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    Politique Internationale

    Syrie: Les violences précipitent le départ des observateurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager
    La Ligue arabe suspend leur mission
    L’opposition syrienne fait appel à l’ONU
    Les violences s’intensifient, tuant 193 personnes depuis mardi

    La Ligue arabe a retiré ses observateurs du territoire syrien suite à une recrudescence trop importante des violences, qui ont tué près de 193 personnes depuis mardi. Un bilan humain trop lourd qui a également poussé l’opposition syrienne à faire appel à l’ONU

    LA situation s’aggrave en Syrie. Face à une violence en hausse depuis plusieurs jours, la Ligue arabe vient de décider de retirer ses observateurs et de suspendre leur mission sur le territoire syrien.
    Selon Nabil Elarabi, secrétaire général de l’Organisation panarabe, les travaux du comité chargé de rapporter la situation sur le terrain ont été interrompus et ceux-ci pourront bientôt exposer les faits devant le conseil de la Ligue, qui agira en conséquence. Au total, près de 165 observateurs ont participé depuis le 26 décembre dernier à la mission de la Ligue arabe, dont le plan d’urgence consistait à stopper les violences, à libérer les prisonniers et à retirer les chars des villes. Par ailleurs, un programme de résolution a déjà été présenté vendredi dernier par la France, l’Angleterre ou encore l’Allemagne. Ce dernier consiste tout d’abord à transférer le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad à son vice-président. De plus, la résolution s’oppose catégoriquement à toute attaque et toute violation des droits de l’Homme, et donc prévoit de mettre fin aux violences subies récemment par les civils du pays.

    Mais la recrudescence des violences a aussi fait réagir l’opposition syrienne. Le Conseil national syrien (CNS), principal groupe de l’opposition, prévoit en fait de faire appel aujourd’hui au Conseil de sécurité de l’ONU. Objectif : être protégé efficacement contre la répression conduite par Bachar al-Assad et présenter en bonne et due forme l’évolution de la situation en Syrie.
    Les violences ont en effet considérablement augmenté depuis plusieurs jours. Selon Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, chef de la mission des observateurs, les combats entre opposants et fidèles au pouvoir ont tué pas moins de 193 personnes depuis mardi, dont 137 civils, notamment dans les villes de Homs et de Hama. Par ailleurs, sept soldats ont trouvé la mort samedi dernier lors d’un assaut mené contre un bus de l’armée. Le centre du pays ne fait pas non plus exception. Près de huit personnes y sont mortes à la suite d’affrontements violents entre rebelles et soldats de l’armée.
    Face à ces attaques meurtrières perpétrées par les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) et par l’appui de la rue, le gouvernement a exigé des renforts. Ainsi, près de 2000 militaires et 50 chars d’assaut ont rejoint les troupes de l’armée. Une décision qui a entraîné une nouvelle montée de violence, tuant dimanche dernier 20 personnes dont 15 civils.


    Karim AGOUMI

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