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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3771 Le 26/04/2012 | Partager

    Le hooliganisme envahit nos stades

    D’abord appliquer la loi
    A mon avis, pour remédier à ces violences Il faudra:
    - D’abord appliquer la loi pour l’accès aux stades et enceintes sportives (interdiction aux mineurs non accompagnés),
    - Sanctionner durement les joueurs, entraîneurs et dirigeants qui, par leur vil comportement, incitent à la violence,
    - Réunir les ultras et créer une fédération (statut et code de déontologie),
    - Agir à l’école et dans les quartiers en faisant participer les stars du football,
    - Communiquer via les journaux et chaînes de radio et de télévision,
    - Créer un prix de fair-play.
    A. A.

    Vaste conspiration
    Je ne crois pas un instant que les violences dans certains stades soient en rapport direct avec le sport et encore moins résultant de supporters excédés. Ce qui se passe par contre donne l’impression d’une vaste conspiration politico/idéologique qui touche non seulement le Maroc mais également d’autres pays (cas de l’Egypte) avec pour objectif de donner naissance à un effet de foule à partir des stades pour «contester « ... dans la casse et le chaos ... ce qui peut pour l’occasion donner naissance a’ ... Un départ de feu ! .... certaines rencontres de football doivent se dérouler sans public, cela me parait être pour l’heure une solution, en attendant d’organiser et de réglementer l’accès aux stades !
    A. H.

    Certains éléments de réponse
    Il faut interdire l’accès aux stades aux mineurs et il faut hausser le prix du billet qui ne devrait pas être inférieur à 100 DH pour les grands stades des grandes villes. En plus, il faut sanctionner sévèrement les membres des comités des clubs impliqués de loin ou de près à ces agitations et interdire aussi les slogans provocateurs.
    O. D.

    Karkoubi
    Tout cela est très bien. Mais les services de sécurité feraient mieux de rafler les dizaines de dealers qui vendent, dans les entourages immédiats des stades, la fameuse drogue appelée «Karkoubi» moyennant un prix dérisoire, sinon gratis pour obtenir les tristes effets présentement déplorés et sans oublier les néfastes conséquences sur nos jeunes, surtout des mineurs, dues à la consommation de ces stupéfiants généreusement écoulés au Maroc par nos voisins-frères. Notre police est-elle à ce point aveugle? Qui est derrière cette horde de voyous? Qui les alimente en drogues et autres? Dans quel but et qui sont-ils...?
    M. F.

     Stade d’honneur: Le Maârif en a marre!
    Ce qui fut naguère un quartier sympathique et agréable, où les cultures se brassaient avec harmonie, où la culture était véhiculée par des librairies uniques à Casablanca, par des cinémas de quartier fréquentés par tous, ce qui était devenu le fief des commerces de luxe, et où il faisait bon flâner, est devenu non pas un quartier «in», mais un repère de mendiants, de clochards, de soûlards, de gamins des rues, de maquerelles et notamment de hordes sauvages lors des matchs au stade d’Honneur, où l’honneur se résume au vol, au pillage, au vandalisme, et à la violence gratuite!
    Ce quartier n’en peut plus, il est livré à tous les excès, et ses habitants sont pris en otage par des milliers d’individus venus y commettre tous leurs méfaits! Au lieu de devenir un quartier élégant (ce qu’il aurait dû normalement être vu les investissements !), il est devenu une cour des miracles, où la grossièreté et le mauvais goût dominent. Les vols à la tire sont monnaie courante, téléphones, sacs à main, portefeuilles, voire même les vêtements que vous portez sur vous ! Et les vendeurs à la sauvette se multiplient comme des petits pains, chose inédite maintenant, on y voit en plus des vendeurs de rues classiques, de vieilles Hajja, vendant des babioles et autres bricoles à même la rue! Ne parlons même pas des artères sales en permanence, et où les équipes de nettoyage n’arrivent même pas à dominer la saleté ni même de la circulation bruyante et anarchique qui pollue nos oreilles et nos poumons!
    Et le pompon si j’ose dire, c’est lors des jours de match! Comme si cela n’était pas suffisant, nous voilà envahis par des hordes de jeunes sans éducation, tapageurs, grossiers, vociférant des insultes aux habitants, et se transformant pour l’occasion, en groupes de 50 ou 60 personnes, se mettant à sillonner les rues, et dévalisant au passage, les commerces qui se barricadent comme ils peuvent, détroussant les passants qui ont le malheur de les croiser, moi-même avec un ami avons eu juste le temps de pénétrer dans un immeuble pour nous protéger derrière une porte en fer, pour ne pas être dévalisés sur place, téléphones, sacs, vêtements, argent, chaussures, de justesse nous avons échappé au détroussement total, pour ne pas nous retrouver nus dans la rue !
    Parfois des passants se font agresser physiquement, j’ai un ami qui est tombé comme ça, au milieu d’une troupe d’enragés, qui l’ont bastonné, en lui volant ses effets personnels un jour où il a eu le malheur de venir au Maârif lors de la sortie d’un match ! Et pas un policier, rien pour faire respecter l’ordre, rien pour protéger les habitants, nous sommes livrés aux pilleurs et aux assassins en puissance !
    A quand la destruction pure et simple du Stade d’Honneur, qui n’a plus sa place à cet endroit de Casablanca? A quand un beau jardin pour tout le monde à sa place? Utopie? Ou faudra-t-il avoir une police privée, pour protéger nos familles, nos enfants, nos biens, avant qu’un grand malheur n’arrive?
    Les responsables politiques, les responsables communaux, la police, les syndicats de quartier, ont-ils bien conscience des dangers qui planent sur cette partie de la ville?
    Sans réaction des autorités, nous glissons progressivement vers une zone de non droit, qui sera un jour le ferment de bandits, de voyous en tous genres, de dealers et de terroristes!
    A. D. R.

