Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3761 Le 12/04/2012 | Partager

El Khalfi veut tout contrôler

Du talibanisme
Nos libertés individuelles sont menacées avec les islamistes. Ils n’ont pas parlé de ça dans leur programme électoral, mais là, ils montrent leur vraie face. La bonne gouvernance pour eux c’est islamiser la société et la talibaniser. Soyons vigilants.
M. M.

Trop fort !
Je pense que le mot «talibaniser» est trop fort en matière de comparaison ... Les islamistes qui ont gagné aux élections sont des modérés... D’ailleurs les bonnes actions qu’ils ont déjà entamé montrent leur sérieux et bonne conduite... Ces gens méritent des félicitations et des encouragements ...
C. A.

Pas de ligne directrice
La nature a horreur du vide, surtout religieux, où s’engouffrent  tous les vendeurs de chimères, et que le public non averti, prend pour argent comptant. Nos institutions religieuses officielles sont tétanisées par les fatwas en tout genre qui fleurissent au gré des barbes, des enseignes dites pieuses, et maintenant les militants-ministres PJD s’engouffrent dans la brèche, et prônent en fonction de leurs accointances idéologiques, qui la fin du tourisme impie.., qui autorise des mariages à 9 ans, qui des pratiques sexuelles avec les morts, voire des substituts sexuels appelés sous d’autre cieux «sex-toys».
Comment s’étonner dès lors que le ministre idéologue ne prône pas l’appel à la prière sur toutes les chaînes, les festivals «halal», le port du voile obligatoire pour les speakerines, etc.
Les défenseurs des libertés publiques se terrent dans le silence, comme cela a été constaté lors du débat constitutionnel sur la liberté de conscience etc. Petit à petit, les illuminés s’enhardissent, prennent exemple sur la Tunisie et l’Egypte qui deviennent l’alpha et l’omega «printemps» dit arabe, et qui n’est en réalité que régression des libertés. La fin de Moubarak et de Ben Ali est considérée comme la fin des impies, des dictateurs, des mécréants etc. Le rigorisme religieux est assimilé à un nettoyage intellectuel et idéologique de tout ce qui peut être assimilé aux valeurs occidentales, telle que liberté de pensée, de vivre. Khalfi, Ramid et d’autres Pjdistes tirent à boulets rouges sur nos libertés et considèrent leur mandat électoral, comme un permis de nous dicter comment vivre, penser. Nous sommes Musulmans avant le PJD et nous le resterons après le PJD. Les directeurs de conscience ne représentent qu’eux-mêmes. Nous, nous sommes majeurs et vaccinés et faisons la part des choses. Nous avons Dieu, mais le PJD ne sera pas notre maître, notre conscience.
J. B.

 

Pétrole au Maroc: Longreach Oil and Gas réagit

L’entreprise, Longreach Oil & Gas, conteste le traitement dans nos éditions n° 3752 du 3 avril et 3753 du 4 avril, de son communiqué de presse du 29 mars:

«Longreach Oil and Gas Ltd est une entreprise publique au Canada listée sur le marché TSX-V de la Bourse de Toronto, et de fait la société est sujette aux règles de diffusion continue d’informations conformément aux lois canadiennes régissant les marchés boursiers.
Le communiqué de presse du 29 Mars 2012, auquel les articles des 3 et 4 avril font référence, s’aligne avec les pratiques régulières et habituelles liées à la communication d’information relative à la mise à jour des estimations de ressources prospectives. Comme vous pourrez le remarquer, en aucune façon le communiqué de presse ne suggère l’annonce d’une quelconque découverte d’hydrocarbures. Le communiqué indique de façon simple et précise les bornes basse, moyenne et haute d’estimations de ressources prospectives («Unrisked prospective resources ») préparées par le cabinet d’audit indépendant Netherland, Sewell & Associates Inc. en relation aux licences de Sidi Moussa et Foum Draa, où Longreach détient des parts d’intérêt. Il est bon de souligner que le communiqué fait clairement référence à des «prospects» et des «pistes» et non à des découvertes ou des réserves comme il est mentionné dans les articles du 3 et du 4 avril. Longreach dit regretter la caractérisation de l’annonce comme étant « étrange » en titre de l’article du 3 avril 2012, ainsi que l’évocation de similitudes circonstancielles avec l’affaire Talsint».
NDLR:
Longreach Oil and Gas Ltd critique le traitement de son communiqué de presse publié le 29 mars 2012 à propos des travaux d’exploration pétrolière. L’Economiste a bien expliqué qu’il s’agissait d’indices et qu’il fallait attendre d’autres études et évaluation avant de parler de réserves. L’entreprise conteste aussi le fait que les articles en question citent le cas de Talsint. Cela ne nuit nullement à  Longreach Oil and Gas mais Talsint est dans toutes les mémoires et l’on ne pouvait pas ne pas faire allusion à ce cas. Par ailleurs, les réponses de l’Onhym aux questions de l’Economiste développées dans l’article du 4 avril affirment aussi qu’il est trop tôt pour se prononcer et que d’autres études sont nécessaires, notamment le forage.

