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Les Cahiers de l'Émergence

«La demande existe, au secteur de gagner la confiance des parents»
Entretien avec Amine Bensaid, directeur général de Mundiapolis

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
La Turquie peut nous servir de benchmark pour développer le secteur
L’Etat devrait mettre les moyens et catalyser les relations public-privé

Amine Bensaid: «Notre conseil d’administration soutient les démarches que nous menons, et s’engage à accompagner financièrement le développement de Mundiapolis»

Amine Bensaid dirige Mundiapolis depuis trois mois. Pour promouvoir l’enseignement privé, dit-il, le modèle à suivre c’est la Turquie (encore elle). En 15 ans, ce pays a développé une offre d’enseignement privé performante et de qualité qui cohabite en bonne intelligence avec le public.

- L’Economiste: Il semble que la demande solvable pour le privé stagne, voire se réduit d’année en année. A quelles conditions peut-on la relancer et où voyez-vous le potentiel?

- Amine Bensaid: Honnêtement, je ne me fais pas du souci par rapport à cette question. Entre (i) la situation démographique actuelle, qui prévoit des nombres croissants de bacheliers, (ii) le taux de chômage élevé parmi les jeunes (entre 19 et 26 ans), et (iii) la forte demande pour une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, je suis confiant que la demande existe bien. Il nous incombe à nous d’avoir une intelligence par rapport à cette demande, de développer et dispenser des formations de qualité, et de gagner la confiance des parents et des étudiants.

- Avez-vous le sentiment que l’on atteindra l’objectif des 20% des effectifs du privé fixé par la Charte?
- Je l’espère bien. C’est un objectif important et ambitieux. Je pense qu’il est tout aussi important de s’assurer que la qualité sera au rendez-vous. A mon avis, l’Etat peut jouer un rôle capital, en se dotant des moyens nécessaires pour évaluer et réguler, en catalysant la collaboration entre l’enseignement supérieur privé et public, en laissant une marge de manœuvre confortable pour une différenciation basée sur la créativité et l’entrepreneuriat de chaque université, et en facilitant (et en rendant plus attrayant) l’investissement dans un enseignement supérieur de qualité avec des incitations pour qu’il soit à but non-lucratif. Je peux vous assurer que la qualité dans l’enseignement supérieur requiert des moyens conséquents, aussi bien pour les infrastructures et les équipements que pour les talents (les hommes et les femmes avec les compétences nécessaires pour assurer un enseignement de qualité, un bon management et une bonne gouvernance). Mais je peux également vous assurer que c’est un métier extrêmement passionnant, et que le potentiel est énorme! Ce que la Turquie a pu réussir en l’espace de 10-15 ans pour son enseignement supérieur privé nous offre un bon démonstrateur. Je reste convaincu que nous avons, au Maroc, une fenêtre d’opportunité pour mettre en place un système encore plus performant que celui en Turquie, un système adapté à notre situation et empruntant les meilleures pratiques internationales

- Qu’a-t-il manqué à Mundiapolis pour être admise à la qualification des universités privées en juillet dernier?

- J’aimerais vous rassurer que Mundiapolis s’inscrit parfaitement dans le processus d’application du décret d’octobre 2010, relatif à l’«université privée» et «faculté privée». Mundiapolis a bien reçu les autorisations officielles du ministère nécessaires pour ses filières de formation. Pour l’accréditation de filières, le processus est en bonne voie pour Mundiapolis, et le travail des experts du ministère sera achevé dans les jours qui viennent. Quant au campus, le ministère a autorisé Mundiapolis à inscrire/servir jusqu’à 2.750 étudiants, sur la base des infrastructures du campus déjà en place. Nous nous félicitons de cette distinction, qui nous conforte au moment où nous envisageons un développement dynamique de notre institution. Maintenant, quand vous faites référence à la dénomination «Université», je tiens à amener quelques précisions sur ce dossier, qui avance bien pour Mundiapolis. Nous avons eu une coordination étroite avec le ministère sur les quelques semaines passées. Tout en nous exprimant sa satisfaction par rapport au modèle pédagogique que nous avons proposé, le ministère nous a demandé d’effectuer quelques ajustements par rapport à la forme que Mundiapolis a retenue pour réunir les établissements (Polyfinance, Imade et Emiae) qui ont historiquement constitué le groupe. L’aboutissement de ce processus est prévu pour cette fin septembre.

- A quels ajustements comptez-vous procéder pour tenir compte de la situation financière de votre établissement?
- Bien sûr, vous évoquez là une autre question importante. J’ai vu l’article auquel vous faites référence, et qui a paru au moment où le conseil d’administration de Mundiapolis étudiait les ajustements opportuns au vu de la nouvelle dynamique et des nouvelles opportunités dans le secteur de l’enseignement supérieur privé marocain, et où on finalisait la meilleure manière d’aborder une phase de développement ambitieux de l’institution. J’ai le plaisir de vous rassurer aujourd’hui que notre conseil d’administration soutient les démarches que nous menons, et s’engage à accompagner financièrement le développement de Mundiapolis, pour qu’elle garantisse de très bonnes formations, qu’elle assure qualité de services à ses étudiants, qu’elle contribue à la recherche et qu’elle joue un rôle actif dans le processus national en cours pour hausser le niveau de l’enseignement supérieur au Maroc.
En ce qui concerne des changements éventuels, je suis en ce moment en mode d’écoute, d’observation et d’analyse. C’est une première étape qui sera suivie d’un exercice de planification stratégique, que nous voulons hautement participatif. Nous l’entamerons dès que mes collègues à Mundiapolis (que je salue au passage) auront bouclé la rentrée académique en cours.

Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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