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Economie

Investissements privés/Mena
Le Maroc enregistre «une poussée»

Par L'Economiste | Edition N°:3623 Le 26/09/2011 | Partager
Le pays devance la Tunisie mais vient derrière l’Algérie
La BM prévoit une croissance de 4,1% en 2011 pour Mena
L’horizon est plus souriant pour le Maroc

La Région Mena a connu un niveau d’investissement soutenu au cours des deux dernières décennies par comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe de l’Est, selon la Banque mondiale

Les investissements privés sont en hausse dans la région Mena. Fidèle à sa position d’exception, le Maroc a enregistré «une poussée» dans ce créneau porteur au cours des dernières années. C’est ce que révèle un nouveau rapport de la Banque mondiale, rendu public en marge des Assemblées annuelles de la banque et du Fonds monétaire international, tenues la semaine dernière à Washington. Le Royaume devance la Tunisie mais vient derrière l’Algérie dans le palmarès de l’efficacité des investissements dans la région Mena. Dans un contexte international en pleine mutation, le Maroc mobilise tous ses atouts pour relever le défi de la compétitivité et promouvoir l’investissement.
Ce sont les pays importateurs de pétrole comme l’Egypte et le Maroc qui tirent les investissements vers le haut. Le rapport intitulé «Middle East and North Africa Economic Devlopments and Prospects: Investing for Growth and Jobs» montre que la Région Mena a connu un niveau d’investissement soutenu au cours des deux dernières décennies par comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Toutefois, dans les pays exportateurs de pétrole tels que l’Algérie et Oman, ces niveaux ont été principalement soutenus par un investissement public massif et croissant. «Dans les pays à budget limité comme le Maroc et la Jordanie, l’expansion des programmes sociaux en réponse à une demande populaire a eu lieu au détriment des programmes d’investissement public», relèvent les auteurs du rapport.
La Banque mondiale analyse aussi les perspectives macroéconomiques à court terme. Ainsi, elle prévoit une croissance moyenne de 4,1% en 2011 et de 3,8% en 2012 dans la Région Mena. L’horizon est plus souriant pour le Maroc, selon la Banque mondiale, qui table sur une croissance de son PIB de 4,5% en 2011 et 4,8% en 2012. Des perspectives qui rejoignent celles annoncées par le FMI et qui prévoit une croissance de +4,6% cette année et de même ampleur l’an prochain.
En revanche, la Banque mondiale prévoit un déficit budgétaire de l’ordre de 5,5% du PIB en 2011 et 4,5% en 2012. Le déficit de la balance des comptes courants devait atteindre 6,7% de la richesse nationale en 2011 et 5,4% en 2012.
Pour les autres pays de la région, la Banque mondiale prévoit pour la Tunisie de finir l’année avec un taux de croissance plat 1,1% en 2011 et qui devrait rebondir en 2012 à 3,4%. L’Egypte, elle, devra terminer avec 1,8% cette année avec des projections estimées à 3,5% l’année prochaine.
Malgré un ferme rappel de l’incertitude prévalant dans le monde, les prévisions pour 2011 ont été remontées d’un demi-point de pourcentage par rapport aux projections de mai 2011, précise la Banque mondiale. Ceci en raison des politiques budgétaires expansionnistes adoptées dans la région, de l’augmentation de la production pétrolière (sauf en Libye), d’une croissance supérieure aux attentes en Iran et d’une reprise plus rapide que prévue de la production industrielle en Egypte. En 2012, la croissance devrait s’infléchir d’un demi-point du fait de la baisse attendue des prix pétroliers et d’un ralentissement de la croissance mondiale.
La Banque mondiale se penche aussi sur l’état du tourisme dans la région Mena. Le secteur touristique a enregistré des pertes depuis le début du printemps arabe. L’incertitude persistante va peser sur le secteur dans les prochains mois, avertisse la Banque mondiale. En Egypte, le tourisme a contracté 33% dans le trimestre avril-juin 2011 alors qu’en Tunisie le chiffre d’affaires dans se secteur devrait baisser de 40% dans la première moitié de 2011, comparativement à la même période de 2010. Certains pays de l’Afrique du Nord font toutefois l’exception. C’est le cas du Maroc où des agences de voyages ont «pu récupérer» des touristes qui veulent éviter les pays qui sont dans la tourmente.

Gouvernance

«Quand un pays est bien gouverné, les investissements publics tendent à amplifier les investissements privés, car ils fournissent les réseaux énergétiques, routiers, logistiques et les moyens de communication dont les entreprises ont besoin pour produire», déclare Caroline Freund, économiste en chef pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale. Selon elle, pour relancer l’investissement à des niveaux supérieurs à ceux d’avant le printemps arabe, il faut prendre d’urgence le chemin de la transparence et de la responsabilité publique.

Fatim-Zahra TOHRY

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