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Economie Internationale

«Le projet est une atteinte à la liberté d’expression»
Amel Mzabi, présidente du syndicat des patrons des médias

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager

«Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur les raisons de notre exclusion de ce projet. Une chose importante à retenir, ce projet a été rejeté par l’ensemble des membres de notre syndicat», indique Amel Mzabi

- L’Economiste: Le projet de décret-loi sur l’audiovisuel fait actuellement l’objet d’un grand débat en Tunisie. Les professionnels parlent même d’un danger pour la liberté d’expression. Quelle est votre position aujourd’hui?
- Amel Mzabi: Le syndicat tunisien des dirigeants des médias, acteur stratégique dans le paysage médiatique tunisien, n’a pas été consulté lors de l’élaboration de ce projet. Et ce, malgré la demande officielle formulée à maintes reprises.
Le syndicat est aujourd’hui hostile au projet. Ce dernier prévoit en effet la mise en place d’une haute instance indépendante de la communication audiovisuelle aux prérogatives répressives, dangereuses, pouvant aller à la sanction, voire à la fermeture d’une radio ou d’une télévision par simple décision du président de cette instance nommé par le chef de l’Etat. Ceci est un grand danger en cette période de transition post-révolutionnaire. Cette instance n’est pas une autorité de régulation, mais plutôt une autorité de contrôle. C’est une atteinte à la liberté d’expression. Le nouveau projet permet à l’instance d’intervenir par exemple au niveau de la programmation. Elle accorde les autorisations et tranche en même temps dans les litiges. Elle contrôle la nomination des directeurs des établissements publics. Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur les raisons de notre exclusion de ce projet.
Une chose importante à retenir, ce projet a été rejeté par l’ensemble des membres de notre syndicat.

- Au regard de la situation actuelle, peut-on dire que la liberté d’expression attendra encore?
- Depuis les événements du 14 janvier, un grand pas a été franchi. Cette période post-révolutionnaire a permis un saut qualitatif et quantitatif dans ce sens. Les fondements des règles de la liberté de la presse se mettent progressivement en place. Et nous le constatons tous les jours. Mais la vigilance doit rester de mise pour préserver et consolider les acquis. Et les textes doivent répondre à ces impératifs.

- Concocter un nouveau code de la presse avait-il un caractère si urgent?
- L’ancien code de la presse ne pouvait être maintenu dans la Tunisie post-révolutionnaire. Il constitue un moyen de pression sur les journalistes et sur la liberté de la presse. Ce code a permis, ne l’oublions pas, de limiter le rôle de la presse et d’installer la médiocrité. Mais une question s’impose, avons-nous pris le temps nécessaire pour consulter les différentes parties? Ce code ne doit pas porter atteinte à la liberté ni créer des contraintes pour les médias.

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