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Europe

Crise: Un fonds commun de créances envisagé

Par L'Economiste | Edition N°:3625 Le 28/09/2011 | Partager
Objectif: acheter de la dette souveraine européenne
Toujours pas d’accords concrets dans la zone euro

Un fonds commun de créances pourrait être créé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et serait donc un parallèle avec le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé lui en 2010 et visant à préserver la stabilité financière en Europe

Dans une conjoncture économique très instable, les dirigeants européens essaient tant bien que mal de garder leur sang-froid et trouver des solutions à cette crise d’endettement majeure qui traverse le Vieux continent. A cet effet, des responsables de l’Eurogroupe envisageraient la création d’un nouveau fonds commun de créances (ou FCC), ayant pour objectif de réaliser la titrisation de certains actifs en émettant des obligations et en achetant de la dette souveraine européenne. C’est donc un moyen de limiter les dégâts de cet endettement croissant qui touche certains pays du continent. En effet, la situation de la dette grecque ne fait qu’empirer et celle de l’Italie fait également craindre les Etats membres d’une catastrophe au niveau de la zone euro. Ajouté à cela l’endettement de l’Irlande, du Portugal, de Chypre et de la crise économique sans précédent qui touche l’Espagne.
Ce fonds commun serait créé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et serait donc un parallèle avec le Fonds européen de stabilité financière (FESF), un fonds commun créé en 2010 visant à préserver la stabilité financière en Europe. Ainsi, les obligations émises par la BEI pourront servir de collatéral pour la Banque centrale européenne (BCE), c’est-à-dire d’actif transférable servant de garantie au remboursement d’un prêt dans le cas où le bénéficiaire de ce dernier ne pourrait pas respecter ses engagements de paiement. Ce nouveau fonds pourrait également servir de démultiplicateur au FESF, sachant qu’une partie de la capitalisation de ce dernier va dans les caisses des banques européennes et une deuxième partie alimente les dépôts de la BEI. Malgré tout, les membres de l’Eurozone n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente sur la question de la dette. Certains analystes considèrent que, sur le volet budgétaire, la solution la plus viable serait la création d’Eurobonds, c’est-à-dire l’action de mutualiser les dettes souveraines des pays européens. En d’autres termes, le citoyen français ou allemand devra payer les erreurs d’endettement du citoyen grec, chose qu’exclue pour le moment la majorité des Etats membres. Une autre option concerne la monétisation de ces dettes. Là encore, la réticence est à son comble quant à cette option, vu que la BCE n’est pas disposée à s’embourber dans des montants faramineux de dettes européennes.

Amine EL HASSOUNI

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