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    Economie

    Balance commerciale: Le déficit frôle 12% du PIB

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    A fin août, les importations augmentent de 20,7%
    Les majors phare à l’export tirent leur épingle du jeu

    Source: Office des Changes
    Les échanges commerciaux ont atteint plus de 347 milliards de DH à fin août, soit une progression de 20%. Mais dans ce duel la balance penche du côté des importations, à plus 20,7% contre 18,8%. Un déficit encore lourdement plombé par les produits finis d’équipement et alimentaires

    Le déficit de la balance commerciale continue de se creuser (112 milliards de DH) et représente désormais près de 12% du PIB. A fin août, les importations marquaient une progression plus forte à plus 20,7% alors que l’export poursuit son élan avec une croissance de 18,8%. C’est une aggravation du solde commercial de 22,6%. Un gap qui s’explique en partie par l’explosion des importations des produits finis de consommation (40 milliards de DH) et alimentaires (25,3 milliards de DH). C’est un peu plus de la moitié du déficit global.
    Une situation qui prouve bien que la demande intérieure est satisfaite par les importations, en tout cas en ce qui concerne l’alimentation, les boissons et le tabac qui augmentent de 46,7% et les produits finis de consommation de 8,1%.
    Les dépenses pour les énergies où le Maroc est net importateur ont également explosé, augmentant de 17,4 milliards de DH. Les principaux postes de dépenses affichent des progressions à deux chiffres. Le gaz et le fuel augmentent ainsi de 73,1%, le pétrole brut de 31,7%, le gaz et les hydrocarbures de 26% ou encore l’énergie électrique de 28,7%.
    L’évolution des importations de matières premières (produits bruts et demi-produits) montre cependant que les usines tournent. Mais, en même temps, la baisse des importations des produits finis d’équipement de 3,2% pourrait signifier que les entreprises ont ralenti l’investissement.
    Les biens d’équipement industriels, de manière générale, dévissent de 2,3%. Là aussi, les premiers questionnements portent sur un éventuel tassement des investissements pour les traditionnels besoins d’extension et/ou de modernisation de l’outil de production.
    Les produits alimentaires ne sont pas en reste. En valeur, les achats du blé sur les marchés internationaux, qui dépassent les 7 milliards de DH, continuent de progresser, pour répondre aux déficits de la campagne céréalière de l’année dernière. En même temps, le prix moyen de la tonne importée s’est apprécié de 61,9%. Le maïs (90% de nos besoins importés) et le sucre (55% de nos besoins) restent dans les mêmes trends haussiers. L’enveloppe consacrée au sucre a dépassé 3,2 milliards de DH, soit 70% de plus par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, nos exportations, en tout cas les tracteurs, ont tous enregistré une forte évolution. Les phosphates (+41,5%) et les dérivés (+31,3%) restent fidèles à leur réputation engrangeant plus de 7,6 milliards de DH à fin août. Le textile-habillement confirme sa bonne santé, retrouvée depuis un petit moment. Les vêtements confectionnés progressent de 7,8% et les articles de bonneterie de 7,5%. A eux deux, ils rapportent plus de 5,4 milliards de DH. Les produits électroniques et électriques se portent bien. Les fils et câbles pour l’électricité ont pris 19,4% soit 1,6 milliard de DH de plus et les composants électroniques, 247 millions de DH à +7,5%. Les produits halieutiques affichent des fortunes diverses. Si les crustacés, mollusques et autres coquillages ont progressé de 6,5%, les poissons en conserve et frais ont lourdement dévissé. Les premiers cèdent 21,3% à 670 millions de DH et les seconds 12,1%, soit une perte de 147,5 millions de DH. En ce qui concerne les produits alimentaires, seuls les agrumes ont régressé de 15%, cédant 243,7 millions de DH, et les conserves de légumes avec un petit recul de 1%.
    Au rang des postes contre-performants, il y a les voitures de tourisme, qui reculent de 3,3%, le fer et l’acier (en blooms et ébauches) (-11,8%) ou encore les appareils récepteurs radio et télévision (-11%). Les produits chimiques poursuivent leur évolution (+40%), augmentant leurs recettes de plus de 2,3 milliards de DH.

    Quid des flux financiers

    Les flux financiers relatifs aux voyages, transferts des MRE, investissements et prêts étrangers affichent des performances diverses. Les recettes de voyages sont en hausse de 2,4 milliards de DH à 40,1 milliards de DH. C’est une évolution de 6,4% aux huit premiers mois de l’année. En même temps, les recettes des investissements et prêts étrangers reculaient de 12%, perdant plus de 1,9 milliard de DH. Les recettes MRE dont on prédisait un décrochage, pour raison de crise dans les principaux pays d’établissement des Marocains de l’étranger, se révèlent finalement positives. Elles ont augmenté de 7,7% à près de 38,8 milliards de DH.

    Bachir THIAM

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