     

    En prison pour des «sex toys»

    Contrebande
    La clientèle potentielle va se tourner vers la contrebande. Le fisc est perdant. Le juge a eu la main lourde pour cette affaire considérée comme une atteinte aux bonnes moeurs.
    E. A.

    Les carottes sont là
    Pourquoi la contrebande ? Puisque les carottes sont là pour faire l’affaire d’après notre illustre «Moufti», tout au moins pour la gent féminine? Pour les hommes, on attendra une autre «fatwa», entre temps ils peuvent se soulager sur des cadavres. N’est-ce pas Mr Khalfi, vous qui voulez coller un «Moufti» pour toutes les émissions télévisées? A propos comment faire pour Studio 2M? Je pense qu’il est temps de le rayer de la grille des programmes et penser sérieusement à le remplacer par des soirées de Samaa et Madih...
    M. F.

    Bâton ou carotte?
    Je lis sur votre quotidien les suites de l’affaire des sex toys. Ma cousine, revenant du marché ce même jour, m’indique qu’il est très difficile de trouver des carottes. Vous serait-il possible de diligenter un(e) journaliste afin de déterminer s’il s’agit d’un stockage de précaution de la part de la clientèle concernée par les jouets mentionnés, ou bien s’il s’agit d’une saisie de la part des autorités. Les marchands de légumes courent-ils des risques d’enfermement? Cela peut-il avoir des conséquences heureuses sur l’encombrement de la voie publique par les petits commerces devenus doublement illicites ? La décision aura-t-elle des répercussions sur les touristes africains et  du Moyen-Orient ? Pour nous résumer : au Maroc … plutôt le bâton que la carotte ! Toutes mes félicitations
    E. V.

     Quel sort pour les herboristes?
    Quel sort réservera-t-on donc à ces «Achaba» (herboristes) dont les étalages regorgent de produits et autres attirails dits aphrodisiaques? Et à ces frérots barbus qui, à la sortie des mosquées et aux alentours, vous crient les vertus incontestées du fameux «Khoudanjal», testé et utilisé du temps du prophète et ses compagnons? Certes, il s’agit là de produits revêtus du sceau « halal». Par contre les sex-toys c’est plus franc, plus direct et moins hypocrite que nos pratiques courantes, mais bien dissimulées des regards comme il est «islamiquement» recommandé: les apparences sont sauves.
    M. F.

