernité
    Le ministre Mustafa Khalfi est peut-être venu après son époque. Le monopole qu’il veut exercer sur tous les supports audiovisuels et de communication est un monopole absolu, qui nous rappelle les périodes noires de l’histoire de l’humanité (Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, et récemment le dirigeant Kim Jung Il de la Corée du Nord). Une réforme, pour qu’elle soit positive et efficace,   doit être une démarche collective émanant de l’ensemble des décideurs, des chercheurs, des penseurs et des gens du métier, et non pas d’une démagogie ou d’une approche politico-politicienne.
    R. R.

    Stop aux dégâts
    Je pense qu’il ne faut pas mélanger les genres. Se mobiliser contre la corruption est une chose, les nouveaux cahiers des charges en sont une autre. L’objectif de   Khalfi n’est autre que l’islamisation à outrance des médias selon ses convictions personnelles en procédant selon le mode opératoire privilégié des islamistes: l’hypocrite discrétion (ou Takiat el Ikh’faa selon leur jargon). Pour ce qui est de sa démission, il ne faut trop y compter. 
    K. K.

    Anarchie
    Je pense que tout le gouvernement devrait démissionner!! A mon avis, il y a trop de bla bla dans les médias ces temps-ci et beaucoup de cinéma... Quand est-ce qu’on va réellement voir de vrais changements? Nous ne sommes plus des débiles à qui on fait gober n’importe quelle information! D’ailleurs, nos  chaînes marocaines sont complètement contradictoires... Il y a même une chaîne TV qui nous donne un résultat économique négatif le matin et positif le soir. C’est dire à quel point c’est anarchique. 
    Q. S.

     

    Justice: Enfin la réforme?

    Absolument raison
    Le Souverain a absolument raison, le système judiciaire est «le socle» de notre démarche démocratique. La justice est le soubassement à tout éventuel succès face aux défis qui sont les nôtre en matière d’éducation et de développement en général. Le premier défi  à relever est celui de la corruption, je suis persuadé que les réformes de justice à venir doivent prendre le niveau de corruption en temps réel comme indicateur principal (Key performance factor). Si la corruption au quotidien est atténuée dans les affaires publiques, ceci sera le vecteur efficace auprès de toutes les classes marocaines pour leur signifier que quelque chose de nouveau est en train de se passer réellement, qui signifie que tout le monde peut adhérer à ce que le pouvoir demande comme changement ou sacrifice. Si les réformes se cantonnent aux recommandations d’une commission ou aux paroles mielleuses dans la bouche des speakers de TV, aucun Marocain  ne se sentira  impliqué dans le changement.  Je suis conscient que la corruption existe dans les grandes démocraties aussi, mais la différence chez nous est qu’elle commence au plus bas de l’échelle. Et c’est le petit citoyen qui en souffre le plus.  
    Il faut un signal fort car le Maroc mérite d’être parmi les meilleurs et ne doit pas sombrer dans le néant comme certains pays fort réputés en Afrique, Asie et Amérique latine. La répression est nécessaire pour traiter les conséquences, mais il faut tout de suite lutter contre le discours envahissant qui fait que l’enrichissement matériel est le succès de l’homme au détriment de la moralité et de la valeur intrinsèque de l’être humain.
    B. B.

    Urgence
    Le Souverain a nommé un conseil qui devra tracer le chantier de la réforme judiciaire. J’espère que cette commission a compris que les yeux de tous les Marocains sont braqués sur elle et qu’il y a beaucoup d’attentes. En effet, la réforme de la justice servira à relancer tout le processus démocratique auquel aspirent tous les citoyens. A mon avis, il faudra commencer par prendre de vraies mesures contre la corruption car ce fléau touche maintenant tous les secteurs, même l’éducation. Il faut faire le ménage et vite. On attend des résultats.
    F. R

     

