×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Budget des ménages: Le poids écrasant de l’alimentaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3684 Le 23/12/2011 | Partager
    49% des dépenses des ménages selon une étude diligentée par le ministère du Commerce
    Dans la dernière enquête du HCP, cette part est de 40,6%
    La dépense moyenne mensuelle des ménages s’élève à 4.100 DH

    Le petit commerce domine largement le tissu commercial. Les indicateurs chiffrés du secteur placent le petit commerce (traditionnel) loin devant la grande et moyenne distribution (GMS). En points de vente, le premier s’adjuge 99% de la superficie dédiée et en chiffre d’affaires 81% lui revient contre 19% pour la GMS

    LA structure des dépenses des ménages marocains, évolue certes, mais le budget consacré à l’alimentaire reste encore élevé (voir infographie). La répartition du panier moyen des ménages, résultat d’une étude du ministère du Commerce et de l’Industrie sur le commerce intérieur, fait ressortir que 49% du budget sont consacrés à l’alimentaire. Une proportion en baisse, souffle la direction du Commerce, qui laisserait apparaître de nouveaux comportements. Les conclusions de la dernière enquête du HCP sur les revenus et le niveau de vie des ménages (2007) sont sensiblement différentes : La part des dépenses de l’alimentation est de 40,6%, soit près de 9 points d’écart entre les deux études.
    Quatre idées-clés caractérisent la demande des ménages, selon l’étude du ministère du Commerce. Un: la dépense mensuelle moyenne s’établit à 4.100 DH pour une répartition du panier moyen qui consacre encore près de la moitié du budget à l’alimentaire. Le reste est réparti entre les dépenses pour l’équipement personnel (habillement et accessoires) et l’équipement de la maison (ameublement, décoration…) pour 19% chacun et 13% vont à la culture et aux loisirs. Deux: le montant et la nature de la dépense varient évidemment en fonction du niveau de vie. C’est ainsi que plus le revenu des ménages augmente, plus la part dédiée aux dépenses alimentaires diminue. Chez la catégorie socioprofessionnelle A et B dans les grandes villes, le ratio est à 45% pour l’alimentaire et le duo culture et loisirs grimpe à 14% dans le budget. Trois: les dépenses s’effectuent essentiellement au niveau du petit commerce pour 67%, marquant, une fois de plus, le lien indéfectible des Marocains avec le commerce de proximité. A noter, tout de même, que encore 20% des actes d’achat sont effectués dans le commerce ambulant, même si par ailleurs, majoritairement, les consommateurs souhaitent le développement conjugué du grand commerce (périphérique) et la modernisation du commerce de centre ville (rideaux de garage). L’atomisation du secteur se traduit par une moyenne élevée des densités en termes des points de vente dans le milieu urbain. Pour 1.000 habitants cette densité ressort à 27 au Maroc contre 12 en Espagne, 5 en France et 3 en Allemagne.
    Parmi les grosses attentes exprimées, pointent de nouveaux créneaux de consommation notamment la culture et les loisirs, même s’ils restent encore très hétérogènes à travers le pays et varient selon les catégories sociales, comme le montre la dernière étude du HCP sur les dépenses (www.leconomiste.com). En effet, les disparités sont nettes selon qu’il s’agit d’une grande ou petite ville. Mais l’envie de voir émerger un nouveau type de commerce moderne s’exprime de plus en plus chez les catégories sociales inférieures. A ce titre, le plan de la stratégie Rawaj pour la modernisation, le développement du commerce et de la distribution, est une bien louable initiative.
    L’analyse de l’étude permet de relever que les Marocains fréquentent de plus en plus le commerce moderne. Ce qui ne signifie pas qu’ils renoncent au petit commerce de proximité. Bien au contraire, ils souhaitent même le voir modernisé. De toute évidence, le secteur du commerce intérieur, notamment le petit commerce qui représente 99% des points de ventes et 86% de la superficie commerciale totale, ne peut rester plus longtemps en marge de la dynamique de développement du pays. C’est le 2e secteur, plus gros employeur du pays, avec 1,3 million de personnes, après l’agriculture. C’est 13% de la population active, 11% du PIB (73 milliards de Dh en 2010) pour un chiffre d’affaires annuel de 350 milliards de DH, nonobstant le facteur informel du secteur dont 19% rapportés par le grand commerce (distribution moderne) qui ne couvre encore que 1% des points de vente. L’offre disponible fait ressortir un appareil commercial urbain fort de 880.000 points de vente, soit 18,5 millions de m², dominés par le commerce alimentaire. Sans surprise, c’est Casablanca qui se taille la part du lion avec 231 points de vente, soit 30% du total, suivie loin derrière de Marrakech et Tanger.
    La stratégie de la direction du Commerce pour la caractérisation de la demande des consommateurs marocains et de l’offre commerciale disponible donne à voir des détails intéressants. D’abord, elle a permis de quantifier la demande des consommateurs, leur comportement d’achat, l’offre et la caractérisation de l’appareil commercial ainsi que le niveau des dépenses et les attentes des ménages.

     

    En attendant les «retail parks»


    LE programme des retail parks est l’un des 50 projets structurants du plan Rawaj qui comprend la modernisation du petit commerce, master plan de formation, réforme de l’urbanisme commercial, réforme des marchés de gros…. Il s’agit de retails parks, entrée de gamme à forte composante loisir. C’est une offre qui n’existe pas aujourd’hui malgré l’essor des centres commerciaux dont la surface sera multipliée par 5 à l’horizon 2015 pour atteindre 1 million de m².


    Bachir THIAM

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc