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    Régions

    Marrakech/Tourisme
    Les guides retournent à l’école

    Par L'Economiste | Edition N°:3684 Le 23/12/2011 | Partager
    Un programme de formation mené par le projet européen Montada
    Valorisation du patrimoine et architecture au programme
    Et une mise à niveau des connaissances socioéconomiques

    Ambassadeur et prescripteur, le guide est le premier contact du touriste. Maîtriser l’histoire ne suffit plus. Le voyageur veut des renseignements sur la vie sociale, l’architecture. Au guide de donner les «bonnes» réponses

    «Faut-il tout dire au touriste?» s’interroge ce guide touristique. En effet, les premières questions des touristes concernent d’abord des données socio économiques: le PIB, le taux de pauvreté, la situation de la femme… ensuite, des questions techniques sur l’architecture. Des données que le guide, premier contact des touristes doit maîtriser. D’où la nécessité de la formation continue, insiste Jamal Essadi, président de l’association des guides de Marrakech, le patrimoine architectural et oral faisant la renommée de Marrakech. C’est aussi un des axes principaux du programme Montada. Il s’agit d’un projet européen pour la valorisation du patrimoine oral et architectural inscrit dans le cadre du programme Euromed Héritage 4 de l’Union européenne. Au Maroc, il a identifié deux centres historiques: Marrakech et Salé. Deliys et Gardhaïa pour l’Algérie, et Sousse et Kaïraouan en Tunisie.
    Montada vise l’appropriation du patrimoine matériel et immatériel de ces villes par leurs habitants et leurs acteurs de développement (autorités locales, élus, société civile et secteur privé), pour en faire un véritable levier de développement durable. A Marrakech, c’est le CDRT (centre de développement de la région du Tensift) qui pilote le projet avec une série d’activités où sont associés des citoyens et des associations. Des programmes de sensibilisation encadrés par un groupe d’experts en patrimoine. Ainsi, pour les guides touristiques, plusieurs sessions sont programmées. Objectif: former les guides aux techniques architecturales anciennes et modernes, mais aussi une mise à niveau de leurs connaissances. Même si les monuments de Marrakech sont porteurs de grandes empreintes, ils sont pratiquement vides. Et ce sont les guides qui en font l’habillage via des explications qui rendent vivants des sites comme le palais Bahia ou encore le Badii par exemple.
    Les guides sont demandeurs de formation notamment en ces périodes de vaches maigres à cause de la crise. «C’est aussi une reconnaissance pour notre métier et une manière de tirer vers le haut la profession des guides et des accompagnateurs», insiste Saadi. D’ailleurs, l’association régionale des guides souhaite réitérer ces programmes de formation continue qui promeuvent surtout le respect du client et ses choix. Ils sont plus de 610 guides et accompagnateurs à opérer à Marrakech. Derrière ces actions de sensibilisation, Montada souhaite générer une cohésion sociale qui permette de faire du patrimoine une ressource identitaire, culturelle et économique. Parce qu’ils ont un rôle d’ambassadeurs, les guides touristiques sont un élément clé pour parvenir à la connaissance et à l’appropriation du patrimoine local d’architecture traditionnelle.

     


    La sensibilisation dans les lycées


    Marrakech abrite des monuments du patrimoine matériel comme la Koutoubia, mais aussi le patrimoine oral à Jamaâ El Fna. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que cette place a été déclarée patrimoine oral de l’humanité par l’Unesco en 1997. Et c’est ce qui fait la richesse et la célébrité de la cité ocre. Montada fait aussi de la préservation de ce patrimoine une des ses priorités. «Ce statut n’est pas définitif, prévient Mohamed Chehbouni, président du CDRT. «Il faut savoir préserver ce patrimoine et cela commence par la sensibilisation de la population». Outre les guides, le programme prévoit aussi des actions auprès des lycéens de Marrakech.


    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

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