    Rétrospective gouvernementale

    Si l’on devait sacrifier à la coutume de faire un bilan des tout premiers mois de l’exercice du nouveau gouvernement, il faudrait s’interroger sur la suite donnée aux deux slogans de taille sur lesquels  le PJD, parti  majoritaire,  s’est adossé lors de sa campagne électorale: la recherche et la promotion des compétences sans discrimination pour les hauts postes de responsabilité  et le respect des libertés d’opinion et d’accès à l’information.
    Depuis l’indépendance du Maroc, les critères de la compétence et de l’expertise sont quasiment  ignorés dans la nomination aux hauts postes de responsabilité. 
    L’incompétence des décideurs  est l’un des pires  maux  dont souffre le Maroc car elle constitue une entrave à son essor. L’accès à la responsabilité publique y  est  essentiellement déterminé par les relations partisanes, d’intérêts ou familiales. On a longtemps assisté et on continue d’assister au «parachutage» de responsables qui n’ont ni expérience ni connaissance du secteur ou de l’institution qui leur est indûment confiée.
    Le «parachuté» passe la majeure partie de son mandat à découvrir son secteur d’activité, à essayer de saisir  les particularités de sa  nouvelle responsabilité. Ses décisions sont souvent  inadéquates et  il parvient à la fin de son mandat sans obligation de rendre des comptes.   Ce qui ne l’empêche pas de continuer son ascension sociale en atterrissant dans d’autres postes de responsabilité. L’amertume  des  véritables «compétences» des différentes institutions  et surtout le ralentissement  de la marche de celles-ci  sont les conséquences de cet état de fait.
    Conscient de cette problématique,  le PJD a fait de la promotion des compétences sans discrimination un des slogans forts  de sa campagne électorale. Sorti majoritaire des élections législatives, il a forcé le respect en adoptant,  pour le choix de ses candidats ministrables, une démarche  basée sur la transparence et le mérite.
    Cette approche inédite au Maroc a poussé une grande partie de la population à voir dans le PJD un porteur d’espoir.  Espoir de voir l’attachement à la transparence et à la mobilisation des compétences devenir une règle incontournable dans le choix des  décideurs. La promotion des compétences ne devrait en aucune façon être liée à une obédience politique, à des relations d’intérêt ou familiales et ne devrait sacrifier à aucune discrimination a fortiori celle basée sur le sexe.
    Le nouveau gouvernement ne devrait pas perdre de vue qu’il sera comptable, à la fin de son mandat, de la compétence des responsables choisis.
    L’autre slogan sur lequel le parti majoritaire a basé sa campagne électorale est  le respect des libertés dont celle de d’opinion et de l’accès à l’information. Constat est  fait que ces libertés ont vite été malmenées par la récente série d’interdictions de supports écrits.
    Un numéro du Nouvel Observateur a été interdit sous prétexte qu’il comportait une illustration personnifiant Dieu,  portant, ainsi, atteinte à la religion musulmane.  Or,  il est clair que la notoriété de ce type de revues est le fruit de leur qualité et de leur sérieux. Il ne faut pas également oublier qu’il s’agit d’un hebdomadaire édité en France et qui cible en premier un public français, dans un pays qui respecte les libertés d’opinion et de conscience. La critique de toutes les religions aussi bien la chrétienne que la juive et la musulmane y est chose admise.
    Le gouvernement  devrait avoir constamment présent à l’esprit que, de nos jours,  les nouvelles technologies et Internet ont démocratisé la lecture des journaux et l’accès à l’information. Interdire les supports en papier n’a aucune emprise sur l’information elle-même puisqu’elle continue à circuler. 
    Reste l’espoir de voir les personnes qu’il faut à la place qu’il faut et de ne plus voir des personnes sans compétence aucune «parachutées» à la tête de secteurs importants. C’est  l’espoir d’une frange de la population qui a voté PJD pour le changement et pour une meilleure gouvernance  sans pour autant adhérer à la totalité des idées qu’il prône.
    F. D.

     

    Croissance: Manne douanière 
    Les recettes douanières constituent une manne très importante pour le budget marocain, mais les droits de douanes excessifs représentent également un frein pour l’épanouissement du consommateur local.  Si l’on fait le tour de toutes les places offshore du monde, elles ont connu une croissance très importante grâce à l’abolition ou l’inexistence des droits de douane.
    L’annulation des droits de douane au Maroc constituera un appel non négligeable pour tous les exportateurs, qui vont se diriger directement vers le marché marocain, il sera considéré comme un marché porteur sans contraintes, ni obstacles, ni restrictions.
    L’offre abondante des marchandises sur le marché local marocain donnera naissance à une bourse de marchandises où le choix et le prix seront décidés par le consommateur lui-même et non le producteur ou les intermédiaires. Même les opérations de transbordement connaîtront un essor remarquable, ce qui donnera naissance à la création de l’emploi, à la création de succursales des sociétés étrangères, à l’installation d’unités de production internationales et au développement de plusieurs secteurs d’activité. 
    R. B.

    Agréments: La liste est publiée et après?
    Cette liste publiée doit être suivie d’effet et non considérée comme un pavé jeté dans la mare. Il faut prendre des décisions concertées avec tous les membres du gouvernement sur les actions à mener pour assainir la situation. Ce secteur vital doit être géré par des entreprises structurées de manière à assurer un transport sain, sécurisé et contrôlé.  
    S. N.

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