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Focus

Gestion déléguée à Rabat
Un nouveau patron à la tête de Stareo

Par L'Economiste | Edition N°:3621 Le 22/09/2011 | Partager
Hassan Nouha, haut cadre du ministère de l’Intérieur reprend le flambeau
Renouvellement du parc, volet social, maîtrise des dépenses… les défis qui l’attendent

Le renforcement et la modernisation du parc des bus figurent parmi les priorités de Hassan Nouha, nouveau patron de la société Stareo. Le fonctionnement de la société dans de bonnes conditions nécessite un parc composé d’au moins 480 bus contre près de 350 en exploitation actuellement

UN nouveau patron marocain vient d’être nommé à la tête de la société Stareo. Il s’agit de Hassan Nouha, un haut cadre de la direction des régies et des services concédés au ministère de l’Intérieur. Une désignation décidée suite au retrait du groupe français, Veolia Transport, du capital de la société. Après le départ des Français (cf. www.leconomiste.com), la gestion du secteur sera désormais assurée par un groupement des communes concernées, baptisé Al Assima.
La mission du nouveau patron ne sera pas une affaire aisée. Il peut d’ores et déjà tirer des enseignements de l’échec de l’expérience avec le groupe français qui a duré au final moins de deux ans sur une période contractuelle de 15 ans. Dès le démarrage de son activité, de nombreux problèmes ont perturbé le fonctionnement de l’entreprise. «Il est vrai que cette première expérience de gestion déléguée était un échec», reconnaît Fathallah Oualalou, maire de la capitale. Le nouveau patron devrait donc apporter en urgence des solutions aux problèmes qui ont contribué à l’échec de Stareo.


Crise de l’offre

 

Le premier est la mobilisation des fonds pour le renouvellement et le renforcement du parc lui permettant de répondre aux besoins du transport des habitants de l’agglomération de Rabat. «L’ancienne direction de Stareo n’a pas pu renouveler la totalité du parc durant les deux premiers années d’exploitation comme cela était prévu par le contrat», rappelle un responsable de la willaya proche du dossier. Selon ce dernier, le fonctionnement de la société dans de bonnes conditions nécessite un parc composé d’au moins 480 bus contre près de 350 en exploitation actuellement. Ce déficit s’est traduit par une crise de l’offre, favorisant ainsi une recrudescence du transport informel au niveau de l’agglomération de Rabat.
Le volet social figure également parmi les dossiers épineux à gérer par le nouveau patron. Depuis l’arrivée des Français, le secteur a été souvent paralysé par les multiples grèves déclenchées par le personnel. «Le nouveau patron devrait activer la concrétisation de certains points prioritaires de notre dossier revendicatif», annonce Mohamed Boussaid, SG du bureau de la FDT à Stareo. Au menu: l’amélioration des salaires, le règlement des cotisations aux caisses de retraites et de prévention sociale. Conscient de l’importance du volet social, Hassan Nouha a tenu à rencontrer le bureau syndical dès la prise de son activité à la tête de la société le 15 septembre dernier.
Une attention particulière doit être donnée à l’organisation de la société avec une rationalisation des dépenses. Parallèlement à ce travail, d’autres tâches restent à remplir. Tout d’abord, il faut que les conseils des 14 communes siégeant au sein de l’autorité délégante du transport urbain approuvent l’annexe au contrat de gestion déléguée qui va mettre fin, de façon amicale, à la participation de Veolia Transport dans le capital de la société Stareo.
La subvention de l’Etat est jugée nécessaire pour soutenir financièrement ce secteur jugé déficitaire, selon le maire de Rabat. Il faut rappeler que le gap annoncé par l’ancienne direction a été estimé à plus de 20 millions de DH par mois. Cet aspect de déficit structurel du secteur a été confirmé dernièrement par une étude initiée par le ministère de l’Intérieur.
Pour l’agglomération de Rabat, le montant du déficit à subventionner dépasse les 100 millions de DH par an. «Nous allons procéder, avec le soutien du ministre de tutelle, à l’augmentation du capital qui est actuellement de 200 millions de DH», précise Noureddine Lazrak, président de l’autorité délégante. Mais pour lancer cette opération, il faut que les deux autres actionnaires clarifient leur position. «Vont-ils rester actionnaires ou comptent-ils céder leur part dans le capital de la société?», s’interroge Lazrak. Rappelons que le groupe Veolia a été majoritaire avec 75% du capital, alors que le reste est partagé entre deux opérateurs locaux qui sont Bouzid et Hakam.

Noureddine EL AISSI

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