 

Fonction publique/remunérer au mérite

Ne pas mettre la charrue avant les boeufs!
Un cadre administratif, bac+6, 20 ans d’expérience, peut se retrouver, selon l’humeur de son supérieur, au placard sans fonction, ni mission déterminée. Il ne fera que surfer sur le net, tailler la bavette avec d’autres fonctionnaires tout aussi oisifs...Résultat, le travail n’avancera pas.  Quand le sommet de la hiérarchie d’une administration (Directeur ou SG) se tourne les pouces à longueur de journée, comment voulez-vous que la base de la hiérarchie puisse - «travailler plus pour gagner plus»? pour emprunter cette formule à Nicolas Sarkozy, le président français. Il sera encore moins question de valoriser le mérite. Mais de quel mérite parlons-nous, quand les nominations se font à la tête du client, ou quand les postes de responsabilités s’attribuent de gré à gré, ou quand il existe un fossé entre les primes octroyées aux supérieurs hiérarchiques et celles des «subordonnés». Alors, de grâce, messieurs les décideurs, ne mettez pas la charrue avant les boeufs, faites d’abord en sorte que la DRH, quand elle existe, fasse son travail de gestion de carrières, de reconnaissance du travail accompli. Soyez honnêtes avec vous-mêmes, messieurs les décideurs, et comme dit l’adage: charité bien ordonnée commence par soi-même. A bon entendeur, salut!
K. A.

L’évaluation est une bonne initiative
A mon avis, un fonctionnaire doit être soumis à une évaluation sérieuse sur le rendement et l’assiduité. Je suis complètement d’accord avec l’idée que chaque fonctionnaire quel que soit son grade doit subir le contrôle d’une commission autonome établie par l’administration centrale. Cette commission a pour but de mener l’enquête et d’établir son rapport sur chaque fonctionnaire qui n’a pas été assidu dans son travail et qui a manqué de respectabilité envers sa responsabilité. Je suis totalement d’accord que le salaire d’un fonctionnaire doit être basé sur le mérite, le rendement et l’efficacité.
M. E

 

Affaire Amina: Il est temps de changer la loi

Quand la loi enfante le suicide!
Amina a été poussée au suicide. Son geste a permis de réaliser qu’il existe encore des lois archaïques dans notre pays. Messieurs les décideurs, n’oubliez pas que vous avez des filles et des petites filles, et qu’un jour, peut-être,  l’une d’entre-elles vivra ce qu’a enduré la pauvre Amina. Alors je suis sûre et certaine que vous allez changer cette loi. Comment pouvez-vous trouver raisonnable que l’on autorise un violeur à réparer son crime en épousant sa victime? Einstein avait bien raison quand il disait que deux choses n’ont pas de limite: l’univers et la bêtise humaine.           
BM

Changer les mentalités 
La seule solution serait de ne plus donner autant d’importance à la virginité de la femme avant le mariage, car c’est ce qui fait croire à celle-ci et à sa famille que toutes les portes se ferment après le viol. Ils ont honte et ne parlent pas du problème qui finit comme dans ce cas là par un suicide. Les violeurs en profitent pour continuer à violer leurs victimes, car elles n’osent pas en parler à leur famille à cause de la «hchouma». Le changement doit d’abord avoir lieu dans les mentalités, puis dans la loi. 
NE

Plus de virginité vous dîtes
Ne plus tenir compte de la virginité est un argument très dangereux. Pour moi, il s’agit d’une question d’ordre privé qui ne concerne que la fille elle-même et son futur mari. Par contre, ne rêvons pas, la perte de la virginité, hors mariage,  engendrera plein d’autres problèmes dont l’avortement et le célibat. Deux maux qui accentueront la maladie d’une société comme la nôtre. Et puis ne soyons pas dupes, les vraies vierges, il n’en existe plus beaucoup grâce aux médecins qui savent aujourd’hui réparer «la faute» de la jeune fille. Arrêtons cette hypocrisie !
AB

