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    Politique

    Législatives 2011
    La bataille électorale se jouera sur le Net!

    Par L'Economiste | Edition N°:3625 Le 28/09/2011 | Partager
    Prise de conscience de l’importance de la communication virtuelle
    Une ruée vers les réseaux sociaux

    DEPUIS les événements du printemps arabe, le rôle des réseaux sociaux dans la vie politique est de plus en plus avéré. La mobilisation autour des manifestations du «mouvement 20 février» a mis l’accent sur cette tendance qui a transformé l’image de la communication politique. Les partis ne pouvaient pas rester insensibles face à cette évolution, même s’ils «ne sont pas tous présents sur le web», précise Lahcen Haddad, membre du bureau politique du MP. Et parmi ceux qui ont lancé leurs sites, seuls quelques-uns assurent une mise à jour régulière de leurs contenus. Cette ruée sur le web témoigne de «la prise de conscience de l’importance de la communication virtuelle», selon Haddad. L’objectif est «d’informer les citoyens sur l’actualité du parti, ses structures et ses positions concernant les différentes questions politiques et sociales», affirme Lahbib Choubani, responsable de la commission de communication du PJD. Les informations relatives aux partis, leurs idéologies et leurs structures restent le dénominateur commun entre leurs sites. Certains ont néanmoins dépassé cette mission purement informative, destinée initialement aux militants et aux chercheurs, pour s’ouvrir aux citoyens. Rubriques d’actualité nationale et internationale, sondages d’opinion… ils misent de plus en plus sur l’interactivité avec les visiteurs. Des équipes de journalistes, chapeautées par les commissions de communication, assurent leur alimentation (communiqués du parti, actualité…), et veillent à la mise à jour de leur contenu. Cependant, rares sont les formations dont les sites sont régulièrement actualisés. Si le MP, le PJD et le PPS constituent de bons exemples, des partis comme le PI, l’USFP ou encore le RNI restent encore à la traîne. Le portail du PI n’a pas été actualisé depuis plusieurs mois, sa rubrique actualités présente des informations qui remontent à 2009. Idem pour le RNI dont l’actualité se limite généralement aux activités de son président. Quant au site de l’USFP, il affiche un contenu qui date de plusieurs mois, et la page d’accueil affiche une bannière annonçant la création d’une nouvelle version. Ces sites permettent néanmoins aux visiteurs de se documenter sur les projets des partis, leurs structures et leur organisation. Parallèlement, depuis le début du printemps arabe, la ruée des partis politiques sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) est de plus en plus marquée. «Quatre partis se distinguent par leur dynamisme sur Facebook», fait savoir un observateur. Il s’agit notamment du MP dont la page officielle a été lancée parallèlement à la création du «mouvement 20 février». L’USFP et le PPS sont également actifs sur ce réseau via des groupes qui représentent les différentes sensibilités au sein des deux partis. Le PAM est aussi impliqué via des groupes animés par la jeunesse du parti. Un communiqué de son Secrétariat général a néanmoins mis en garde contre l’utilisation de l’identité du parti sur Facebook, précisant que le site officiel reste le seul moyen de communication sur le web. Une position qui reflète l’inquiétude au sein des partis concernant l’utilisation frauduleuse de leurs identités sur ces réseaux.

    Campagne virtuelle

    LES partis préparent déjà des déclinaisons virtuelles de leurs stratégies de communication électorale. Car, «en plus de la proximité physique, il est aussi important d’assurer une forte présence sur le Net», souligne Haddad, dont le parti a mis en place une sous-commission des réseaux sociaux. Des campagnes orientées web seront ainsi lancées par les différentes formations. Il s’agit de créer de «nouvelles fenêtres dédiées au programme électoral, mais aussi différentes productions audiovisuelles relatives à la campagne», explique Choubani, dont le parti s’apprête à lancer deux sites en français et en amazigh, afin «d’atteindre un nombre plus important de visiteurs», note-t-il.

    Mohamed Ali MRABI

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