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    Tribune

    Démocratie territoriale
    Quelle place pour la société civile?
    Par Abdeslam NADAH

    Par L'Economiste | Edition N°:3625 Le 28/09/2011 | Partager

    Abdeslam Nadah est membre du Bureau exécutif de l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable

    La régionalisation avancée et la nouvelle constitution que le Maroc, Roi et peuple, ont délibérément choisies, ouvrent devant notre pays des opportunités historiques sur la voie de sa modernisation et de son développement durable. La mise à profit de ces opportunités exige, cependant, la mise en place des institutions fortes jouissant de la confiance de la population et favorisant l’implication directe des citoyennes et citoyens dans le processus de prise de décision. De même, la régionalisation avancée est un chantier de grande ampleur qui ne peut produire ses effets escomptés en termes de modernisation des structures de l’Etat et de déclenchement du développement participatif que si toutes les composantes de la communauté territoriale, dont notamment la société civile, trouvent leur place dans les organes de gouvernance territoriale.
    La société civile est en effet un acteur central de tout système de gouvernance globale et territoriale. Pour renforcer l’implication directe de la population dans la gestion de la chose publique au niveau territorial, la nouvelle constitution, dans son article 139, invite les conseils territoriaux à mettre en place des mécanismes participatifs de dialogue et de concertation pour favoriser la participation du simple citoyen et des associations à l’élaboration et au suivi des programmes de développement. En vertu du même article, le citoyen et les associations ont le droit de pétition pour proposer au conseil d’inscrire à l’ordre du jour une question qu’ils jugent pertinente, à condition qu’elle relève de sa compétence.


    Force de proposition


    Par ailleurs, la nouvelle constitution institue, dans son article 33, la création du conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative qui est, selon l’article 170, une instance consultative chargée d’examiner les préoccupations des jeunes et de proposer des éléments de politiques permettant la promotion des jeunes et leur insertion dans la vie communautaire. Cette liaison, voulue par la nouvelle constitution, entre la promotion de la jeunesse et l’action associative, autant qu’elle consacre la place de l’espace associatif en tant que cadre approprié d’encadrement et d’éducation civique des jeunes, confie au secteur associatif une tâche lourde qu’il ne peut acquitter avec succès sans qu’il soit doté des moyens nécessaires et des possibilités de participer directement à la prise de décision.
    Au fil du temps, la société civile a accumulé de riches expériences en matière de gestion de la chose publique et a montré ses capacités de jouer le rôle d’un véritable partenaire de développement. Les ONG constituent, en fait, une véritable force de proposition, un espace privilégié d’encadrement, d’éducation civique et de transmission des valeurs de solidarité et du bénévolat, un relais important pour la mobilisation et l’adhésion des populations aux actions et politiques publiques, un acteur efficace en matière de réalisation des actions de développement par la base.
    Il y a enfin la nécessaire réconciliation des populations avec la chose publique. Etant donné que la majorité de la population n’est pas partisane et que l’espace associatif recèle un potentiel humain énorme, assurer la représentativité de la société civile dans les conseils territoriaux constituerait un véritable mécanisme d’instauration de la confiance des populations dans les institutions élues et davantage d’incitation des citoyens et citoyennes à s’intéresser à la gestion de la chose publique et lutter, par conséquent, au phénomène de l’abandon de la vie politique.

    Les modalités de représentativité

    La commission consultative de la régionalisation a déjà formulé certaines propositions pour la participation directe de la population et des associations. Il s’agit, notamment, de la mise en place des dispositifs consultatifs (rencontres, enquêtes,…), l’élaboration d’un cadre de référence de partenariat et le renforcement des capacités des associations en mettant à leur disposition des informations, des locaux et des moyens logistiques.

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