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Politique Internationale

Etat Palestinien
Mahmoud Abbas ne lâche pas prise

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Même si les chances sont minces, il compte la Russie, le Brésil et la Norvège
Obama se défile arguant qu’être indépendant ne signifie pas la fin de la guerre
L’UE craint qu’en tant qu’Etat, la Palestine n’accède à la Cour pénale internationale

La Palestine est plus que jamais déterminée à ne pas lâcher prise, les enjeux étant cruciaux pour le pays. Elle a à son acquis toutes les conditions nécessaires pour obtenir de l’ONU son statut de pays indépendant

ALORS que le président américain «souhaitait», il y a à peine un an, une Palestine indépendante, voilà qu’il fait machine arrière, hier 21 septembre, rejetant à la tribune de l’ONU la démarche des Palestiniens pour y obtenir la reconnaissance de leur Etat.
Pour lui, il n’existerait pas de «raccourci» à la fin d’un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l’ONU… Une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes», a-t-il affirmé.
Le match risque d’être serré demain 23 septembre, sachant qu’en dépit de l’incessant ballet diplomatique destiné à le dissuader, le président palestinien Mahmoud Abbas compte mordicus présenter sa demande à l’ONU. Il compte sur le soutien économique et surtout politique de pays comme la Russie, la Norvège ou le Brésil qui, à travers sa présidente Dilma Rousseff, affirme que «seule une Palestine libre et souveraine pourrait répondre aux désirs légitimes d’Israël en matière de paix, de sécurité à l’intérieur de ses frontières, et de stabilité politique dans sa région».
La Palestine est plus que jamais déterminée à ne pas lâcher prise, les enjeux étant cruciaux pour le pays. Ayant à son acquis toutes les conditions nécessaires pour obtenir de l’ONU son statut de pays indépendant, elle est indignée par les nombreuses actions des autres pays visant à la dérouter dans sa démarche. Ainsi, la Palestine défend sa position de manière tenace, étant même prête à tenir tête aux Etats-Unis si cela s’avère nécessaire.
Pourtant ce ne sont pas les solutions qui manquent pour faire de la Palestine un Etat indépendant. L’une des issues consiste à adopter le profil d’un Etat «autonome» comme le Vatican. Une solution beaucoup plus pacifique et qui consiste à devenir, par le biais d’un vote de l’Assemblée générale, un Etat non membre de l’ONU. La Palestine pourrait alors accéder à la Cour pénale internationale (CPI) ainsi qu’à plusieurs autres organismes ou traités internationaux comme la quatrième convention de Genève sur la protection des civils.
Une option encourageante, même si l’Union européenne craint que le pays profite de son adhésion à la CPI pour poursuivre en justice Israël. Le Quartette pour le Proche-Orient, composé de l’ONU, des Etats-Unis, de la Russie et de l’UE, propose un autre plan de sortie: mettre sur pied une déclaration relançant les négociations de paix israélo-palestiniennes avant vendredi, jour de la remise de la demande d’adhésion à l’ONU.
Cependant, les Palestiniens ne sont pas certains d’obtenir gain de cause. En effet, le nombre de voix minimum leur permettant de valider la requête adressée à l’ONU n’a pas encore été atteint.

Karim AGOUMI

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