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    Politique Internationale

    Erdogan, superstar dans les pays arabes

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Grâce à sa position contre Israël
    Soutien arabe inconditionnel à la politique d’Ankara

    LE Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a été accueilli en héros mardi dernier lors de sa visite officielle dans la capitale égyptienne. Une visite qui rentre dans le cadre de la «tournée du Printemps arabe», avec l’Egypte, la Tunisie et la Libye comme destinations. Erdogan a reçu un accueil digne des plus grandes stars du show-business, avec 3.000 Egyptiens qui l’attendaient à l’aéroport du Caire. Et ce notamment grâce à ses prises de positions virulentes contre Israël, ainsi qu’à son inconditionnel soutien à la création d’un Etat palestinien. Un peuple qui voit en lui un modèle face à l’impuissance de leurs anciens dirigeants envers l’ogre israélien. Le chef d’Etat turc tente donc de récupérer la confiance des populations arabes qui se sont soulevées contre leurs anciens dirigeants, lesquels ont longtemps tourné le dos à Ankara sur une éventuelle relation stratégique. La chute de Moubarak, de Ben Ali et de Kadhafi permet donc à la Turquie de retrouver l’aura de l’ancien empire Ottoman, la popularité d’Erdogan dans le monde arabo-musulman ne faisant qu’accentuer le phénomène.
    «Il est temps que le drapeau de la Palestine soit hissé aux Nations unies», s’est ainsi exprimé le Premier ministre turc. Ce dernier a réitéré, lors d’une réunion de la Ligue arabe au Caire, son soutien à la reconnaissance par les Nations unies d’un Etat palestinien, attestant que cela n’était «pas une option mais une obligation». Il a également menacé de ne pas reprendre avec l’Etat hébreu des liens diplomatiques normaux, tant que ce dernier ne s’était pas excusé officiellement pour l’assassinat perpétré par un commando de Tsahal contre une flottille humanitaire turque, qui se dirigeait vers la bande de Gaza en 2010. C’est donc un tournant de l’histoire de la région qui se profile à l’avenir. La Turquie, principal allié d’Israël au niveau commercial et militaire, a les cartes en main pour tenter d’apporter un nouveau souffle aux relations israélo-palestiniennes. Chose que son homologue américain a, depuis toujours et en vain, tenté. Si le Conseil de sécurité entérine l’adhésion de la Palestine à l’ONU, la Turquie pourrait être le principal médiateur d’une accalmie entre les deux ennemis historiques. Dans un contexte d’instabilité dans les pays du «Printemps arabe», Ankara pourrait même contribuer au développement de ces derniers par un soutien économique et politique. Erdogan a donc tout à gagner dans cette région…

    Amine EL HASSOUNI

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