 

Code de la route: Gare à l’arnaque
Le 30/03/2012, j’ai eu un accident de voiture avec une moto il y a eu bien sûr un constat où la police a été interpellée.  Après négociation avec le conducteur et le passager de la moto qui ont demandé au début 2000 DH chacun (bien sûr ils ont lu le code et savent que je vais être privée de mon permis pendant 3 à 6 mois, en plus d’une grande amende), mais en fin de compte ils ont eu 1000 DH chacun, vu qu’ils étaient soi-disant blessés, avec un arrêt de travail de 10 et 18 jours qu’un médecin véreux leur a signé, mais les deux personnes sont retournées travailler le lendemain.
Le désengagement a été signé chez la police, et malgré cela je me retrouve toujours sans permis, et je dois attendre jusqu’au 10 Avril pour le récupérer et en plus payer une amende. Moi, je ne comprends pas, sur quoi l’ancien ministre s’est basé pour rédiger un tel code? On n’a ni l’infrastructure, ni les moyens pour payer de telles amendes. N’importe qui pourra être à ma place, et il y aura toujours une personne qui fera le chantage, surtout les conducteurs de motos. C’est l’arnaque!

Ras-le-bol général!
En lisant l’éditorial du numéro 3759 du 10 avril 2012, écrit par Mohamed Benabid, on se dit qu’heureusement, il y a dans ce pays le Maroc, des gens qui savent non seulement écrire, mais qui surtout savent avoir un esprit critique, et un esprit analytique! Dénoncer les abus, ou les incohérences d’un système, d’un parti, d’un ministre, ou d’un gouvernement, n’est pas antipatriotique ! Bien au contraire ! C’est salvateur ! Qui aime bien châtie bien !
S. B.

Agréments : transparence 
Je félicite le ministre du Transport et de l’Equipement, Aziz Rebbah, pour cette initiative qui met en évidence la volonté de transparence du nouveau gouvernement. Le système des agréments a été mis en place pour remercier des personnes pour «services rendus à la patrie».  Jusque-là rien à dire, dans la mesure où les bénéficiaires ont été officiellement reconnus comme des martyrs ou des survivants nécessiteux de cette période glorieuse. Par contre, le système est injuste quand il offre à certaines personnes des rentes alors qu’elles n’ont rien fait pour leur pays. Le comble, c’est que ces agréments sont transmis à leurs héritiers. La distribution de ces agréments doit être équitable, de courte durée. Dans la conjoncture actuelle, au niveau national et aussi mondial, la transparence pour l’intérêt de la nation, la quiétude et la justice sociale sont les piliers de la démocratie et par conséquent le moyen de casser toute contestation populaire et apporter au peuple la preuve du changement auquel il aspire.
A. C.
Ouvrir les centres d’estivage aux jeunes
Pourquoi ne pas réquisitionner les centres d’estivage et les clubs des établissements publics et semi publics pour en ouvrir l’accès gratuitement (ou à un prix symbolique) aux jeunes des quartiers les plus démunis? Ils pourront y pratiquer le sport, des activités culturelles ou être formés par des éducateurs. Ces centres ont été financés par les oeuvres sociales de ces établissements certes, mais l’Etat n’hésite jamais à mettre la main à la poche pour soutenir ces établissements publics. Plusieurs aspects positifs peuvent être mis en avant:
1. Les centres d’estivage et clubs sont répartis sur une bonne partie du territoire national; ils ne sont exploités que partiellement durant les weekends ou les vacances d’été. L’Etat économisera un argent fou sur l’enveloppe allouée au ministère de la Jeunesse et des Sports.
2. Il sera possible de créer des nouveaux emplois pour des éducateurs sportifs et/ou sociaux pour encadrer ces jeunes;
3. Eduquer les jeunes à la mixité sociale (la Mission française a bien vu se côtoyer sur ses bancs au Maroc le fils du ministre et le fils du peuple);
4. Eviter que ces jeunes qui passent leur temps dans la rue à se radicaliser et les orienter vers le développement de passions pour la vie, le sport, la culture. il en sortira certainement des champions ( Un champion national de Tennis des années 80 était un jeune ramasseur de balles dans un club de tennis de Rabat).
5. Créer des bibliothèques au sein de ces centres ...
M. R.

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