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    Les Cahiers de l'Émergence

    Plan d’urgence: L’université de Tanger y est presque

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Les objectifs en partie réalisés mais les fonds font défaut
    Des filières plus pointues et orientées selon les besoins de la Région
    Assurer l’employabilité et diminuer les pertes en cours de route

    Source: Université de Tanger

    C’est un bilan positif du Plan d’urgence 2009-2013 qui est dressé à l’Université Abdelmalek Essaadi. Et cela, même si au niveau financier, certains griefs ne manquent pas d’être relevés. En effet, si pour son président, Houdaifa Ameziane, l’université a pu réaliser en partie ses objectifs tracés dans le cadre du contrat signé avec les autorités de tutelle, la réduction budgétaire dont elle souffre lors de ce dernier exercice a provoqué «quelques déconvenues». Lors du lancement du programme d’urgence, le budget avait été multiplié par quatre, selon Ameziane. Mais depuis l’année dernière, les allocations budgétaires ont fondu comme neige au soleil. Déjà pour cette rentrée, le budget a été réduit de 40% passant de 150 à 90 millions de DH. «Nous essayons de colmater les brèches en recherchant des ressources alternatives», explique le président de l’Université Abdelmalek Essaadi. En effet, la coopération internationale et la formation continue permettent à l’université de multiplier les sources de financement. Ces deux rubriques participent à hauteur de 20% au budget total. En ce qui concerne les projets de coopération, l’Université Abdelmalek Essaadi semble être bien placée. En effet, elle est actuellement à la tête de 13 projets Tempus et Erasmus Mundus, des projets de coopération inter-universités. Pour cette année, Abdelmalek Essaadi devra piloter deux des trois projets Tempus octroyés au Maroc, preuve de son dynamisme dans ce domaine.
    Concernant plus particulièrement le bilan du Plan d’urgence, des avancées certaines ont été réalisées, indique le président de l’université. C’est le cas par exemple du volet pédagogique. Ainsi, le nombre de filières est passé en moins de deux ans de 120 à 175. La part des filières professionnalisantes, l’un des paris de la réforme universitaire, est passée de 50% à près de 70%, soit un doublement net du nombre de ces dernières. Même au niveau des effectifs, le nombre des nouveaux inscrits au sein de ces formations ne cesse de croître atteignant actuellement les 20%.
    Concernant les établissements à effectif régulé, le nombre d’étudiants de l’ENCG est passé de 180 à 250 et celui de l’Ensa a été doublé dans certaines filières.
    Par ailleurs, le choix des filières a lui aussi été revu. Ainsi les formations ont été aiguillées vers des secteurs plus pointus et adaptés aux réalités économiques de la Région. C’est le cas des filières de gestion des plateformes offshore, de l’ingénierie et de la mécatronique, ainsi que celles liées à la maintenance industrielle. Cette dernière serait fortement demandée par les entreprises.
    Pour l’université, il s’agit aussi d’augmenter la qualité de l’enseignement, mais aussi de réduire les pertes en cours de route. Selon les chiffres officiels, près d’un jeune sur deux échouerait lors de la première année à la faculté. La durée moyenne d’obtention de la licence serait actuellement de cinq ans au lieu de trois. Les raisons d’une telle situation sont liées, selon Ameziane, au manque d’accompagnement et d’orientation, ainsi que dans une certaine mesure, aux lacunes des bacheliers, surtout en matière de langues.
    L’université s’est donc attelée à la mise en place de cellules d’orientation et de conseil aussi bien au sein de ses établissements que dans les établissements scolaires en étroite collaboration avec l’Académie régionale d’éducation. En matière de langues, des mesures ont été prises en partenariat avec l’Institut français et l’Institut Cervantès. L’objectif est d’assurer une bonne formation, surtout en français et améliorer le rendu dans les autres matières. De même, des manuels en français ont été distribués aux étudiants à un prix symbolique. L’université s’est appuyée, comme le précise son président, sur les nouvelles technologies pour mettre en place 11 centres de ressources en langues distribués sur ses différents établissements. Ces centres seront opérationnels dès cette rentrée. Ils permettront l’enseignement des langues et un partage de l’information en temps réel. L’apprentissage se fait dans le cadre d’une formation personnelle auto-guidée encadrée par une équipe exclusivement dédiée à l’enseignement des langues.
    Reste l’épineux problème de l’employabilité. Si le taux de l’insertion dans le cadre des établissements à accès régulé comme l’ENCG ou l’Ensa reste très élevé et dépasse les 90%, il est par contre très faible en ce qui concerne les facultés, avec un taux ne dépassant pas les 10% après la première année à la recherche d’emploi. Déjà, il faut d’abord introduire des instruments fiables de mesure. L’Université Abdelmalek Essaadi a dans ce sens innové, selon son président, en mettant en place un portail internet dédié (www.khirij.uae.ma). Ce dernier permet de mettre en vis-à-vis lauréats et employeurs potentiels, tout en donnant la possibilité de relever quelques statistiques concernant l’employabilité. D’autre part, des filières professionnalisantes ont été introduites au 5e et 6e semestre des licences fondamentales, l’objectif étant de rendre ces filières plus attrayantes.

    Une faculté de médecine en projet

    L’université Abdelmalek Essaadi a en projet la création d’une faculté de médecine à Tanger. Ce projet qui vient d’être lancé devra permettre s’il est mené à terme de disposer d’un CHU et d’une faculté à l’image d’autres villes du pays. D’autre part, l’université compte lancer aussi une faculté dentaire à Tétouan ainsi qu’une école supérieure de technologie à Larache. Une deuxième école de commerce est elle aussi en projet, elle devra être située à Tétouan. En parallèle, l’université a mis en place un programme d’extension qui a intéressé divers établissements avec 4.500 places supplémentaires. En parallèle, un programme de rénovation a été mis en place pour mettre à jour les infrastructures existantes.

    Ali ABJIOU

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