     

    L’article de Alain Bentolila, publié le 18 avril 2012, a suscité des réactions très marquées

    Chaud au coeur
    Cher collègue, votre article dans  L’Economiste marocain nous a fait chaud au coeur et ce d’autant qu’il est très équilibré (…). Nous sommes beaucoup à penser que le couple algérien/français peut sortir l’école du marasme dans lequel elle se trouve. Nous avons suffisamment perdu de temps comme cela! (...) Nous avons suffisamment condamné nos élèves à l’analphabétisme en les obligeant à apprendre dans une langue qu’ils ne maîtrisaient pas (...)
    H. G., Professeur à Alger

    Ces choix linguistiques ne sont pas innocents...
    J’ai lu en ligne le point de vue du  professeur Alain Bentolila sur l’enseignement en Algérie.  Je remercie L’Economiste d’apporter un peu de clarté et de vérité à un débat où depuis tant d’années règnent le mensonge et l’obscurité..... Vous avez mille fois raison de dire qu’il ne s’agit pas d’une bagarre entre arabe et français mais qu’il faut que l’on choisisse la meilleure solution pour nos petits Algériens..... N’oubliez surtout pas tous ceux qui ont pour langue le berbère et qui sont laissés sur le chemin de la lecture..... L’article est suffisamment lucide et prudent pour ne pas poser la question; «A qui profite le crime?» Mais ici nous savons que ces choix linguistiques ne sont pas innocents...
    Un lecteur de  L’Economiste à Tizi Ouzou,

    A mon ami Alain Bentolila…
    Il y a des erreurs dans l’article de Alain Bentolila, dont une  qui concerne la nature de la langue arabe enseignée à l’école. «L’état de langue enseignée» pour reprendre une terminologie linguistique, est celui des médias et de la littérature contemporaine. Il diverge sur pas mal de points de celui du Coran.
    De cette erreur découle un amalgame qui consiste à dire que l’enseignement de la langue du Coran induit la sacralité et la Révélation « qui tombe » et interdit tout apprentissage d’une lecture intelligente et interprétative. Ceci est faux parce que je peux t’assurer que l’élève qui étudie un roman, un poème ou un article de journal en arabe ne pense pas du tout au Coran et ne s’interdit pas d’interpréter, de critiquer ou de vivre des émotions à travers ses lectures.
    La question du développement de l’esprit d’analyse et de critique est liée à la relation et aux méthodes pédagogiques et n’a rien à voir avec la langue. (…) l’état « désastreux », je te l’accorde, du système éducatif algérien ou marocain n’a rien à voir avec la problématique de la langue. Ce lien escompté résulte d’une idée reçue et propagée à des fins idéologiques. Les raisons sont complexes et nécessitent bien plus qu’une réaction à une chronique. ( …) Il n’est pas juste de dire qu’un enfant arabophone se retrouve devant deux langues étrangères, l’arabe et le français. Vouloir mettre à distance égale les deux langues relève là aussi de l’amalgame idéologique. Car c’est ignorer tout ce qui lie les deux variétés de l’arabe. Or les deux variétés ont pratiquement le même système phonétique, un grand fonds lexical commun et même des similitudes au niveau de la syntaxe.
    C’est cette proximité qui permet à des adultes analphabètes de suivre des télé-journaux ou des feuilletons en arabe commun. C’est aussi cette proximité qui permet à un arabophone de s’adapter rapidement et spontanément au dialecte arabe d’un pays d’accueil qui n’est pas le sien.
    Hassan Esmili, Professeur des Universités, Maroc

     

    Trois mois de vacances par an !
    Dans les administrations, le vendredi est de fait un jour férié. Comme il y a 17 vendredis, de janvier à avril 2012, Il y a donc 17 jours de congés supplémentaires, soit deux mois de vacances supplémentaires, payées,  chaque année. Cela devrait être assimilé à une grève illégale, donc retirée du salaire. Et si l’on ajoute à celle-ci les grèves «légales», il vous suffira de faire les comptes ! Evidemment, les «travailleurs» que nous visons ne sont pas tous de la même administration, mais tous font partie du service public. Ce «laisser faire»  n’est pas pris en considération par nos dirigeants, ni passés ni présents. Ils ne s’intéressent pas aux obligations du droit public telles qu’elles sont enseignées dans nos facultés de droit. Et je ne crois pas à leur ignorance. Je suis persuadée qu’ils savent qu’il y a un Monsieur Gogo, la victime, sujet de droit,  qui n’y est pour rien et qui est pris en otage! Je pense que si l’on ne peut pas agir sur le comportement, par la culture, la morale ou la religion, il y a d’autres moyens plus terre à terre qui s’adaptent à ce comportement irresponsable: c’est de prévoir le travail jusqu’à 18h le vendredi avec une pause de 2 heures à midi. L’absence après 14h devrait être sanctionnée par une retenue de l’équivalent d’une journée de salaire.  Le pointage devra être fait par une machine, car elle n’a pas de sentiment.
    H. C. contribuable en colère.

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