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Europe

Transactions financières: Une taxe dès 2014?

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
Elle consiste à prélever un pourcentage très faible sur les flux financiers
Introduction prévue dans la zone euro uniquement

Une taxe sur les transactions financières dans l’UE pourrait voir le jour à partir de 2014. La Commission européenne s’apprête à faire une proposition dans les prochaines semaines sur cette taxe. Celle-ci consiste à prélever un pourcentage très faible sur les flux financiers. Elle s’appliquerait à plusieurs produits et aurait un taux peu élevé. Cette taxe devrait alimenter en outre le budget de l’UE avec en contrepartie une baisse équivalente des contributions nationales de chaque membre à ce budget. Cette idée a déjà été discutée en août dernier entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy.
Ces deux dirigeants, rappelons-le, «veulent une taxe sur les transactions financières qui s’applique à toutes les opérations impliquant au moins un intervenant européen à un taux aussi bas que possible». Une idée qui déplaît à la Grande-Bretagne et la Suède qui ont fait savoir leur opposition à une pareille imposition. C’est pareil pour les USA. Si c’était nécessaire, «cette taxe pourrait être introduite uniquement dans la zone euro», avait indiqué la semaine dernière Wolfgang Schäuble et Didier Reynders, les ministres allemand et belge des Finances. Vendredi dernier, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), gendarme de la Bourse en France, Jean-Pierre Jouyet, a estimé que la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, à laquelle il se dit favorable, pourrait aggraver la crise de liquidités actuelle dans la zone euro. Un sujet qui sera débattu lors d’une large consultation au sommet des grands pays développés et émergents du G20 à Cannes début novembre. En tout cas, une pareille taxe n’a pas besoin d’être universelle pour voir le jour, et pourrait rapporter des ressources substantielles. C’est ce qu’indique un rapport d’étape réalisé par le milliardaire américain Bill Gates pour le G20. Selon lui, des formes de taxation des transactions financières existent déjà, par exemple en Inde ou au Royaume-Uni. La taxe semble donc faisable même sans adoption universelle. Une petite taxe de 0,1% sur les actions et de 0,02% sur les obligations rapporterait quelque 48 milliards de dollars si elle était adoptée au niveau du G20, ou 9 milliards si elle devait voir le jour dans les principales économies européennes.

F. Z. T avec AFP

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