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    Economie

    Le crédit plus cher qu’au 3e trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:3684 Le 23/12/2011 | Partager
    Prêts à la consommation et facilités de trésorerie, les principaux touchés
    La production globale ralentit
    La sinistralité des prêts Fogarim progresse

    Après la baisse enregistrée au troisième trimestre, le coût moyen du crédit a augmenté de 16 points de base à 6,31% à fin octobre. Les prêts à la consommation et les facilités de trésorerie sont les principaux segments touchés par la hausse. En revanche, les taux appliqués aux crédits immobiliers et à l’équipement sont en recul, selon les dernières statistiques de Bank Al Maghrib. En l’espace d’un mois, le rythme de croissance des facilités de trésorerie a baissé de 3 points de pourcentage suite au renchérissement du crédit. La décélération est plus brutale au niveau des prêts à l’équipement qui n’affichent qu’une hausse de 2,8% contre 6% au troisième trimestre. Rappelons que la progression était de 11,8% à fin juin. L’accalmie sur ce segment s’explique en partie, selon Bank Al Maghrib, par la baisse des dépenses d’investissements. Les patrons, de leur côté, notent en plus un accès difficile aux prêts bancaires.
    L’effet inverse est observé pour les prêts à la consommation. Ils progressent de 11% à fin octobre contre 7,2% le mois précédent. Cependant, les professionnels analysent cette hausse avec retenue. «Après une année 2010 difficile pour le crédit à la consommation, il serait plus pertinent de comparer les réalisations actuelles à celles de 2009», souligne un banquier. Sur les dix premiers mois de l’année, les banques ont accordé 3,3 milliards de DH de crédit à la consommation contre 2 milliards de DH en 2010 et 4 milliards de DH en 2009.
    Au niveau des prêts immobiliers, la croissance de 11,1% est principalement portée par les crédits accordés aux promoteurs immobiliers. La progression sur ce segment est passée de 7,8% au terme du troisième trimestre à 10% en octobre. Les banques ont rouvert le robinet pour cette clientèle après avoir freiné la production au premier semestre. «L’Etat a relancé les partenariats avec les promoteurs immobiliers pour le logement social, ce qui fait que les banques sont de nouveau portées sur cette catégorie de clientèle», relève un professionnel. Les crédits à l’habitat stagnent, mais affichent tout de même une progression de 11% à fin octobre. «Les banques sont très vigilantes sur les crédits Fogarim en raison de la hausse de la sinistralité. Certaines ont même arrêté pendant un temps la production de ces prêts», confie la même source.
    Globalement, la croissance des crédits est ramenée à 7% en octobre à un moment où la tension sur les liquidités bancaires s’est amplifiée. Le déficit a atteint en moyenne 36,1 milliards de DH, soit une hausse de près de 5 milliards comparée au troisième trimestre. Lors de la dernière intervention de BAM sur le marché monétaire, les banques réclamaient plus de 31 milliards de DH.
    F. Fa.

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